Le peuple
La politique et les représentants du peuple
m à j 12 avril 2026
Le peuple
Le #peuple fait référence ici aux habitants d’un territoire organisé, ou nés d’habitants de ce territoire, et/ou partageant une culture commune avec un grand nombre d’habitants d’un territoire.
Le concept de peuple est-il illusoire ?
Peuple, illusions, manipulations, et fausses révolutions populaires
Attention, si vous êtes peu stable psychiquement et/ou socialement, svp refermez cette partie, rdv au titre suivant « Pourquoi les dirigeants utilisent… ».
Peuple, illusions, manipulations, et fausses révolutions populaires
Un peuple existe-t-il vraiment ?
C’est un concept, donc une création imaginaire, à propos d’habitants qui existent (réalisent des actions concrètes).
Le « peuple » n’existe pas tel que chacun se l’imagine : les représentations du concept sont diverses, au même titre que chaque membre d’un « peuple » est différent si on regarde de près.
L’étiquette « peuple » vient se superposer comme une identité évidente naturelle alors qu’elle n’est qu’un conditionnement culturel impalpable.
Il n’y a pas de consensus culturel mais des normes plus ou moins imposées avec succès à tous, plus ou moins adoptées avec joie.
La notion de peuple semble utile à la cohésion entre des individus.
Il est compréhensible, lorsque l’on constate les ravages de l’individualisme exacerbé, de vouloir se rattacher à ce qui pourrait nous réunifier.
Sauf que se rattacher à quelque chose qui n’existe pas de la même manière dans chaque représentation que chacun.e s’en fait, l’aimer, ou le détester, revient à simplifier la réalité, presque à créer une illusion collective.
Une des conséquences de s’identifier à quelque chose d’illusoire, ou du moins flou, est que pour entrer en relation avec cette entité, nous recherchons une interface qui paraisse exister., dont les contours soient clairs.
Cela conduit :
au conformisme,
et au concept d’État et de sauveurs divers et variés, parce qu’ils sont plus simples à appréhender que la notion de peuple elle-même.
Dire « le peuple est manipulé » (actuellement par les grands médias enfumeurs et apeurant, les faux anti médias enrôlants, par la finance, par certains dogmes, par la publicité, par le scientisme, et autre)… n’est pas entièrement logique, car cette phrase elle-même est une personnification d’un concept impalpable précisément (le peuple).
- En réalité, qu’est-ce qui compose le prétendu peuple ?
- le concept de peuple est-il un uniforme psychique ?
« Le peuple » est-il aussi réel que ne l’est l’ego de chacun des membres d’une population ?
o0o
Dire « le peuple est souverain » est une autre simplification trompeuse (basée sur l’orgueil des membres d’une population).
- Que se passe-t-il lorsqu’on exagère la la cohésion réelle d’un peuple ?
Une des réactions classiques est de s’entêter à vouloir faire exister à tout prix le mythe, même si ça consiste à frapper, emprisonner, expatrier…, les personnes qui ne vont pas correspondre au mythe dominant.
En ce sens, une révolte « populaire » peut se croire « anti système », mais en réalité être pilotée par le système lui-même. (Faire croire qu’un changement de chef, ou qu’une démocratie sciemment mal organisée, inquiéterait quelque mauvais personnage médiatisé).
« el pueblo unido jamas sera vencido » : une rangaine porteuse ou calamiteuse ?
Joli mot « unido » (uni)
mais une phrase qui comporte jamais, et vaincu, voila qui n’est pas très porteur énergétiquement.
Et un peuple uni… derrière qui ?
Derrière lui-même ? Mais s’il n’est qu’une invention… cela a t il un sens au delà du rhétorique ?
Pourquoi les dirigeants utilisent la notion de peuple ?
Possiblement pour vendre l’idée que ce peuple a besoin de représentants.
Prétendre servir un peuple aide à dissimuler tout éventuel abus de pouvoir
et toute incapacité d’apporter une paix véritable.
Pourquoi se sentir membre d’un peuple ?
Possiblement parce que c’est plus accessible, plus familier,
que de se sentir membre de l’humanité entière, voire de la vie entière.
Parce que c’est moins introspectif (plus facile en apparence)
que de se poser la question méditative « qui suis-je » ?
Parce que vis à vis d’un pourvoir autoritariste,
ça semble éviter de mettre tous les œufs dans un même panier
(plutôt que de subir une institution absolue sur Terre).
