L’ego. Le récit. La famille. La surpopulation ?
Attention cette page expose des idées potentiellement remuantes.
Lecture déconseillée à toute personne traversant une dépression.

L’EGO

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Ci après : mise à jour avril 2026

L’identité, les limites, la destruction
L’identité, les limites, la destruction

Pour bâtir notre #identité terrestre, individualisée, nous érigeons des barrières (peau, système immunitaire…)
Pour bâtir des nations nous érigeons des douanes, des armées, des tribunaux…

Ces barrières emprisonnent et tuent. Nous devons notre vie à la mort du non-moi.
Vivre est grisant. Mais y a-t-il un moyen de vivre sans tuer ?

La réponse à cette question fait appel à là où nous en sommes de la conscience de nous-mêmes et de la vie. Notre conscience évolue au cours de notre voyage terrestre.
La réponse vivante à cette question ne semble pas pouvoir être figée.
La réponse à cette question, ou plutôt la manière de la poser, peut s’observer depuis différents points de vue.

Lorsque nous sommes mécontents de notre vie, nous avons l’habitude culturelle d’en tenir responsable les étrangers et les microbes, de par le raisonnement simpliste suivant :
nous vivons grâce à notre peau et grâce à nos frontières.

Notre mécontentement est culturellement associé au droit de tuer.
Mais ce que le chapitre mécontentement montre, est le constat que notre mécontentement nous tue en tout premier lieu.

Ce que nous propose le cinéma, les BD, les mythes patriotiques… sont des super héros qui vainquent le mal et nous protègent.
Ce faisant, culturellement, on acquière notre contentement sans tuer nous-mêmes, simplement en se contentant de l’exploit guerrier d’autrui (personnage fictif ou historique).
Nous verrons au chapitre orgueil (page suivante), que culturellement, nous masquons nos déceptions par une illusion d’ego surdimensionné.
Par ces deux stratagèmes, nous évitons de rechercher le moyen de jouir sans détruire. Nous repoussons ainsi le défi existentiel de trouver une existence pacifique et nous raccrochons aux mythes séparateurs et aux mythes prosélytes du clan d’appartenance concurrent des autres clans humains.

Nos plis culturels nous amènent à détruire le biotope (la vie sur Terre) par habitude de détruire ce qui ne nous a pas procuré la jouissance suprême. Ensuite nous créons le scientisme : une adoration irrationnelle envers la technologie, la croyance implicite qu’en étant en sympathie avec les robots, nous serons libérés de notre condition humaine biologique naturelle.

La course à l’héroïsme et à l’image parfaite de nous-mêmes nous pousse à haïr les échecs et nous-mêmes.
Notre sentiment identitaire désagréable nous amène à créer (ou à accorder trop d’importance à)
° le non-partage,
° le vol et le crime (irrespect du non-nous)
° les tribunaux et les force armées (vengeance du vol et du crime + légalisation des violences qui arrangent le concept de nation).
° les légendes et le cinéma pour jouir par procuration,
° les pensées négatives, puis celles positives pour pas mourir des premières.
° la négligence du non-nous puis la volonté de tout régenter (pour pas sombrer avec l’énergie de négligence).

Ici, maintenant, respirons.

Qui sommes-nous vraiment ?

ego et comptabilisation

#Ego et comptabilisation

J’ai identifié la comptabilisation permanente comme l’une des causes de nos problèmes planétaires graves.

Et, sans pouvoir dire qui en est la cause ou la conséquence -probablement les deux à la fois-, la comptabilisation renforce l’ego, et l’ego permet cette comptabilisation.
Chaque cadeau, chaque coup bas, chaque euros, chaque monnaie locale comptés… ne forment pas seulement l’illusion d’un capital acquis : ils brident l’étendue de la conscience en nous ramenant constamment à une image étriquée de nous-mêmes : une image dans laquelle nous sommes un individu autonome entouré d’une frontière individuelle à partir de laquelle on mesure ce qui y pénètre ou en sort.
Une importance démesurée est accordée à l’acte sexuel, en tant que jeu autour de cette frontière.

