Le focus positif / l’attention sélective / le souvenir recomposé.
La « pensée positive est-elle un piège ? »
Loi d’attraction ?
CNV ?
Gratitude ?
m à j 20 avril 2026

L’attention sélective
Le focus positif / le souvenir recomposé
Face à un blocage (excès de pensées négatives, soucis, remords, honte, etc.)
une astuce consiste à se focaliser sur ce qui est positif et à notre humble portée : exit le surnaturel issu de l’ego spirituel.
Exemple de positif à notre portée : porter l’attention sur l’air agréable qu’on respire (si ce n’est pas le cas, trouver autre chose, quitte à mettre une musique qu’on aime, ou à se déplacer, pour arriver à trouver quelque chose à apprécier pour de vrai) ;
porter l’attention sur nos cellules en vie, en bonne santé,
porter attention sur le toit sur la tête qui nous protège de la pluie, sur l’ensemble des gens croisés dans la rue qui ne nous ont pas agressé… etc.
Grâce à l’art de considérer ce qui va réellement bien, on se sent mieux. on y voit clair, on peut résoudre certains défis dont la solution ne nous apparaissait pas tant que nous étions embrumés par un excès de négatif.
Mais on ne peut pas indéfiniment regarder seulement le côté positif d’une situation. Pour commencer, parce que le classement en bon ou en mauvais est subjectif, partiel, pas nécessairement exact.
A-t-on, par moment, la capacité de voir la globalité, la réalité d’une chose ?
si on pense que oui, cela amène à désirer assumer ce qui est, tout ce qui est. C’est une belle intention.
A-t-on la capacité de tout voir / saisir / ressentir / comprendre (avec nos sens restreints) ?
Nos désirs les plus hauts nous élèvent-ils, ou nous tirent-ils vers la frustration ?
Je pensais que oui, que sortir du classement positif/négatif était la solution à mes problèmes.
Pourtant, me voila régulièrement dans des moments de déprime.
Ce qui m’a sauvé de la chute de moral, hier, est ceci :
Non pas créer des phrases New-age positives (comme dans le texte obsolète que j’ai quand-même laissé dans cet article), mais en tentant quelque chose de personnalisé et inspiré d’un atelier d’ »Ecologie intérieure » de Yann Thibaud auquel j’avais assisté.
Pour commencer j’ai du quitter mon lieu de travail qui ne m’inspirait pas facilement du positif. Après m’être détendu en observant la beauté des nuages dans le ciel, j’ai observé ce qui me contrariait, et à quel souvenir infantile désagréable je pouvais le rattacher.
Puis j’ai visualisé que je revivais la scène infantile se déroulant bien.
Par exemple, constatant que j’éprouvais une sorte de jalousie-envie à l’encontre des hommes bien bâtis, et que cela me posait un problème car cela venait enfoncer l’estime de moi-même, J’ai fait le lien avec l’absence de mon père quasi toute mon enfance. Je me suis visualisé enfant recevant toute l’attention requise de mon père, et cela a modifié ma sensation présente : le vide a fait place à un sentiment d’avoir reçu cette affection masculine et de ne manquer de rien aujourd’hui.
Autre exemple, J’ai observé ma prédisposition à manger un peu trop, un peu trop sucré, par compulsion.
J’ai fait le lien avec ma mère déprimée froide comme un glaçon. Je me suis visualisé accédant au sentiment d’amour relationnel des ma tendre enfance, ce qui a modifié mon sentiment au moment présent : plus besoin de compenser un vide sidéral par de la nourriture car j’ai pris conscience de cette douceur stable présente en moi.
Reste à voir combien de temps ça tient, si c’est stable ou si ce n’est qu’une béquille en attendant de trouver comment transcender plus efficacement les résidus traumatiques.
ancien texte obsolète
ancien texte obsolète
Dans une précédente édition de ce livre / blog, j’écrivais :
Lorsqu’on se sent aspiré.e par des idées sombres, il y a certains avantages à savoir nous concentrer sur ce que nous estimons positif (durant une période limitée dans le temps, afin de ne pas dénigrer la diversité et la subtilité de nos perceptions).
Je partage ici un outil pour retrouver suffisamment de joie pour résoudre ce qui a besoin d’être résolu.
Cet outil n’a pas vocation à supprimer nos défis, ni ne prétend qu’il faille juger le monde en #positif et en négatif. #positives
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Comment ?
Par exemple, si on se sent accablé.e par la fatigue, on peut se concentrer sur les actions douces à notre portée.
Ou encore, au lieu d’attendre une demi-heure un bus en hiver en se lamentant d’avoir froid, on observe là où on a davantage chaud dans le corps.
Il s’agit de repérer des éléments réels, qui nous renforcent (la différence avec la partie précédente réside dans l’observation de ce qui existe déjà).