L’usage d’une idéologie identitaire territoriale nécessite une certaine maturité pour être pacifiste ;
sinon on risque de discriminer / dévaloriser les autres peuples.
L’origine des peuples actuels est fortement entachée de sang.
Par exemple, l’Histoire officielle de la construction du peuple Français relate
l’écrasement d’identités locales au profit d’une cohésion obtenue par les armes.
- La nation occulte-t-elle la diversité d’un territoire ?
Le peuple : entre guerre et paix
En France et divers pays, il y a des allocations familiales qui ont pour effet indirect d’inciter à la procréation.
En « Russie : la vie « sans enfants » bientôt interdite de toute promotion, une loi votée par les députés » titre SudOuest.fr le 12/11/2024 à 13h02.
En clair : fais des enfants, on t’y aide. Mais si tu n’en fais pas on va te le reprocher.
Cela me fait penser aux quasi thèses d’œuvres de science-fiction dans lesquelles l’humain serait une sorte de bétail pour extra-terrestres, mais ça m’évoque surtout l’attachement à la guerre, et au nombre de troupes dans les rangs. Rangs que les dirigeants envoient mourir un jour ou l’autre, là ou ailleurs.
Métaphore du #troupeau
Si nous nous approchons d’un champ clôturé ou paissent des vaches, pouvons-nous parler de troupeau de vache ?
Oui.
Mais qui a inventé le mot « troupeau » : les vaches ou les humains ?
Les humains.
Cela fait-il sens de parler de troupeau de vache sans que celles-ci se soient auto-déterminées à être ce troupeau ?
Comment détermine-t-on ce troupeau, s’il n’est pas autodéterminé, avec un porte parole officiel, ou sans porte parole avec la capacité de chaque vache à se déclarer membre de ce troupeau ?
On le détermine par
~ la possession (tel fermier possède tant de vaches)
~ l’enclos qui le délimite
NB. Dans le champ, on ne peut pas toucher ni voir « le troupeau », on peut toucher et voir une vache après l’autre et intellectuellement les nommer toutes « troupeau ».
- Que nous enseigne cette métaphore à propos de nous les humains ?
Sommes-nous tels un troupeau ?
arguments du oui :
Administrativement, les frontières sont comme l’enclos du troupeau. et la nation-bergère détermine unilatéralement que les humains naissant sur son territoire appartiennent à sa juridiction.
arguments du non :
pas encore trouvés.
Quelque chose à chercher du côté de l’autodétermination ?
Je peux aider mon prochain sans le faire au motif d’une patrie, d’un territoire, etc.
Je peux accompagner des enfants sans les enrôler dans une culture oppressive.
La politique
Pour que nous puissions vivre dans un monde soutenable dans 20 ans et très au-delà, il y a besoin de s’organiser pour
° préserver le biotope (la vie sur Terre),
° créer la paix.
…
Régenter le monde ; modeler le monde à l’image de nos caprices, ou observer et apprendre à s’insérer harmonieusement dans les écosystèmes ?
Un territoire où vivent des millions de personnes a besoin d’une organisation valable. Cette évidence m’a été présentée (à l’école, dans ma famille…) comme une préoccupation obligatoire.
Mais tout ce qui m’a été présenté comme impératif s’est souvent révélé décevant :
les études diplomantes que j’ai menées d’arrache-pied mais qui sont vides de savoirs essentiels,
ou encore, tous ces buts de vie, taillés pour d’autres, que j’ai tenté d’enfiler, mais qui n’étaient pas à ma taille…
Dorénavant, je filtre les injonctions que je reçois.
Je commence par un merci pour chaque instant de répit,
chaque instant où je marche sans qu’un soldat ne contrôle mes papiers, sans qu’un drone m’épie, chaque instant où je peux respirer un air sain en me promenant à la montagne,
merci pour tout ce qui fonctionne dans les métiers que de nombreuses personnes exécutent avec cœur et qui permettent d’assurer que je puisse manger sain, dormir sous un toit solide, me déplacer en relative sécurité, etc.
Merci pour tant choses merveilleuses possibles car tout n’est pas aussi sombre qu’on pourrait le penser.
o0o
Les Droits de l’Homme sont un progrès vis à vis de l’esclavage et de divers abus. Mais ce n’est pas un but en soi :
si la population se contente de jouir de ses droits, sans rien apporter au collectif : la société s’écroule. cf. l’équilibre des droits et des devoirs.
la servitude volontaire
Un autre regard sur « le peuple versus le pouvoir » (je suis d’accord avec certains passages plus que d’autres) :
« La Boétie, le premier libertaire », par Parole de philosophe
Qui devrait décider ?