Soi et abandon de soi

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Soi et abandon de soi

Pour certains, observer notre vie avec détachement est une étape. Une étape utile pour sortir d’une brutale identification à nos émotions, à nos réflexes post traumatiques etc.
Mais est-ce que créer cet observateur est à nouveau une identification dont il faudra se défaire ?

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Il est commun à diverses traditions religieuses et même profanes de présenter le parcours humain réussi comme un abandon progressif de l’attachement au soi, à l’ego, au profit de quelque chose de plus grand. Qu’il s’agisse du Soi dans certaines gnoses, d’un/de Dieu dans les religions (Dieu ou autre nom), d’un chef dans une vision profane, ou d’une technologie dans une vision scientiste…

Il est probable qu’il y a toujours un bénéfice à transcender l’égocentrisme étroit résultant d’une absence d’ouverture d’esprit et de cœur. Mais il semble que s’ouvrir à n’importe quoi, ou s’abandonner en n’importe quelle circonstance, est une expérience insatisfaisante si on en reste là. Témoignage :

Croire que l’école, le collège, le lycée… m’instruisaient, m’aidaient à chasser l’ignorance pour devenir un adulte rationnel responsable -comme un prof disait-, m’a apporté beaucoup, merci… mais ces institutions ne m’ont apporté aucune transcendance : plutôt une régression spirituelle.

Croire en ce que racontaient les bénévoles du catéchisme, les prêtres et les moines, m’a d’un côté permis de comprendre que l’univers rationnel était une illusion, merci ; mais d’un autre côté a apporté des visions du monde néfastes à ma santé -notamment de par leur teneur en culpabilité stérile, et peurs diverses.

Croire en ce que les médias officiels et officieux racontent conduit des milliards de personnes sur la planète à élire des représentants politiques absolument pas sages, ou à désirer les renverser par des oppositions pas nécessairement meilleures.
Croire que s’abandonner au travail dans une telle société est un acte nécessairement valable, amène souvent à rejoindre un productivisme anti écologique,
croire qu’apprendre à chanter serait trop difficile et que ce serait mieux de me taire et de me limiter à écouter la musique à la radio…

Je pourrais aussi aller chercher le harcèlement scolaire, la maltraitance de mon grand père, l’abandon de mon père, la violence policière, la violence économique, la culpabilisation des dogmes religieux, les théories matricielles, ou quoi que ce soit qui semble expliquer pourquoi je me suis senti suffisamment piétiné pour renoncer à une vie épanouie et à ma quête intérieure. Mais cela ne me mènerait probablement qu’à m’éloigner une fois de plus de mon centre existentiel.

Je pourrais lister toutes les institutions, sauveurs, et faux sauveteurs divers qui incitent à croire en leurs discours et qui rendent spirituellement et planétairement malades plus qu’ils n’aident.
Mais ce serait passer à côté de l’essentiel : ce qui est à notre portée ici et maintenant.

Quels que soient les prétextes que m’ont fournies toutes les idéologies rances qui peuplent les discours un peu partout en France (ou ailleurs probablement), là où ma santé a chuté, là où j’ai été un consommateur polluant, là où je n’ai trouvé que le désert spirituel… c’est avant tout dans l’acte de m’abandonner moi-même, de renoncer, de faire semblant.
Ce n’est pas une auto accusation : j’ai fait de mon mieux, comme toujours, à partir de ce dont je disposais (en moi ou autour).
Tout n’est pas dommageable. Par exemple, en oubliant le vrai moi, j’ai aussi mis de côté mon moi narcissique.
Je peux voir mon parcours comme une étape.
Je ne me suis jamais abandonné totalement : J’ai toujours cherché des alternatives au suicide dans mes pires moments de déprime.
Et je ne juge pas ceux ou celles qui ont mis fin à leur jour.

