M à j : 18 mai 2026
Des #utopies pour la paix ?
Du conte à l’utopie
Les histoires, contées dans des livres ou dans des films, sont un moyen d’éprouver des sensations proches de celles de notre vie, ludiquement, au travers de quelques éléments narratifs de personnages imaginés.
On s’identifie facilement aux comportements qu’on approuve, on aime se sentir différent des personnages que l’on désapprouve.
De par cette identification, le conte (ou la série télé) nous permet de nous imaginer vainqueurs de la dystopie, capables de vivre une utopie (sauf dans le cas de scenarii qui évoluent vers un chaos inextricable).
Les contes sont adaptés à des moments de notre vie. A d’autres, nous choisissons d’arrêter de nous raconter des histoires, et empoignons notre vie.
L’utopie est parfois un projet de société idéalisée.
L’utopie peut nous aider à organiser notre vie en fonction d’un but vertueux, mais elle peut aussi nous obnubiler au point de perdre de vue la réalité.
(Cela est vrai aussi pour les fake news, les théories spirituelles, et bon nombre de présupposés culturels).
Mais le plus souvent, ce qui relève de l’utopie, sont des projets de vies, des objectifs plus modestes, à court ou moyen terme :
Par exemple la foi que le programme électoral qu’on soutient va tout améliorer, le rêve de longues vacances, un crédit sur vingt ans…
Nos projets sont un peu comme des utopies que nous entretenons avec nous-mêmes (sans les raccrocher à aucune idéologie ni mouvement social). De ce fait, notre fonctionnement très utopique passe souvent inaperçu.
NB. On peut à la fois être balsé.e, se dire qu’on n’attend rien de la vie, et plus profondément, en même temps, être dans l’attente de la réalisation d’une grande quantité d’utopies personnelles ou sociétales.
Par exemple, se dire qu’on se fiche de l’amour mais rêver plus ou moins secrètement que de rencontrer le grand amour.
Ou se dire que les politiciens sont tous les mêmes, mais espérer un sauveur.
Parmi les utopies sociétales à moyen terme, qui peuvent beaucoup impacter la vie de tout le monde, il y a les programmes politiques.
(Sans nier qu’il y a d’autres pouvoirs à l’œuvre que le pouvoir régalien : influences économiques, occultes, médiatiques, subtiles…)
- Soutenir, voter, ou cocréer un programme politique ?
Connaissons-nous v r a i m e n t notre prochain (ses aptitudes, aspirations, et besoins réels) ?
Cette question était une invitation à mesurer notre lucidité vis à vis de la réalité et de la diversité des besoins humains −avant même de parler de notre capacité à y répondre.
Si nous nous basons sur une représentation erronée de ce qu’est l’être humain et ses besoins profonds : quel genre d’utopie (ou de simple programme) allons nous créer ?
Probablement une dystopie (éventuellement pétrie de « bonnes » intentions).
L’utopie d’un enfant de 4 ans sera peut-être une ville avec des voitures partout, car il aime jouer aux petites autos.
L’utopie d’un.e ado en manque d’estime de soi sera peut-être une ville avec des concerts gratuits de stars (de la pop)…
L’utopie est souvent le rêve d’abondance de quelque chose que l’on espère nous combler de bonheur… donc en l’état actuel de notre assujettissement à nos pulsions de désirs, je ne crois pas que nous soyons en mesure de fonder de sains projets de société. Mais nous pourrons évoluer (à notre rythme).
Les utopies simplistes
En termes de lois, peut-être faudrait-il des plans complexes et holistiques pour nous sortir du marasme médiatique humain dogmatique scientiste guerrier et environnemental.
Mais parfois, des lois simples peuvent obtenir une adhésion rapide et avoir une efficacité rapide.
Par exemple, suggestion que la garantie légale de tout objet ou logiciel acheté passe de un à dix ans. Je sais que ça ne réglerait que peu de problèmes environnementaux, mais ça diminuerait considérablement le gaspillage en cours depuis des décennies.
La dystopie de la décapitation
Je garde mes distances avec les idéologies consistant à croire qu’il y a un coupable précis, et que tout irait mieux sans lui.
Un coupable est souvent « l’arbre qui cache la forêt » (ou encore, celui « qui s’est fait prendre la main dans le sac »).
Croire qu’une poignée de méchants serait responsable de tous nos maux (et mériterait d’être éliminée), est une pensée complémentaire à la croyance qu’un sauveur arrangerait tout (ou que tout irait bien si nous étions tous de la même religion, ou dans tel pays providence, ou avec tel leader, ou avec tel produit miracle…).