Le but de la politique est d’organiser la vie de tous : elle nous concerne tous.
Mais être tous concernés ne veut pas dire que chaque personne ait la capacité de tout savoir, comprendre, ou décider.
Cela est une évidence concernant les nouveaux nés, incapables de mener une action politique ;
mais cela a besoin d’être clarifié pour les adultes – y compris les adultes en possession de tous leurs moyens cognitifs.
Tout le monde peut n’avoir ni le temps ni la compétence de savoir s’il vaut mieux réintroduire le castor ou construire un barrage en béton ; s’il faut donner un revenu universel à tous ou éradiquer les dominations qui empêchent chacun de manger à sa faim. etc. sur chaque sujet.
Se contenter de dire « une personne = une voix » et croire que tout le monde peut avoir une opinion éclairée sur tout, est irréaliste.
Alors que faire, compte tenu que les dictatures n’enchantent que les gens soumis ou soumetteurs ?
« une personne = une voix », c’est sympa, parce que c’est le contraire d’une dictature (un dictateur = toutes les voix).
Mais ce n’est pas suffisant pour faire société. Surtout une société aussi complexe que la notre (une personne = un point de vue).
Actuellement, ce que nous nommons démocratie est en fait une République représentative : la population élit des gens qui penseront et agiront à sa place.
Nous avons un impensé collectif autour des sujets suivants :
° équilibre (je reçois / je donne),
° danger du recours à des machines de #vote
° intérêt de se parler directement, sans écrans (assemblées populaires de proximité, nouvelles stratégies à imaginer pour pouvoir écouter chacun.e),
° naïveté face aux médias menteurs et menteurs par omission,
° méconnaissance des influences grégaires et communautaristes,
° ignorance générale (dangers du nucléaire, des nanotechs, des ondes, méconnaissances stratégiques, méconnaissance des moyens conviviaux de coopérer sans excès de hiérarchie …)
On est tous concernés par la nourriture (puisque a priori on mange tous), mais on ne passe pas tous, toute notre vie à se consacrer exclusivement à semer puis à récolter puis à stocker puis à cuisiner puis à faire la vaisselle…
Tous les humains ne semblent pas destinés à consacrer toutes les périodes de leur vie à survivre en autarcie, pas plus qu’à se préoccuper de tout ce qui concerne la société. Une vie comporte différente phases et attitudes (observer, apprendre, se croire instruit, rester humble, décider, faire confiance, se faire dominer, dominer, sortir des jeux de dominations, etc).
Sommes-nous en #démocratie (notamment en France) ?
Qu’est ce que la démocratie ?
C’est le pouvoir au peuple.
On constate que le peuple ne vote pas lui-même ses lois, donc nous ne sommes pas en démocratie directe.
Nous élisons des représentants pour décider à notre place.
C’est une démocratie représentative partielle.
Partielle, parce que même nos élus ne décident pas de tout.
De nombreuses décisions échappent totalement à notre démocratie embryonnaire ;
elles sont prises dans des lieux officiels ou officieux.
L’orgueil nous fait croire que parce que des gens se sont battus pour sortir de la tyrannie, aujourd’hui nous serions un pays libre, nous permettant de décider de l’avenir selon notre bon vouloir.
Ce n’est pas la réalité. La réalité, c’est qu’après les périodes votatives, le peuple perd à nouveau tout pouvoir légal (mais l’humain a bien d’autres talents que son seul droit de vote).
Pourrions-nous voter nous-mêmes nos lois ?
Les projets de #Référendum d’initiative populaire #RIC, voire de dictature du prolétariat, semblent logiques depuis le point de vue de la fable suivante :
le peuple serait bon, mais spolié par de méchants oligarques abuseurs. Variante : le peuple serait bon, mais provisoirement endormi.
Le projet de référendum, comme outil politique majeur, est-il adapté au contexte actuel ?
Oui, si on considère que c’est en forgeant qu’on devient forgeron, et qu’il est important que les citoyen.ne.s deviennent responsables et décideurs.
Oui, si l’on considère qu’élire un représentant.e c’est concentrer le pouvoir dans les mains d’une personne (facilement achetable ou menaçable).
Oui, si l’on considère qu’un grand nombre de dirigeants ne s’encombrent d’aucune éthique (en dessous de la façade médiatique honorable).
Plutôt non, si on considère certains paradoxes :
°°° Est-ce sensé de croire pouvoir prendre possession d’un outil forgé par d’autres ?