On peut observer la merveille qu’est notre corps, voir que le système digestif soutient notre corps, que nos muscles fonctionnent (au moins une partie d’entre eux, si on est privé.e de certains).
Cela sans avoir nié aucune douleur ou désagrément corporel éventuels, mais sans s’attarder dessus.
Cette attitude ouvre la perspective que nous sommes rempli.e.s de vie, aidé.e.s et aidant.e.s, entouré.e.s de facteurs favorisant notre vie…
C’est une aide à la reconnexion avec la confiance en nous-mêmes et en la vie.
Cette perspective nous aide ensuite à réaliser une action davantage empreinte d’espoir que de désespoir.
Ce n’est pas seulement une nouvelle perspective mentale qui est visée, c’est une réconciliation émotionnelle et spirituelle avec la vie.
(Il ne s’agit pas de supprimer l’ombre portée du soleil, mais d’accepter celle-ci, tout en savourant l’ensoleillement).
Cette attention au positif existant aide à rompre l’éventuel défaitisme qui nous faisait penser : « à quoi bon agir, si je suis désemparé.e face à un défi insurmontable ».
En #focalisant l’attention sur un élément réel, on évite de recourir à un faux « tout va bien ».
#pensée-positive
Attention à l’obstination et à l’inaction :
A ne voir que le positif, on ne remettrait jamais rien en question. Exemples :
/!\ on ne se soignerait pas, sous prétexte qu’une partie du corps est en bonne santé…
/!\ on reconduirait au pouvoir des dirigeants violents dans la répression des manifestations, sous prétexte que par ailleurs l’État finance des écoles et des hôpitaux ;
/!\ on garderait à vie un époux violent et manipulateur, sous prétexte qu’il glisse un « je t’aime » au petit matin…
Il ne s’agit pas d’approuver tout ce qu’autrui fait, il ne s’agit pas d’incriminer tout ce qu’autrui fait : dans cet outil, il s’agit d’accepter ce qui est, et de sortir ainsi du jugement permanent -lequel tend à nous affaiblir.
Un exemple différent : si on a eu besoin d’accepter une situation de travail précaire et abusive, constater « mon corps a des réserves fantastiques qui m’ont permis de travailler autant durant quelques semaines, pour survivre » ; ne devrait pas empêcher de décider : « je mets tout en œuvre pour retrouver un rythme de vie sain ».
NB. Souvent, les pires idées politiques, ou nos pires caprices, mettent en avant le côté positif d’un projet, en éludent les externalités négatives, pour obtenir un consentement mal éclairé. D’où la précision suivante :
« #Observer le positif existant » consiste à dorloter notre psyché en se reliant à quelque chose de constatable, qu’on avait perdu de vue sous le pessimisme (n’observer que le négatif).
Cela n’a rien à voir avec croire naïvement à une promesse (qui est toujours hypothétique).
A ce jour je suis devant ce double constat :
1. Voir le positif dans chaque situation est une attitude puissamment aidante à ma #résilience, à mon maintien en vie.
2. L’excès de cette attitude, notamment à l’échelle sociétale, nous maintient… y compris dans nos habitudes délétères.
Je reste donc ouvert au désir d’enclencher l’étape évolutive suivante.
Seuls les commentaires positifs seront acceptés.
hahaha
La #pensée #positive
(Le vœu #positif) :
soin ou duperie ?
#pensée-positive #new-age
Dans cette réflexion, je pars du constat que nous sommes éduqués à réfléchir en terme de positif (bien) ou de négatif (mal).
Mais il y a d’autres cultures, plus subtiles ; par exemple la vision en termes de Yin / Yang (qui n’impose pas la culture du jugement en bien/mal).
Juger est sacralisé, dans le sens où on a créé la Justice, et que les interprétations bibliques les plus répandues parlent d’un jugement dernier.
A contrario, les institutions interdisent aux populations de rendre justice elles-mêmes, et le fait de juger autrui est très mal vu.
Est-ce que la pensée positive s’inscrit dans ce paradoxe et la continuité d’une vision binaire ?
Assurément, puisque le fait même de parler de pensée positive implique qu’il y en a une négative.
La pensée positive est présentée comme l’inverse de la malédiction (maudire = mal dire).
Indépendamment du problème du clivage positif / négatif, tout jugement est toujours une réduction de la complexité de la réalité : une interprétation mentale plus ou moins éloignée de ce qui s’est passé.
Mais plutôt que de rejeter en bloc cette double imposture intellectuelle (juger + le faire de manière binaire), voyons s’il y a quelque chose à en tirer d’utile ?
- Mieux vivre consiste‑t-il à créer de la joie,
ou juste à lâcher ce qui obstrue notre joie naturellement présente ?
- Sait-on porter sur le monde un regard neutre,
apprécier ce qui existe, tel que ça existe ?