Plus d’exemples personnels

Ces subtils abandons de moi, ce sont par exemple ces moments où je me suis dit :
je n’ai rien de spécial à faire je vais allumer la télé ; ou
je suis fatigué, je m’assois et regarde une série ; ou
la vie est dure je mange une pâtisserie ; ou
cet interlocuteur est bouché, jamais je n’arriverai à me faire comprendre ; ou
je suis mieux dans ce travail que je déteste qu’à affronter pôle emploi une nouvelle fois pendant que je me forme à un métier vraiment désiré ; ou
puisqu’il y a un Dieu au dessus de tout cela, peu importe ce que je crois ou fais ; ou
puisqu’aucun Dieu ne me répond, je n’ai qu’à mener une vie consumériste confortable…
la liste pourrait être très longue.
Ce qu’il y a à comprendre ici, n’est pas que regarder la télé, une série, travailler, croire en une puissance supérieure… soient des mauvaises choses dans l’absolu.
Ici je fais le constat du mécanisme d’abandon de ma foi en ma vie, un mécanisme discret dans ma psyché.

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J’ai beaucoup observé mes mécanismes de fuite. Deux temporalités :
un court et moyen terme dans lequel chaque abandon a un impact délétère perceptible (consommation de sucre, attitude passive dépressive, régression physiologique…) ;
une long terme qui me permet aujourd’hui d’écrire cet article et d’avoir une vision plus large, parce que tous les échecs subis m’ont conduit à une telle souffrance que j’ai du changer.

Sans ce chemin, je serais peut-être prisonnier de mon ego dans sa forme la plus étriquée, ne comprenant de la vie que ce qu’on aurait bien voulu m’en faire croire.

(Réflexions inachevées sur le « nous »)

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(Réflexions inachevées sur le « nous »)

je = ego ?
nous = somme d’égos ?
nous = la communauté de toutes les cellules conscientes dans mon corps ?
nous = corps + conscience ?
Quid de la conscience des entités externe en soi (virus, flore commensale…) ?
Qui est le narrateur capable d’envisager sa connexion au divin : ego spirituel ou réelle communauté de conscience ?

extraits d’autres auteurs

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Extraits d’autres auteurs

«Il n’y a aucune possibilité, d’aucune sorte, de faire un acte non égoïste. Cherchez, vous n’y arriverez jamais. Et c’est là où, brusquement, l’enseignement de Swâmidji m’a sauvé.
J’ai compris tout d’un coup ce que j’ai dit aujourd’hui. Il faut entendre les mêmes choses vingt fois pour les entendre enfin pour la première fois. Mais bien sûr, pourquoi chercher à échapper à mon égoïsme?
Je ne peux pas, je n’y échapperai jamais, jusqu’au bout j’irai mendier la sagesse: « ma » sagesse, « ma » libération. Et il s’est opéré un lâcher-prise intérieur, une acceptation de cette vérité. Eh bien oui, je suis égocentré, mais il y a un chemin de libération qui consiste à considérer l’univers entier sans exception comme moi-même.
Alors le sens de la séparation peut tomber, le sens de l’égo individualisé s’effacer. Une certaine forme de conscience se volatilise avec la découverte de l’unité ou de la non-dualité. Et je me suis appuyé sur cette phrase de Swâmidji:
« Le Sage n’agit que pour lui, ne fait rien que pour lui et ne s’intéresse qu’à lui, mais TOUT EST LUI, il n’y a plus de séparation, rien ne lui est étranger, tout fait partie de son monde, tout ». Cette affirmation ne doit pas rester de vaines paroles.»
Arnaud Desjardins dans « La voie du coeur »

La création de l’ego (réflexions inabouties)
La création de l’ego (réflexions inabouties)

Quel est le rôle de l’entourage éducatif dans la création de l’ego ?
Quel incidence a l’attention portée par les parents qui personnifient souvent énormément l’être qui est issu de leur corps ?
Quelle incidence de focaliser l’attention sur l’enfant parfois en contradiction avec la négligence sur sa propre vie ?
Quelle incidence des politiques et dogmes familiaux qui incitent à centrer toute la considération pour une cellule familiale au prix parfois de n’avoir plus aucune empathie pour le reste du monde ?

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Le récit / le narratif culturel (première partie)
Le récit / le narratif culturel
Le récit / le narratif culturel (deuxième partie)
Le récit / le narratif culturel (troisième partie)
Le récit / le narratif culturel (quatrième partie)