Qui a forgé l’État et pourquoi ?
Pourquoi les armées obéiraient à une population à plusieurs millions de têtes décideuses ?
Qui veut être armé, et pourquoi ?
Faut-il que chaque membre de la population soit à la fois soldat et décideur ; mais alors comment être à la fois sensible (pour décider juste) et armé ?
Comment donner force à une loi autrement que par une force armée ?
Une armée qui soumet est-elle soumise elle aussi ?
°°° Différents statuts existent (salarié, cadre, autoentrepreneur, étudiant, fonctionnaire de tel échelon), permettant une diversité d’implications, mais ils nous divisent (politiquement). Veut-on converger vers une équité pour tous ?
°°° Voter et être ignorant ?
On peut tous apprendre.
Mais observer et apprendre (avant de décider), est un choix personnel que tout le monde n’adopte pas.
Par exemple, si je veux voter sur les politiques fiscales, combien d’heures de formation éclectique vais-je consacrer pour me former ?
Suis-je capable de voter seulement l’aménagement de mon quartier que je connais bien, ou suis-je aussi capable de voter une loi de restructuration économique majeure ?
Qu’est-ce que j’offre à la société en retour du droit de la modeler ?
°°° voter sans se connaître soi-même ?
pourquoi je suis partisan d’un bord et pas d’un autre (influence, amour ou désamour parental, pression de l’entourage, peur de se tromper), quelle estime de moi cache ma vanité, etc. ?
A quel point je veux diriger l’enclos, à quel point je veux être soumis dans un enclos, à quel point je ne veux plus d’enclos (ni être du bétail, ni en manger). A quel point mes désirs et motivations sont conscients ?
Combien de traumatismes non guéris qui obscurcissent les points de vue et libèrent de la haine ?
Si nous sommes fâchés avec notre famille, rêvons-nous plus facilement de révolution ?
Si nous trouvons fade la nature (n’avons pas découvert de relation spirituelle avec elle), sommes-nous adeptes d’une industrialisation outrancière ?
Si nous avons peur qu’on nous fasse ce que nous avons (ou nos ancêtres ont) fait à d’autres, sommes-nous tentés par des propagandes « sécuritaires » ?
Si nous sommes frustré.e.s, élisons-nous un dirigeant sanguinaire ?
Si nous vivons dans le mental, sommes-nous tentés par un État providence perfectionniste mais irréalisable ?
Ces hypothèses (peu importe qu’elles se révèlent vraies ou fausses) veulent attirer l’attention sur le moment du combat électoral et législatif : il se joue peu au moment d’un vote, et surtout très loin en amont, il résulte de tout ce à quoi on a accepté de croire des années durant.
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Si nous étions en démocratie directe,
ce serait au peuple d’incarner toutes les vertus nécessaires à être un.e sage dirigeant.e.
Sinon en quoi l’accès à une vraie démocratie améliorerait-il quoi que ce soit ?
Cela fait sens de se réunir, d’ores et déjà, pour apprendre à communiquer sans écrans, pour semer l’envie d’un vivre ensemble sur cette magnifique planète…
Les décisions
En constatant que les élections sont une bataille interne au territoire, on pourrait se demander :
Croit-on que la paix et l’harmonie puissent émaner d’une gouvernance obtenue par la guerre (médiatique ou armée) ?
Pourrait-on être en paix malgré nos divergences ?
Sur ce dernier point, on pourrait au moins commencer par en nourrir l’intention.
A quand des débats obligatoires entre les candidats ?
A quand la possibilité de voter pour seulement une partie d’un programme ?
Le 49-3 court-circuite l’embryon démocratique, les élections à deux tour ne sont pas proportionnelles…
Quels partis veulent améliorer cela ? Certains le veulent –> ils ne sont pas tous les mêmes.
En démocratie directe, où serait la confrontation polie, si on reste connectés à des réseaux sociaux dont les logarithmes nous confortent dans notre pensée partisane ?
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Imposer une décision est-il la plus haute forme d’intelligence possible (même si c’est « pour son bien », pour éduquer, etc.) ?
La méthode du jugement majoritaire serait déjà un petit progrès pour sortir du problème lié au manque de proportionnalité dans les votes républicains.
