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Coopérer : apprendre à aimer .2. Le but de l’action

Un but est vaste, parfois absolu (moral, multi thématique, holistique). Un objectif est une étape dans ce but.

Avoir un objectif à atteindre peut procurer un masque de sérénité : une fois les choix établis, on connaît la direction à suivre.
Mais savoir accepter ce qui se présente, sans attentes, est aussi un moyen de ressentir de la sérénité.


En agissant, puis en constatant les résultats obtenus et les amitiés tissées, on se rend compte de ce que l’on a vraiment accompli, du but concrètement poursuivi (il peut différer de celui consciemment désiré au départ).
L’action, même si elle échoue, aura au moins eu le mérite d’avoir offert un terrain d’apprentissage.
D’où l’intérêt d’y aller étapes par étapes et dès aujourd’hui (pour ne pas passer d’une vie routinière égocentrée à un enrôlement soudain, corps et âme, jour et nuit, pour une cause idéalisée à tort).


Des personnes très régies par leur mental élaboreront-elles des objectifs abstraits et une structure d’une complexité inouïe ;
des personnes très émues voudront-elles venir en aide aux personnes en proie au même problème qu’elles ont rencontré ?
Des personnes continuellement portées par les synchronicités et les surprises de la vie vont-elles rester en dehors de tout projet formel ?


Nous aidons-nous nous-mêmes ;
désirons-nous et réalisons-nous ce qui est juste, au vu de nos besoins réels (tendresse, nourriture saine, respiration libre, activité physique adaptée, enthousiasme, harmonie, amour, sagesse, lâcher-prise d’avec l’obsession de se conformer, engagement dans une voie, coopération, jeux, contemplation, repos…) ?

Les moyens découlent du but : lorsque tous les membres d’un groupe sont d’accord sur une destination, ils sont souvent d’accord sur la direction à emprunter.
Lorsqu’ils ne sont pas d’accord sur les moyens à mettre en œuvre, c’est souvent à cause d’un désaccord de fond, évident ou caché, ou ignoré (si l’on ne prend pas le temps de se connaître vraiment, dans un groupe).





Il est communément admis que le morcellement d’un peuple peut servir un pouvoir abusif. Mais une union insensée ne crée pas non plus la force et la liberté.


Co‑créons des solutions qui ne génèrent pas davantage de problèmes qu’elles ne tentent d’en solutionner.

Le fait d’être convaincu.e qu’un but est juste ne prouve pas qu’il le soit, car on a une grande capacité à s’illusionner, et à s’entêter.

Le choix des buts et des moyens est en rapport avec la complexité de nos intentions.

Par exemple, pour atteindre une autonomie énergétique (en chauffage), on peut :

> aider chacun.e à acquérir davantage d’appareils, ou
> favoriser une santé nous rendant adaptables à toutes les saisons, ou

> créer un nomadisme climatique (qui sera facilité lorsqu’on atteindra une culture planétaire d’amour inconditionnel).


Les projets qui divisent ne peuvent relier qu’une partie des gens (l’autre partie étant exclue).

Tout état d’esprit procure un ressenti, une dynamique, et fédère souvent des personnes supportant ou ayant une énergie similaire (ou complémentaire).

Il est probable qu’un esprit contestataire permanent attire des critiques permanentes, en interne ou provenant de personnes extérieures ;

qu’un projet qui étouffe toute contestation attire les artisans d’une paix illusoire ;

qu’un projet qui accepte l’existence des difficultés, puis tente de les transcender, attire des gens disposés à évoluer.

Tous nos vœux de « redresser un tort » ne s’inscrivent-ils pas dans une logique de domination
(consciente ou non) ?

Pour ou contre ?

Si nous avons orienté le but « contre », c’est souvent que nous avons une difficulté à affirmer une intention positive consensuelle. Exemples :

Militer
contre…
Peut cacher une difficulté à…
le
gaspillage
réussir à vivre heureux dans une démarche de respect du biotope
la haineaimer le genre humain (à commencer par soi-même et par pardonner à nos anciens « bourreaux »
la
corruption
// ou // la
réduction
des aides sociales
rémunérer équitablement des personnes pouvant s’impliquer différemment dans le travail, notamment celles moins qualifiées que nous
la financedonner et recevoir des dons (des vrais, pas du troc nommé don contre don).
l’industriali-sation
outrancière
savourer la liberté et la coopération dans une implication artisanale
le
conformisme
aimer le cadeau derrière nos propres parts d’ombre
Les régimes
autoritaires
Éduquer massivement à l’auto responsabilisation, à l’éveil d’une conscience holistique personnelle et collective

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