militer

m à j 2025

militer ?
#Militer ?

Des dizaines d’années se sont écoulées depuis que j’ai compris que le « système » détruit l’environnement et parfois aussi les personnes (depuis l’âge de huit ans environ).
Cependant, pour ne pas nuire en croyant améliorer la situation, que faire ?

J’ai souvent des difficultés à savoir que faire de sensé dans un tel contexte.
J’ai rejoint divers mouvements rebelles (associations de défense de l’environnement, combats anti discriminations…) et ai voulu trouver des médias intéressants à lire.

J’ai trouvé des mouvements intéressants, pacifiques. Mais l’énergie déployée à lutter contre le système est très très peu efficiente, m’ayant conduit à m’oublier (oublier mon emploi, ma santé, ma sociabilisation) pour de piètres résultats.

NB. Les combats #militants ne sont pas vains. Mais ils sont difficilement efficaces. Parmi les freins, on trouve :
* l’incohérence fondamentale : si on savait vivre en parfaite coopération, en économie de don, en permaculture, on le ferait. Tant qu’on crie « il faut faire ceci, il faut faire cela » et qu’on continue d’être un conformiste consommateur pollueur prosélyte… on est ridicule.
* le deuxieme frein est celui qu’on croit le plus important, mais qui l’est beaucoup moins que l’incohérence. Il s’agit de la difficulté de s’adresser à une foule préoccupée par sa survie, occupée par ses distractions et ses recherches de jouissance à court terme.

J’ai trouvé et médias intéressants.
Mais le message de paix, les recommandations pour coopérer… tout cela est virtuel tant qu’on ne l’incarne pas.
et trouver la solidarité dans la lutte « contre » tel ou tel bouc émissaire… ce n’est pas de la solidarité (c’est de la camaraderie de guerre). Il est difficile de co-œuvrer avec des égos manipulés et manipulateurs, colériques, apeurés, endoctrinés.

L’institution scolaire m’a appris des théories en m’invitant à passer à la pratique plus tard. C’est une pauvre éducation. ça se vérifie avec les médias : on peut lire tous les médias que l’on veut, soit on incarne ce qu’on veut voir se réaliser ici et maintenant, soit on reste dans la théorie.
Une théorie peut venir expliquer un aspect de la vie ; mais la vie ne naît pas d’une théorie.
NB Vivre n’est pas synonyme de se distraire sans arrêt, ni de travailler sans sens.

Peut-être la méthode scolaire est-elle adaptée pour devenir artisan, comptable, répétiteur(1)… mais pour ce qui est de s’éveiller, je suis presque arrivé à la conclusion que c’est l’inverse de ce qui fonctionne. Sur moi du moins.
(1) « répétiteur » fait référence à « répétiteur de savoirs morts », dans un article en cours de remaniement, dans lequel j’explicite la stérilité d’un grand nombre des poncifs fondateurs de la société.

Risquer de faire empirer la société déjà malade ?

Plus récemment, en rejoignant des groupes de solidarité de proximité, hors services sociaux d’État, j’ai pu constater qu’être rebelle pouvait aussi conduire à vouloir créer pire que la société existante.
Par exemple, j’ai observé comment à partir de fake news, d’habiles réalisateurs video manipulateurs pouvaient diriger des parents à se rebeller contre l’éducation relationnelle à l’école, leur faire croire qu’ils sont des héros contre le mal, tout en les enfumant autour des vrais enjeux et des vrais risques pour la santé des enfants. NB. Je ne suis pas en train de dire que l’Education Nationale excelle dans cette matière. Je fais seulement le constat que les militant.e.s se deviennent hostiles et agressifs, à partir d’informations incohérentes.

En quoi cela m’a-t-il aidé de rencontrer des mouvements épris de bien mais en train de saccager le peu de progrès sociétal existant ?

Cela m’a aidé à comprendre que si j’ai croisé ces réseaux, et ressenti de l’effroi, c’est probablement que mes propres abus familiaux subis dans l’enfance ne sont pas tous nettoyés, ni même mes propres colères, ni toutes mes propres superstitions irrationnelles.

Cela m’a aidé à comprendre que mes désirs pédagogiques éducatifs doivent être questionnés jusqu’à la moelle, pour être sur de ne pas véhiculer moi-même une info toxique sans m’en rendre compte.


Cela m’amène à identifier l’information non plus comme un réservoir, mais comme une rencontre avec d’autres humains, leur récit, leur idéologie, et parfois un miroir de mon propre récit de vie.

Le rôle de l’information, et plus largement de la rencontre avec l’altérité, n’est peut-être pas de déterminer qui a tort ou qui a raison, mais d’observer nos propres blessures sous un autre angle de vue.

S’informer sans réagir

L’information m’apparaît un outil pour notamment apprendre à observer mes réactions émotionnelles, en vue d’agir sereinement ultérieurement.
Tant que je réagis, je suis potentiellement sous le joug d’une propagande.

Lorsque divers personnes réagissent simultanément, elles créent un mouvement (officiel ou officieux, peu importe).
Un mouvement, un courant de pensée, pourraient donc se résumer à « ce qui donne la satisfaction de réagir émotionnellement comme autrui ».
Il y a des #causes rationnelles me direz-vous ?
Peut-être… mais le déclencheur semble toujours émotionnel (à notre stade de maturité émotionnelle collective).

Par exemple, pourquoi va-t-on réagir contre un génocide à tel endroit du globe et pas à un autre ?
Pourquoi veut-on aider l’amicale des pompiers mais pas l’amicale des SDF ? (lol)

Le premier facteur de qualité informative est nous-mêmes : le travail de détachement d’avec nos réactions émotionnelles, et d’avec le sentiment conformiste d’être choqué, ou pas, comme autrui, devant une situation.

#émotion

Agir sans se croire supérieur

Un autre problème de l’énergie contestataire répétée est la condescendance. C’est un problème partagé avec le conformisme !
L’un et l’autre (se croire la saine norme, ou se croire meilleur que la norme) conduisent au mépris d’autrui.

On n’est pas habiles de par notre haine. (La haine a une utilité, de courte durée). On est habile de par nos qualités de cœur, notre lucidité, notre cohérence.

Pour développer ces qualités, il y a besoin non pas de se croire supérieur, divinement inspiré, fidèle à la tradition, ou contradicteur des normes, mais d’oser questionner nos propres parts d’ombre (regarder sa « poutre » au lieu de se focaliser sur la « paille dans l’œil d’autrui ») et encore plus de réveiller nos potentiels (au lieu de rester centré sur ce qui semble ne pas aller).

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Agir bien informé.e.s :

Davantage de réflexions sur la motivation à :

organiser l’action sous format associatif :

Rédiger le désir d’une meilleure société en :