Certaines réponses alternatives existent déjà, dans des groupes à taille réduite :
ils utilisent le consensus, le tirage au sort, le pouvoir tournant, l’autogestion, le cercle restauratif, la sociocratie…
Chaque système est plus ou moins adapté selon la taille du groupe,
mais aussi selon le niveau de frustration,
ou au contraire en amour de la vie…
Ce que je veux dire par là est que si l’on est frustré, dans la peur, on est en attente de choses très différentes que si on est heureux et confiant. Apeuré, on va aimer soit un système paralytique qui rassure illusoirement (illusoirement car la sécurité ne peut pas provenir de l’extérieur de nous-mêmes). En processus d’épanouissement, on va préférer un système évolutif.
On pourrait se demander : puisque 100% n’est jamais d’accord sur une même idée,
faudrait-il permettre à chacun.e de vivre en accord avec ses propres besoins (y compris juridiques) ?
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Le plus souvent, la certitude politique est le symptôme de notre entêtement à croire « avoir trouvé la bonne réponse » : nous nous abritons derrière l’idée « j’aurai raison si je soutiens un dirigeant (ou un programme) qui semble avoir raison ». L’orgueil semble la première motivation à ce raisonnement illusoire. Douter est une précieuse capacité libératrice des mensonges (tant qu’utilisée à bon escient).
Est-il sensé de tout miser sur les leaders ?
Quand je perds mes clefs, je vois à quel point j’ai confié une chose aussi importante que de pouvoir rentrer chez moi à une si petite chose. Je me rends compte que donner autant de pouvoir à quelques élus et quelques milliardaires est basé sur le même schéma.
Une autre façon de formuler la problématique est de se demander : l’union fait-elle la force ?
L’union fait la force, oui, mais la force du ou des décideurs.
Exemple : 1000 habitants en paix sur un territoire semblent plus forts que deux perturbateurs, car parmi ces 1000, 3 ou 4 et peuvent se regrouper facilement et calmer les deux perturbateurs. Mais telle n’est pas la situation que nous vivons depuis des centaines et des centaines d’années.
Si les 1000 sont 999 à obéir à un.e chef (cas des démocraties représentatives ou des sociétés dogmatiques et/ou dictatoriales), et que ce chef négocie seul, face aux deux perturbateurs, il se retrouve en sous-nombre lors de la négociation ; et s’il perd, ses 999 sujets perdent aussi.
Si les 1000 ne se relient ni en conscience ni formellement (cas de la société de consommation), les deux perturbateurs peuvent isolément vaincre chacun des 1000.
Mais de nos jours avec la désinformation de masse, même plus besoin de faire du porte à porte : la fibre se charge de toucher (presque) tout le monde.
Quant aux chefs, il ne s’agit pas que des élus. A toute échelle de la vie, cela peut être une personne qu’on désire dans la cour de récréation, un orateur hors pair en assemblées… toute personne qu’on intronise consciemment ou subtilement.
Du rêve à la politique
J’entends souvent dire qu’il y a un fossé entre les promesses et leur réalisation. C’est vrai. Exemple l’extrême droite italienne au pouvoir qui recourt à l’immigration. Mais en observant de plus près, il y a aussi un fossé entre la manière dont les politiciens et les électeurs raisonnent.
Les électeurs désirent quelques aspect du programme qu’ils pensent avoir compris. Mais ce désir n’a potentiellement rien à voir avec ce qui est mis, ou sera mis en place. Exemples :
Une des utopies de droite (les actuels réformistes sont de droite) est “travailler pour gagner sa vie” → mais les politiques de droite qui sont menées ensuite le font à leur manière, c’est-à-dire en faisant des cadeaux fiscaux aux riches, sous le prétexte que des riches bien nourris seraient enclins à offrir des emplois à tous. Cela n’a rien à voir avec l’espoir de la personne qui a donné son vote, laquelle espérait avoir plus de chances de travailler rémunérée selon son mérite. Elle va travailler, oui, mais avec de telles politiques, son travail ressemblera de plus en plus à de l’esclavage. Le pays contemporain (ou un des pays ?) qui a la meilleure croissance économique en Europe en ce moment est l’Espagne avec un gouvernement de gauche plurielle.
Une des utopies de centre-gauche est la notion de “partage” → mais les politiques d’État le font à leur manière, c’est-à-dire souvent en rendant la solidarité et le partage abstraits, donc ne satisfaisant pas l’envie d’une vraie connexion humaine, et surtout, sans l’énergie de s’attaquer aux causes structurelles de l’iniquité économique.
(il n’y a quasiment plus aucune extrême gauche dans ce pays en 2026. (LFI est un parti républicain non extrémiste)).
L’intuition en politique
Au placard !
L’intuition est l’un de nos trésors cachés, pourrais-je dire.
