M à jour : mai 2026

La cohérence

La cohérence, dans notre vie, pourrait être la capacité à coordonner ce que nous sommes, ressentons, exprimons, dans une même direction ou intention.
Cela pourrait nécessiter un entraînement à l’écoute subtile de nous-mêmes, étant donné que de nombreux vœux, ressentis, conditionnements habituels, besoins… ne sont pas conscients.

La cohérence est un maintien dans la durée, d’un même but, en réunissant harmonieusement des éléments différents, en évitant les positionnements contradictoires. C’est la volonté de se mettre en processus de résolution des paradoxes*. C’est la capacité à rassembler harmonieusement, plutôt qu’à déconstruire à cause de tiraillements dans des directions opposées.

*Les paradoxes non résolus nous invitent à continuer de réfléchir, à éviter de croire avoir trouvé la solution permanente.

La cohérence est un atout tant qu’elle n’empêche pas la résilience, l’adaptation aux imprévus… C’est-à-dire que la cohérence n’est pas l’entêtement, le masochisme, ni l’immobilisme ; elle est un processus dans une intention appuyée.

Pour rappel, la cohérence ‑au niveau du corps‑ est nécessaire à la vie : il faut notamment que tous les organes travaillent de concert, pour qu’une personne soit en bonne santé.

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Exemples d’intentions cohérentes :
Exemples d’intentions cohérentes :

> apprendre à connaître les principes de la vie, tenter de les aimer :
cohérence avec le fait d’être en vie, et que la vie (au moins une partie) repose sur l’amour.
Un exemple concret : se nourrir en collaboration avec un.e paysan.ne respectueuse de la vie des sols (sans intrants chimiques tuant les sols).

> militer contre le nucléaire, et produire ou acheter notre électricité à un fournisseur d’énergie non nucléaire, diminuer notre consommation.

> agir contre la baisse du pouvoir d’achat et la détérioration des droits sociaux, en cessant d’acheter des produits fabriqués par des ouvriers sous-payés et quasi‑esclaves.

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Quand je me sens vrai, me sens être, j’agis spontanément, sans excès.
Quand je veux faire beaucoup, ou que je fais trop,
c’est parce que je crains que je ne sois pas vrai, ou pas assez cohérent pour être simplement légitimement moi-même…

Tient, justement… la société industrielle est une machinerie à produire beaucoup…

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La cohérence dans nos engagements collectifs :
La cohérence dans nos engagements collectifs :

Pour faciliter la concertation associative, avec des personnes aux attentes différentes, notre propre cohérence peut nous y aider :
> Avoir conscience de tous les désirs contradictoires qu’il a fallu harmoniser en nous-mêmes pour arriver à agir personnellement,
comprendre ou ressentir comment on satisfait nos besoins vitaux de nature différente (spirituelle, psychique, affective, corporelle). Cela pour que le collectif puisse en faire de même, ou du moins correspondre au mieux à qui nous sommes.

> Harmoniser notre part féminine et masculine nous aide probablement à cocréer une association dans laquelle chacun et chacune a une place respectée.

> Incarner nos valeurs est davantage pédagogique que de montrer ponctuellement l’exemple, ou qu’un discours déconnecté de la réalité.

> reconnaître tous les aspects de qui nous sommes nous donnera une chance de reconnaître la diversité des humains et donc de créer une paix qui n’oublie personne.

> Arrêter de nous prétendre hors du système nous rendra davantage crédible, étant donné qu’on est dedans (des qu’on paye une TVA, qu’on vend un service, ou même qu’on fait du stop −donc qu’utilise une voiture -fut-elle payée et assumée par autrui…).

> Ne pas faire d’achat de produits douteux (cultivés ou produits de manière polluante, ou grâce à l’exploitation humaine quelque part sur la planète) est cohérent dans une association « anti système » en faveur du vivant.
Acheter des biscuits industriels pour les événements est incohérent.
NB. Évidemment, on achète, produit, ou récupère, ce que l’on peut : parfois il faut s’adapter à un contexte qui n’est pas celui de notre utopie. Mais dans une perspective à long terme : on a besoin de mettre en pratique nos aspirations. Cela nous apporte une nécessaire satisfaction étape par étape (cela nous évite de fantasmer sur des utopies inaccessibles et d’entretenir une frustration). Par exemple, si on a réussi à fabriquer nos biscuits sans pesticides ni excès de sucre pour un événement, on a déjà accompli quelque chose dont on peut se réjouir, même si la société destructrice de la nature est toujours là.

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L’intégrité vs le #mensonge

Au sens physique, l’ #intégrité est l’entièreté d’une chose, sa continuité, son absence de fissures. Au sens psychique, c’est la continuité de nos valeurs, l’absence de place pour l’installation durable d’idées, de sentiments, et de croyances nuisibles à nous-mêmes.
L’intégrité est corrélée au niveau d’honnêteté (l’absence de place pour le mensonge).

#Mentir, c’est délaisser une partie de notre vérité. Donc, c’est délaisser une partie de nous, de notre intégrité.
Le mensonge est un peu comme un crédit : un report de charges.
En mentant, on paraît rapidement avoir raison.
En agréant de fausses certitudes, on paraît rapidement rassuré existentiellement.
Mais, on « remboursera » cette précipitation en déconvenues (respectivement conflits ou désillusions).

Mentir est souvent un acte engendré par une appréhension (d’être démasqué.e, d’être puni.e, de manquer d’argent en étant honnête…)
Dépasser cette appréhension revient à se rapprocher de ce qui est vrai.
Mais c’est là que commence la difficulté de ne pas se rapprocher de ce qui ressemble à la vérité (quel que soit le nombre de gens qui y croient).

Nos cultures brassent le vrai et le faux. (Par exemple, enfant, on apprend que la Terre est à peu près ronde et que le père Noël existe −pour s’apercevoir ensuite que la deuxième information était fausse.
Le mythe du père Noël a néanmoins l’avantage d’enseigner que les parents peuvent mentir ou se tromper).

L’ambivalence culturelle, à base d’informations avérées et imaginaires, plus ou moins miscibles ou incompatibles entre elles, crée des croyances complexes à propos de la vie : des croyances enchevêtrées. Se défaire de croyances devenues inutiles, sans dénigrer notre naïveté passée, est un long processus à mener avec amour pour soi, au rythme juste.

N’imaginons pas, a priori, que la vérité fait mal.

Douter est la faculté de ne pas tout croire aveuglément. Se séparer de sa capacité de douter (d’une croyance) reviendrait à perdre une partie de soi, donc une partie de son intégrité ; mais ne jamais avancer (notamment par excès de doute) reviendrait à renoncer au côté expérimental de la vie.

Puisque nous pouvons apprendre de nos erreurs, puisque notre perception de la réalité est partielle, subjective, et évolutive, on peut dire que la cohérence, et l’intégrité, nous sont accessibles sous la forme d’un processus.

Quelqu’un qui s’exprimait à partir de ses connaissances du Tao, m’expliquait que l’être humain ne change profondément qu’à condition que ce soit assez lentement pour être authentique et profond.

>>> Thèmes connexes :

De la cohérence psychique à la cohérence corps/esprit :

/ En l’absence de cohérence intérieure :

/ L’univers est-il cohérent ?

/ Cohérence dans les décisions collectives ?

/ Ne pas se mentir sur notre identité ?

/ Ne pas se mentir à propos de notre ignorance collective ?