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m à j 12 avril 2026
Peuple, illusions, manipulations, et fausses révolutions populaires
Un peuple existe-t-il vraiment ?
C’est un concept, donc une création imaginaire, à propos d’habitants qui existent (réalisent des actions concrètes).
Le « peuple » n’existe pas tel que chacun se l’imagine : les représentations du concept sont diverses, au même titre que chaque membre d’un « peuple » est différent si on regarde de près.
L’étiquette « peuple » vient se superposer comme une identité évidente naturelle alors qu’elle n’est qu’un conditionnement culturel impalpable.
Il n’y a pas de consensus culturel mais des normes plus ou moins imposées avec succès à tous, plus ou moins adoptées avec joie.
La notion de peuple semble utile à la cohésion entre des individus.
Il est compréhensible, lorsque l’on constate les ravages de l’individualisme exacerbé, de vouloir se rattacher à ce qui pourrait nous réunifier.
Sauf que se rattacher (à quelque chose qui n’existe pas de la même manière dans chaque représentation que chacun.e s’en fait), l’aimer, ou le détester, revient à simplifier la réalité, presque à créer une illusion collective.
Une des conséquences de s’identifier à quelque chose d’illusoire, ou du moins flou, est que pour entrer en relation avec cette entité, nous recherchons une interface qui paraisse exister., dont les contours soient clairs.
Cela conduit :
au conformisme,
et au concept d’État et de sauveurs divers et variés, parce qu’ils sont plus simples à appréhender que la notion de peuple elle-même.
Dire « le peuple est manipulé » (actuellement par les grands médias enfumeurs et apeurant, les faux anti médias enrôlants, par la finance, par certains dogmes, par la publicité, par le scientisme, et autre)… n’est pas entièrement logique, car cette phrase elle-même est une personnification d’un concept impalpable précisément (le peuple).
- En réalité, qu’est-ce qui compose le prétendu peuple ?
- le concept de peuple est-il un uniforme psychique ?
« Le peuple » est-il aussi réel que ne l’est l’ego de chacun des membres d’une population ?
o0o
Dire « le peuple est souverain » est une autre simplification trompeuse (basée sur l’orgueil des membres d’une population).
- Que se passe-t-il lorsqu’on exagère la cohésion réelle d’un peuple ?
Une des réactions classiques est de s’entêter à vouloir faire exister à tout prix le mythe, même si ça consiste à frapper, emprisonner, expatrier…, les personnes qui ne vont pas correspondre au mythe dominant.
En ce sens, une révolte « populaire » peut se croire « anti système », mais en réalité être pilotée par le système lui-même. (Faire croire qu’un changement de chef, ou qu’une démocratie sciemment mal organisée, inquiéterait quelque mauvais personnage médiatisé).
« el pueblo unido jamas sera vencido » : une rengaine porteuse ou calamiteuse ?
Joli mot « unido » (uni)
mais une phrase qui comporte jamais, et vaincu, voila qui n’est pas très porteur énergétiquement.
Et un peuple uni… derrière qui ?
Derrière lui-même ? Mais s’il n’est qu’une invention… cela a t il un sens au delà du rhétorique ?

Métaphore du #troupeau
Si nous nous approchons d’un champ clôturé ou paissent des vaches, pouvons-nous parler de troupeau de vache ?
Oui.
Mais qui a inventé le mot « troupeau » : les vaches ou les humains ?
Les humains.
Cela fait-il sens de parler de troupeau de vache sans que celles-ci se soient auto-déterminées à être ce troupeau ?
Comment détermine-t-on ce troupeau, s’il n’est pas autodéterminé, avec un porte parole officiel, ou sans porte parole avec la capacité de chaque vache à se déclarer membre de ce troupeau ?
On le détermine par
~ la possession (tel fermier possède tant de vaches)
~ l’enclos qui le délimite
NB. Dans le champ, on ne peut pas toucher ni voir « le troupeau », on peut toucher et voir une vache après l’autre et intellectuellement les nommer toutes « troupeau ».
- Que nous enseigne cette métaphore à propos de nous les humains ?
Sommes-nous tels un troupeau ?
arguments du oui :
Administrativement, les frontières sont comme l’enclos du troupeau. et la nation-bergère détermine unilatéralement que les humains naissant sur son territoire appartiennent à sa juridiction.
arguments du non :
pas encore trouvés.
Quelque chose à chercher du côté de l’autodétermination ?