m à j 15 mai 2026
Plan :
~La métaphore de Mr Beaucheveu
~sexualité(s)
Ce n’est pas simple, dans notre culture, de parler de sexualité. C’est souvent soit tabou, soit filmé de manière extrêmement bestiale ;
soit on dévie sur les techniques de reproduction -ce qui est un autre sujet.
J’ai peu à dire sur le sujet, je laisse la parole à mon ami poil, vivant sur une fesse, et qui se fait appeler :
Monsieur Beaucheveu

Il est un long poil, lisse et brillant, né sur une #fesse.
Il n’est pas comme les autres poils : il rêve de devenir un cheveu.
Il s’imagine ainsi pouvoir devenir lisse, long et brillant (ce qu’il est déjà, mais dont il n’arrive pas à se rendre compte à cause de tous les tabous autour des fesses).
Cela, c’était jusqu’à ce qu’il prenne confiance en lui et se dise :
« tellement je m’aime, à partir d’aujourd’hui, je n’ai plus besoin de jalouser les cheveux pour me sentir heureux ».
Mr Beaucheveu (qui a peur des rasoirs) est au poil côté sagesse ; voici ses conseils (à qui voudra les écouter). Il nous suggère :
@ d’aimer notre corps tel qu’il est naturellement. De ne pas douter que notre #corps est merveilleux. Merveilleux partout.
Mais il peut être détestable aux yeux de personnes ayant laissé le concept de honte les envahir. (ou encore dans certaines philosophies dont il serait prudent de vérifier qu’elles nous aident plus qu’elles ne nous enfoncent).
@ de vivre le plaisir naturellement présent dans nos pulsions #sexuelles et affectives pacifiques.
La #sexualité est saine(1) lorsqu’elle est mutuellement consentie(2), et qu’elle se déroule à un moment qui respecte l’ensemble de nos besoins(3), c’est-à-dire si elle n’est pas employée à la place d’autres modes de communication dont nous aurions davantage besoin (simple tendresse, écoute, présence en consciente, contemplation, amour parental ou fraternel/sororel…).
article au sujet de la culpabilité
NB.1. La sexualité que je qualifie de saine est celle dans laquelle chaque participant.e est respecté.e dans son intégralité (corps, âme, psyché, autonomie, libre arbitre…).
C’est une sexualité qui a tendance a se diriger vers un bien-être physique, mental, et spirituel.
NB.2. le consentement n’a de sens qu’à partir d’une maturité avérée, un état de clarté psychique, mentale… Si un jeu consiste à dominer, il n’est respectueux que si la personne dominée peut y mettre fin à tout moment, sans représailles, sans pression contrariantes, etc.
NB.3. on a non seulement des besoins physiologiques à respecter mais aussi des besoins plus subtils.
l’idée que « tout est possible si c’est consenti » n’est pas un conseil nécessairement judicieux, parce que l’on peut mentalement consentir à quelque chose dont on ignore toutes les conséquences occultes. Par exemple, si un jeu fracture notre intégrité psychique, nous nous exposons à certaines conséquences graves qui passeront peut-être inaperçues dans un premier temps.
Ce qui est vrai pour l’usage de la sexualité l’est pour l’art de l’alimentation :
manger est sain −si ce n’est pas en excès pour tenter de ne plus ressentir ni nos émotions ni notre intuition.
Tout est potentiellement merveilleux… mais peut soit nous renforcer (lorsque c’est employé avec justesse), soit nous affaiblir (lorsque c’est utilisé de manière inadéquate). »
Un adage dit : « c’est la dose qui fait le poison ».
o0o
J’ai aussi demandé à Mr Beaucheveu s’il avait un conseil à propos de l’estime de soi et de l’agressivité latente en nous :
« Mr Beaucheveu, ne te sens tu pas insignifiant, d’être un poil parmi des milliers d’autres sur le même corps ? Es-tu irritable ? »
– « Pas du tout, je suis heureux tel que je suis » m’a-t-il répondu.
« Cependant, il m’arrive de ressentir un élan d’agressivité lorsqu’un poil mal rincé se frotte un peu trop à moi.
Ce qui nous sauve de l’emmêlement, c’est que je suis très à l’écoute de mes ressentis : dès que je ressens les prémices d’un hérissement, je l’accepte, et le hérissement disparaît avant même d’avoir complètement lieu.
Je comprends que l’autre poil est l’élément déclencheur de ma colère, mais il n’en n’est pas la cause.
Je constate que lorsque l’estime de moi est basse, je suis plus irritable,et je me reprends à rêver d’être quelqu’un d’autre (être un pur cheveux soyeux).
Mais la cause ultime de mon fonctionnement, je ne la connais pas, pas plus que je ne connais la raison et l’origine de tout cet univers.
Je garde le poil long, qui ondule au vent, tout en restant bien enraciné dans le cuir chevelu. »
Lien vers le chapitre guerre & cinéma (et un paragraphe sur les insultes sexistes)