Y accéder nécessite de s’être débarrassé de tous préjugé.
En politique, qui peut réellement être sans préjugé ?
Depuis que j’ai vu des amis prétendre être dans la #lumière, bons et tolérants, être intuitifs, mais répéter un discours #complotiste d’extrême droite :
j’ai compris que la vanité spirituelle -incluant l’utilisation abusive du concept d’intuition-, peut masquer des peurs et des haines, quand bien même l’individu se revêt dune image illusoirement droite et parfaite.
En conséquence, l’intuition ne me semble pas pouvoir être invoquée pour justifier des décisions collectives.
Par exemple, je croyais un ami politiquement inoffensif et discret, jusqu’à ce qu’il tienne un discours haineux envers toutes les personnes qui tentent de s’émanciper dans leur vie, ou qui tentent de réduire les schémas de dominations systémiques.
Quel discours ? Une diabolisation (au sens premier) du wokisme, sans nuances dans le propos, sans savoir ce que ce terme peut vouloir dire sur le terrain social (loin des balivernes médiatiques et loin des clubs d’intellectuels).
A la moindre tentative de débat contradictoire, cet ami a affirmé être mature, informé de source sure, guidé par des anges, et a refusé de perdre du temps en discussions fatigantes.
Mon propos ici n’est pas de juger le wokisme (terme recouvrant des réalités différentes selon quand et à quel endroit de son histoire on regarde) ; c’est de constater la fabrique de propagande à l’œuvre autour de moi, ainsi que des personnes réceptives aux messages truqués.
Le concept d’intuition et de lumière peuvent être des pièges pour l’esprit critique.
Une dose d’esprit critique est très utile en politique (en spiritualité aussi).
#intuition #extrême-droite #esprit-critique
Tous tout contrôler ou fonder une confiance éclairée ?
Pour organiser la vie en collectivité, une des difficultés est de concilier les attentes différentes des uns et des autres.
Beaucoup de citoyen.ne.s ont laissé le champ de réflexion politique aux médias (du système, alternatifs, ou faussement alternatifs).
Que manque-t-il pour se réapproprier l’intelligence collective ?
conférence de Charles Rojzman sur l’ #intelligence-collective :
conférence de Charles Rojzman sur l’ #intelligence-collective :




La rébellion réfléchie
La #société n’est pas stable. Elle génère à la fois des progrès et du chaos.
Prendre conscience des dysfonctionnements est parfois utile, mais n’est pas une fin en soi, et comporte même des pièges.
La prise de conscience peut révéler un désir de cesser de répéter les mêmes erreurs (cesser d’élire le même genre de #dirigeants, rompre avec un mode de vie consumériste insalubre), mais cela peut aussi avoir l’effet d’enrôler dans un nouvel espoir, une nouvelle illusion de changement (en recherchant des coupables, en restant dans le déni de nos propres actes pervers) voire en s’armant pour tuer des ennemis imaginaires, parfois créés de toutes pièces sur des réseaux sociaux. Ou, même si les adversaires sont réels, s’engouffrer dans une vindicte aveugle.
Vouloir mieux faire… oui, mais pas dans la précipitation ; éviter de conclure à ce qui serait un mieux à partir de nos émotions colériques et de conclusions beaucoup moins angéliques qu’on croit.
Les pièges idéologiques tendus aux rebelles sont nombreux :
° En termes politiques et moraux, les médias officiels mentent de toute évidence, mais aussi des reportages alternatifs, qui regorgent de fausses informations -qui influencent même des personnes se croyant plus réveillées que la moyenne.
C’est-à-dire qu’un récit mensonger vient en remplacer un autre, et au lieu d’apaiser la société, cela renforce ses clivages et la difficulté à être en paix avec le voisin.
Les mensonges institutionnels sont détrônés par des mensonges anti institutionnels.
Il semble donc que la prise de conscience des dysfonctionnements de la société n’apporte aucune résolution des problèmes.
Ici, ce n’est pas un appel à la soumission passive au système, mais plutôt un appel à inclure aux programmes éducatifs : l’enseignement de l’art de critiquer sans haïr.
° l’énergie de contestation ne produit rien en elle-même. Voire, elle nourrit l’état énergétique de citoyen.ne.s qui -en critiquant les personnes qui exercent le pouvoir- renforcent la fausse évidence qu’il était normal de se déposséder de son pouvoir pour le donner à autrui.
