berger

m à j 13 mai 2026

Le faux libérateur
Le faux libérateur

Lorsque l’on prend conscience que les institutions sont potentiellement moins sympa que le mythe qui les entoure, on risque de tomber dans un autre piège. A vrai dire, on est en plein dedans à l’heure actuelle.

Ce piège, c’est de croire le discours mensonger qui prétend qu’en affaiblissant les institutions, on sera davantage libres. C’est un discours en vogue, c’est une des facettes du néolibéralisme.
C’est le programme politique d’à peu près tous les partis contemporains (de l’extrême droite à la gauche, en passant par la droite, le centre et les écologistes). Même la gauche (PCF contemporain, LFI) ne s’oppose pas au néolibéralisme, et cherche seulement à en contrebalancer quelques excès par des lois sociales et environnementales.

Le néolibéralisme ressemble à un principe de société qui respecte l’autonomie des individus et ne cherche pas à les sauver ni à les enfermer.
Mais c’est faux.
Le marché favorise la concentration du pouvoir en les mains de quelques uns, il n’y a donc pas de pouvoir réel du consommateur ou du producteur indépendant.
Il y a une forme de néo esclavagisme (une poignée dirige, les foules sont à leur service).

Plus la finance dirige ce monde :
° plus un soin médical coûte cher et les soins de qualités deviennent réservés à une minorité aisée,
° plus une alimentation saine est compliquée à obtenir -soit par son coût, soit par le fait que l’agriculture intensive a contaminé la quasi totalité des territoires.
° plus les uns habitent plusieurs palaces de par le monde et les autres se concentrent dans de petits appartements, voire ne peuvent s’en payer un.

Il y a tellement d’insatisfaction généralisée et de médias qui agitent de fausses peurs (pour dissuader de regarder en face les vrais problèmes),
que les troubles augmentent, la sécurité diminue, et les partis les plus totalitaristes (extrême droite, mais pas seulement) arrivent à faire croire qu’ils seraient une solution au problème. Ce qui est faux à toutes les époques où ils ont sévit.

Cf. le chapitre politique.

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Mais alors, qui est le vrai protecteur ?

Les réponses sont souvent relatives à des convictions personnelles (fondées ou pas).
Tant qu’on est au royaume des croyances (à propos de soi-même pour commencer, des autres plus généralement, des institutions, de l’argent, des dogmes qui prétendent nous rapprocher de Dieu, etc)… on ne peut s’attendre qu’à des cacophonies collectives ou à des tyrans qui apportent une fausse stabilité en imposant leur croyance malsaine à tous.

Pour arriver à une solution, je ne vois que l’humilité de s’abstenir de se croire légitime à contraindre autrui à vivre selon nos superstitions et fausses informations à propos de la vie.
Cela reste un peu théorique.
Concrètement, je crois aux méthodes empiriques : tester quelque chose, et le faire grandir tant que ça reste satisfaisant.
Donc, je crois aux entreprises à taille humaine et gouvernance partagée, aux communes sur le même modèles, à toutes les structurations saines qui peuvent ensuite se concerter en intelligence opérationnelle (et pas à partir de théories apprises mentalement).
En attendant, je préfère un régime politique qui maintient une dignité sociale pour tous, (abstraction faite que dans toutes les tendances politiques, il faut apprendre à repérer et écarter les candidats nocifs).
Pourquoi ?
Parce que c’est plus facile de créer une entreprise, une association, un courant éthiques, si on en n’est pas empêchés par un dictateur d’extrême droite, ni par une marionnette d’extrême centre au service du capital, qui tous mettent au pouvoir des multinationales, lesquelles font le Droit comme ça les arrange.
Pas mieux pour les dictatures autoproclamées populaires ou théocratiques.

Puisqu’il n’y a pas d’île-refuge fiable, il faut apprendre à naviguer constamment : ne jamais nourrir toujours le même courant économique, ne jamais écouter toujours le même point de vue, ne pas se croire plus malin, ne pas faire semblant de croire un mensonge (sans rentrer en conflit avec ceux qui y croient), cocréer des entreprises intermédiaires (ni trop fragiles-Bisounours, ni trop agressives), soutenir ces entreprises par nos achats, continuer d’utiliser l’argent mais développer aussi des réseaux sans argent, continuer d’utiliser l’euro mais utiliser aussi des systèmes d’échange non adossés à l’euro, etc.

Il est important d’observer les implications croisées :
il n’y a pas de tyran sans adorateur de la soumission (du moins, pas indéfiniment)
il n’y a plus de cour de récréation scolaire délimitée quand on devient adulte.
C’est-à-dire que la critique des institution, du néolibéralisme, des théocraties, etc est stérile en soi. Ce sont notre clarté d’esprit évolutive, nos intentions évolutives, et nos actes qui comptent.

A chaque fois que notre conscience progresse, on a besoin de concrétiser un changement :
un emploi davantage éthique,
une consommation davantage éthique,
des votes moins stupides et moins naïfs,
améliorer notre manière de faire réseau avec autrui…

La société la plus juste possible se rapproche ou s’éloigne selon nos aptitudes à nous éveiller à notre être, ou à nous réfugier dans les vieux démons (fascismes, théocraties, capitalisme, individualisme, communautarisme aliénant…)

La posture enragé.e
La posture enragé.e

Elle consiste en la séparation d’avec notre vital calme intérieur (ou à arborer un faux calme tout en « bouillant » à l’intérieur).

En reprenant les exemples suscités :
~Facilité de #haïr la masse populaire qui soit ne s’intéresse qu’à son confort immédiat, et/ou ingurgite la propagande quotidienne, et/ou cumule les illogismes (votes absurdes, déni causant notre propre perte…).

~Facilité de haïr n’importe quel protagoniste d’une guerre (selon quelle culture dominante nous a abreuvé et à laquelle nous avons donné notre affection).

~Facilité de tomber malade (désespoir + sentiment d’impuissance + haine = excellent breuvage immunodéprimant)…

~Facilité pour certaines personnes de commettre des atrocités soit disant pour le bien…

#triangle

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Du sauveur-persécuteur à la juridiction pénale :

Autre posture :