Les ressentis transgenre et cisgenre
Mise à jour juin 2026
(Les définitions des termes sont ici).
Une personne transgenre a souvent différents choix de vie énumérée plus loin.
Le « bon choix » est celui qui rend heureux-euse la personne concernée (et non pas celui qui ferait plaisir aux parents, aux prêtres, aux voisins, aux idéaux de facs de socio sur le genre, ni ce qui rendrait populaire sur les réseaux sociaux…).
Mais lorsqu’on est en proie à une souffrance psychique, est-on prompt-e à trouver ce qui nous rendra heureux-euse, ou à sauter sur la solution que l’on nous propose (à tenter une option qui a été bonne pour quelqu’un d’autre; Mais sera-t-elle satisfaisante pour nous ?).
Indépendamment de la question de genre, a-t-on grandi dans une culture qui sait ce qu’est être heureux (ou qui confond cela avec posséder… une voiture ou un corps de rêve) ;
a-t-on commencé à philosopher et à comprendre notre propre existence avant de conclure « qui nous sommes » ?
A-t-on besoin d’une identité de genre ? Ou juste d’une identité humaine et d’un ressenti qui n’a pas nécessité à être étiqueté ?
Voici les options courantes se présentant à une personne transgenre :
1 Ne pas faire de transition (ni sociale, ni médicale a fortiori) : apprendre à accepter notre ressenti existentiel,
et s’intégrer dans les normes sociales comme elles sont, en cherchant à les faire évoluer (ou pas).
Avec le risque de ne jamais se faire genrer correctement, et donc d’un relationnel décevant, d’un épanouissement très compliqué.
2 Faire une transition sociale : expliciter notre genre (il, elle, iel), s’habiller en conformité culturelle avec,
demander une mise à jour de notre prénom dans la liste d’appel en classe ou demander d’être correctement appelé au travail, en famille…
Cela se subdivise en :
se contenter d’une expression de genre vestimentaire et d’une transition sociale.
Par exemple, dire « je m’appelle Julie » tout en arborant barbe et cheveux très courts.
Mais avoir une expression de genre hors norme fait courir certains risques sociaux, selon notre environnement humain plus ou moins tendre avec les gens qu’il juge « différents ».
ou
rajouter une transition médicale (le contrôle ultime de l’expression de genre).
Cette transition médicale peut comporter divers volets, et les parcours sont multiples. Par exemple transition hormonale mais pas d’opération sur le sexe. Prise hormonale ET opération sur le sexe. Opérations autres diverses…
Ces transitions médicales ne sont pas anodines, et j’aborde plus loin les questions sanitaires, économiques et éthiques qu’elles soulèvent.
ou
sortir des représentations genrées culturelles, pour être soi-même (avec une intention de lutte contre les normes, ou sans intention de lutte, mais sans se soumettre aux normes de genre).
Mais avoir une expression de genre hors norme fait courir certains risques sociaux, selon notre environnement humain plus ou moins tendre avec les gens qu’il juge « différents ».
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Que l’on soit cisgenre ou transgenre, on est devant les choix suivant :
surjouer un rôle binaire ou être simplement au plus spontané possible.
Les personnes cisgenres (notamment les adolescent.e.s) ont également des options genrées devant elles et eux :
Adopter une expression de genre conformiste. Par exemple :
femme maquillée…
homme protecteur…
Avantage : s’intégrer dans certains groupes de pairs.
Mais jouer un rôle qui n’est pas le sien fait courir le risque de passer à côté de sa propre vie. Voire d’être rabat-joie pour notre entourage.
Par exemple, un homme surjouant la virilité, au point que ce soit toxique, peut-il accéder à l’amour romantique ?
Cet amour exige une certaine vulnérabilité pour pouvoir se ressentir.
Et la virilité toxique conduit assez souvent à se comporter en agresseur -engendrant une escalade de la violence. cf. les travaux de Lucile Peytavin.
ou
sortir des représentations genrées culturelles, pour être soi-même (avec une intention de lutte contre les normes, ou sans intention de lutte, mais sans se soumettre aux normes de genre).
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Pour info : on ne change pas d’organe génital. Une opération consiste à transformer celui existant.
Il s’agit de chirurgie esthétique et d’une chirurgie fonctionnelle uniquement destinée au plaisir :
on ne crée pas d’organes reproducteurs.
Par exemple, un homme trans est une personne se sentant un homme.
Un homme trans peut être enceint seulement s’il n’a pas touché à ses organes reproducteurs, s’il est né fille, biologiquement parlant.
Une femme trans (une personne se sentant femme) née dans un corps de garçon (biologiquement parlant), à l’inverse, ne peut pas se faire créer un utérus et donc ne peut pas tomber enceinte. Mais elle peut être donneuse de sperme, si elle a préservé son appareil génital natal.
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Dans un parcours de transition, se rajoutent parfois des complications juridiques -non abordées ici-.
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NB. Ne pas confondre l’identité de genre avec le travestissement :
se travestir signifie se déguiser (sans nécessairement se ressentir du genre dont on a pris les apparats sociétaux).