Je reformule : se plaindre d’un mauvais dirigeant n’est possible que si on est soumis à l’idée qu’il est normal d’avoir un dirigeant.
On pourrait plutôt se demander : est-il sain de confier autant de pouvoir aux institutions ; comment s’assurer qu’elles arrêtent de devenir dictatoriales ? Quel est le pouvoir légitime de chacun.e et quelle éducation citoyenne serait saine, éclectique, et légitime pour tous ? Comment développer un goût pour une #autonomie non autarcique ?
C’est un appel à la prise de recul (ni sympathie, ni antipathie de la société, comme base émotionnelle avant de commencer à réfléchir à des solutions).
Et d’un autre côté, la désillusion, et l’absence de récit mythique, ne simplifient pas la poursuite d’une société organisée, car les masses se soulèvent, ou agissent au quotidien, très souvent à condition de croire plus ou moins aveuglément à un récit imaginaire qui les satisfasse.
Comme exemples de récit collectif fédérateur, je trouve : la croyance d’être dans une démocratie, dans le pays des Droits de l’Homme, dans un État de Droit, dans le respect du message de tel ou tel prophète, dans la conviction d’être les gardiens du monde (Certaines franges des USA), et divers sentiments identitaires qui s’accompagnent plus ou moins de rejet des autres identités. Il y a aussi le rêve publicitaire : une frange de notre société ne croit plus en rien d’autre qu’en son confort matérialiste à court et moyen terme.
L’orgueil et la vanité sont très présents dans les mythes rassembleurs classiques.
Voilà une piste à interroger : la place de notre ego dans le chaos.
Les constitutions des États sont la règle du jeu politique et peuvent inclure certaines valeurs morales (Droits de l’Homme nous concernant). Elles sont tantôt respectées , tantôt bafouées (sans nécessairement que cela choque l’opinion publique -si tant est que cette entité existe).
Le mythe fédérateur cache la réalité.
La question est : à qui obéissent les forces de l’ordre armées ? Au mythe, à la loi, au capital, ou à quoi d’autre ?
Finalement, le but même de la politique est en questionnement : s’agit-il de donner un cadre sain à la vie humaine collective, s’agit-il de créer un mythe enjoliveur (tout en créant une dystopie à notre insu), s’agit-il re renoncer aux illusions (mais alors au profit de quoi)… ?
Heureusement, la vie semble régie par des principes puissants que les individus ou sociétés semeurs de chaos et de destruction ne peuvent annihiler : la compréhension et l’amour de la vie appartiennent à chacun.e.
o0o
Faisons-nous notre part ?
Parler avec ceux dont l’opinion nous heurte -sans les heurter en retour, sans les manipuler en retour-, nettoyer nos propres mensonges et penchants au chaos…
Le thème politique est totalement imbriqué dans l’ensemble du parcours humain : c’est comme une épreuve de lucidité et de paix parmi tant d’autres..
On ne va probablement pas pouvoir résoudre le chaos avec l’état d’esprit qui l’a engendré (ce concept n’est pas de moi. il est généralement attribué à A. Einstein).
o0o
Mise en ligne des cours de Michel Foucault
Je n’ai ni lu ni écouté cet auteur. Ce lien est ici pour que je pense à l’écouter un jour.
video : Le traumatisme de la rivière est aussi notre traumatisme
Le traumatisme de la rivière est aussi notre traumatisme
Françoise Leclère – traumaticienne AC
Le cœur en politique ?
Aimer la Terre
Pour préserver le biotope, il faut cesser de fabriquer et répandre des substance qui tuent, acidifient, irradient, dévastent… il faut également redonner de la place aux espaces sauvages, donc cesser l’appropriation destructrice de notre civilisation.
Qu’est que j’entends par appropriation destructrice ?
Un mode de vie qui implique de bétonner les sols, et accumuler des déchets ultimes. C’est-à-dire que nos ordures et déchets industriels et militaires ne sont pas pris en charge par les cycles naturels, donc on les entasse et dissémine un peu partout. Plus on est nombreux sur Terre plus le problème augmente, mais le problème ne se résume pas au nombre d’humains, notamment car il y a plusieurs modes de vie possibles.
L’enjeu civilisationnel est complexe notamment car il repose sur une ignorance fondamentale de la vie, mais que cette ignorance est masquée et travestie par une culture, une économie, et des religions, toutes trois autant vaniteuses qu’incapables de produire une société harmonieuse.
Cependant, nous sommes fondamentalement libres de nous éloigner des habitudes destructrices.