Non seulement c’est généralement des pensées fausses : il n’y a pas un méchant qui seul sème le chaos, mais en plus, les personnes adeptes de ce genre de raisonnement font froid dans le dos. A certaines époques elles brûlaient des femmes en prétendant que c’étaient des sorcières. De nos jours, dans certains réseaux idéologiques, c’est pas mieux.
Il me semble important que plusieurs manières d’organiser la société puissent coexister, donc qu’aucune tendance sociétale ne détruise toutes les autres. Par exemple, dans une ville ayant plusieurs jardins publics, l’un pourrait être naturiste, un autre habillé, un autre dédié à certaines activités… Ce serait déjà un petit progrès face aux systèmes qui tentent, les uns après les autres, d’ériger un #modèle normatif unique.
Dans le cas des jardins publics, ils sont tous assujettis aux lois pudiques et si on passer un peu de temps nu pour profiter du soleil les pieds sur l’herbe, et qu’on n’a pas son propre espace jardin clôturé ou pas les moyens de partir en vacances… on est tout simplement privé par la société et ses lois coercitives qui ne tiennent pas compte des besoins diversifiés.
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Évitons les mesures violentes, car à un même moment, une « bonne idée » est émancipatrice pour les uns, et rétrograde pour les autres.
Par exemple, bien que nous ayons collectivement besoin de nous reconnecter à la nature, il serait insensé de créer un jardin d’exactement 1000 m2 pour chaque humain. Ce serait insuffisant vis‑à‑vis des besoins des uns d’une vie sauvage (sans clôtures, au contact d’une vie animale libre) ; tandis que pour d’autres, il y a seulement l’envie de diminuer la pollution quotidienne (enlever les antennes émettrices d’ondes néfastes, remplacer certaines voiries par des potagers, repenser les transports collectifs…).
En outre, cela ne répondrait pas au besoin évident de recréer des communs, de la solidarité, du relationnel de qualité (délaisser l’isolement consumériste).
Il y a besoin d’architectes et de décideurs à la fois visionnaires et à la fois à l’écoute (pour ne pas imposer leur dystopie à tous).
Conservons nos idé-hauts, continuons d’agir à notre niveau. Cheminons vers la paix, en paix et avec équité.
Le but crée une motivation pour avancer, mais l’obsession du but nous prive de tirer plaisir et sagesse du chemin. Il en va de même lorsque l’on croit le but de notre vie déjà atteint.
Si nous rêvons d’un monde généreux, c’est en nous confrontant à de nombreuses situations −nous amenant à faire un choix à propos du partage, que nous mesurerons à quel point notre générosité est concrète ou virtuelle.
Il n’y a pas de lieu paradisiaque dans lequel la générosité existerait par magie, sans que chaque membre ait cheminé jusqu’à l’incarner vraiment.
Le cheminement nous procure l’opportunité de nous forger le caractère, d’affiner nos sens perceptifs et notre réflexion, donc de concrétiser quelque chose (au lieu de rêver du jour utopique où un vœu s’exaucera).
La vie est mouvement
Une utopie enviable ne me semble pas être un lieu, un fonctionnement établi et une date à atteindre, mais une attitude, un processus évolutif, qui peut (re)commencer ici et maintenant. Les idéaux, ou parfois seulement le lieux de vacances (ou de vie) dont nous rêvons, sont souvent juste une attitude à cultiver en nous, pour atteindre la béatitude recherchée, percevoir notre entourage sous un nouveau jour, lui découvrir de nouveaux potentiels.
Plutôt que de mener une vie absurde la majorité du temps, et de nous en évader en vacances dans un site naturel (ou avec des paradis artificiels) : comment pourrions-nous rester connectés avec notre NATURE profonde, notre sagesse, toute l’année, où que nous soyons ?
Une bonne nouvelle est que tout ce que nous avons déjà commencé à faire de sain et de juste, a renforcé notre capacité personnelle et collective à imaginer puis incarner des formes de sociétés humaines soutenables.
Un utopiste contemporain
Une vidéo qui peut être lue de plusieurs manières : selon le point de vue du narrateur, selon le point de vue du risque pour la santé à écouter ce narrateur. Et si la vérité était ni chez lui, ni chez ses détracteurs ; s’il y avait des clefs de santé valables pour les uns, pas pour les autres ?
Quoi qu’il en soit, le message est porteur, utile, car il est l’inverse du défaitisme dont les médias de masse nous bombardent et qui sert à promouvoir des lobbies divers et variés.
video RGNR Thierry Casas Nova « le jeûne intermittent augmente de 91%… »