Il y a un élan résilient :
la solidarité se réinvente, l’économie se relocalise, la production s’assainit, les contes cessent d’être pris au premier degré, la diversité humaine, végétale, animale se fait à nouveau apprécier, …
et il y a un bulldozer planétaire en route.
Lequel nourris-tu, pour lequel votes-tu ?
Les courants politiques diviseurs en catégories d’humains créent du chaos (un chaos qui freine la coopération).
On peut à la fois aimer la diversité et sereinement affirmer notre propre identité.
Les dirigeants des courants violents, non seulement n’apportent pas la paix, mais sont hermétiques aux enjeux vitaux (qualité de l’air, la préservation des océans, des sous-sols, de la vie des sols.
(Lorsqu’un régime politique désigne des humains comme ennemis, non seulement lui-même peut commettre des atrocités, mais en outre, les populations moutonnières peuvent plus facilement s’adonner à des folies meurtrières, des envies de rixes, etc.)
A contrario, broder des théories de fraternité, parler d’un « nous universel » théorique, ne sert pas à grand chose.
Il y a besoin de regarder nos utopies pour ce qu’elles sont : la réponse de l’intellect à l’évident manque de cœur de nos sociétés brutales.
On peut respecter nos traditions, mais ne pas reproduire ni enseigner celles qui sont cruelles et violentes.
On peut aimer notre confort, mais apprendre à trier ce qui relève de l’inutile, et ne pas habituer les enfants au luxe peu sain dont nous nous serions affublés.
NB. Le luxe évoque ce qui est hors de prix pour la plupart d’entre nous, mais si j’inclue le prix collectif (des infrastructures et des emplois sous-payés), cela change complètement la vision de la frontière entre luxe et non luxe.
Par exemple, acheter un paquet de nourriture bon marché, transporté sur des milliers de km, suremballé, produit à partir de végétaux ayant été aspergés de pesticides, ne ressemble pas à du luxe à cause du prix de vente relativement bas.
Mais c’est un prix rendu possible parce que d’autres coûts sont cachés :
les routes financées par les impôts, la destruction des sols par excès d’intrants nocifs (la valeur des sols étant inestimable, mais absente de l’équation économique, et les emplois trop peu payés génèrent un appauvrissement du peuple et divers drames.
On verrait mieux le côté luxueux de cette consommation aux règles économiques biaisées si on débarquait sur un nouveau territoire vierge :
la fabrication du moindre produit alimentaire industriel coûterait énormément plus cher que de planter sainement des potagers et des vergers un peu partout dans la commune, et que chacun.e puisse se servir au besoin.
La politique est une affaire collective. Sans contredire cela, il y a aussi des aspects individuels à considérer.
- Comment pourrions-nous créer une société harmonieuse, sans d’abord expérimenter une harmonie entre notre éthique et nos actes, et entre notre intuition et notre raison ?
- Comment gérerions-nous sagement un territoire si nous ne savions pas respecter notre propre corps ?
- Comment saurions-nous faire mieux que des lois liberticides, si nous ne savons pas vivre sans l’angoisse du châtiment d’un/de Dieu fâché contre nous ?
- Dans quelle mesure notre emploi (nos achats, notre épargne, nos impôts) nous amènent à maintenir des opprimé.e.s et des privilégié.e.s ?
- Si nous vendons ou achetons des vêtements : sont-ils issus d’une industrie polluante et néo esclavagiste, recyclés, et/ou issus d’une démarche humaine et environnementale valable ?
- Si nous consommons, vendons, préparons de la nourriture : dans quelle mesure nos produits favorisent-ils la santé, ou sont-ils issus de la torture animale et de l’agriculture tuant les sols (labour inadéquat et intrants chimiques nocifs) ?
Une question pour réfléchir à la qualité de notre vote ou de notre action (quel que soit le vœu de bien faire) :
Tente‑t‑on de créer une meilleure société, à partir d’une connaissance vivante, d’une aptitude à incarner le meilleur de nous-mêmes, ou à partir de savoir n’ayant visiblement pas conduit à la paix jusqu’ici ?
#élire #élection #parti #décider
36000
36000
36000 communes sur le dos de chaque citoyen pour taxer les dechets dont on ne sait que faire.
Pourtant, unies contre le suremballage, les normes abusives, les circuits de distribution anti ecologiques appelant le suremballage, l’emballage marketing…, 36000 ça pourrait peser
Zapatisme
Zapatisme
Poésie sociale : L’Universalisme de J. Baschet et les Échos Zapatistes : Un Dialogue Interculturel