- Ce que l’on veut cacher (sous du « positif » ou quoi que ce soit d’autre) risque de nous revenir en pleine face plus tard…
Un vœu positif nous aide-t-il,
nous fait-il planer à côté de nos pompes,
ou nous nuit-il carrément ?
Ce qui est habituellement nommé « pensée positive » est plus souvent un vœu, un désir, qu’une pensée inopinée.
Les pensées qui consistent à affirmer être ce que nous voudrions être, ne sont pas nécessairement connectées au réel. Par exemple, prenons les deux affirmations suivantes, souvent utilisées par des personnes en quête de guérison psychique et financière :
« je suis lumière », « je suis abondance ».
Ces deux affirmations sont deux désirs.
Ces deux affirmations sont-elles déjà vraies, au moment où on les prononce ?
Selon un point de vue, oui :
° car il est vrai de dire que nous sommes lumière, étant donné que les atomes qui constituent nos corps sont vibratoires (or la lumière est décrite comme une onde lumineuse),
° car nous sommes déjà dans l’abondance, étant donné que nous jouissons déjà de milliards de cellules en vie.
Mais au moment où on émet ces affirmations-désirs, il est probable que notre ego ne nous trouve ni assez lumineux, ni assez riche.
Cette affirmation positive vient alors entériner la sensation d’être dans l’ombre et de manquer de quelque chose.
Elle vient renforcer l’apparente importance des désirs égotiques.
Elle ne sert pas à avancer vers une attitude plus lumineuse, ni à se renseigner sur comment créer quelque chose à échanger avec les autres.
Si nous étions les pieds sur terre, le cœur apaisé, et heureux, nous ne formulerions probablement pas de vœu de changement. Nous souhaiterions probablement continuer à être nous-mêmes, tel.le.s que nous sommes et tel.le.s que nous deviendrons.
La quête de pensées positives est souvent la conséquence de s’être laissé envahi par des idées sombres.
Les idées sombres qui s’invitent toutes seules sont souvent la conséquence d’avoir trop laissé les pensées diriger notre vie, ou autrement dit, d’avoir bâti notre vie sur une fausse harmonie (notamment les pensées positives créées à tort et à travers).
L’hyper contrôle mental est une forme de disharmonie, probablement au même titre que l’absence de volonté, d’un autre côté.
Cette volonté de nous métamorphoser facilite la création de souhaits extravagants.
Par exemple, une personne sans aucun.e amant.e, peut rêver d’avoir un harem (et affirmer « je fais du sexe sans limites chaque jour »).
Une personne prompte à haïr peut se croire dans l’amour inconditionnel et affirmer qu’elle est un nouveau Jésus.
Cela ressemble à un glissement vers une forme d’aliénation de soi.
Le désir sous-jacent, lui, ce qu’il représente, par exemple une intense satisfaction de vivre, dans les exemples ci-dessus, est révélateur de quelque chose dans notre psyché. Nous pouvons observer ce quelque chose sans chercher à y répondre précipitamment.
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NB. La pensée fantasmagorique ne sévit pas seulement dans le New-Age.
Voici un exemple personnel : dans une formation de travailleur social, les enseignantes aimaient nous répéter qu’en tant que professionnels (en devenir), on savait émettre un avis légitime dans le champ du social.
Mais je ne trouve aucun fondement solide derrière cette affirmation :
Le fait d’apprendre des dispositifs législatifs sur le droit social, d’observer des professionnels plus ou moins compétents et pétris de croyances du « système », et de rédiger des dissertations en vue d’un examen, tout cela ne nous a pas transformés en sages.
Je suppose qu’on fait croire à beaucoup de jeunes qu’en obéissant aux directives de leur métier, ils agissent au mieux.
Le décrochage d’avec la réalité n’est pas une création des méthodes « positives » ; il est la base de toute propagande pour créer une sorte de sentiment de clan, de patrie, de civilisation évoluée…
Cela m’amène à préciser la motivation initiale de ce chapitre sur la pensée positive et sur la loi d’attraction :
* s’affranchir des idéologies consuméristes New-âge,
* ne pas s’inscrire dans l’habitude de gonfler nos égos spirituels.
Comment les gonfle-t-on ? Notamment en feignant une humilité devant Dieu, tout en demandant à l’Univers, ou à Dieu, de pourvoir à tous nos caprices.
Conclusion :
la pensée positive entretient l’erreur de croire que la pensée peut nous sauver. Elle recule le moment où nous cessons de nous laisser envahir par la pensée.
Si toutefois on n’en n’est pas à cette étape, la pensée positive va offrir une béquille qui peut parfois grandement aider à retrouver temporairement le sourire.
« tout flatteur vit aux dépends de celui qui l’écoute » dit la fable, (dont l’auteur reste à prouver).
Lorsqu’on suit des méthodes dites positives, que notre ego se flatte lui-même (« je suis une bonne personne, un bon Chrétien, un bon Musulman, un bon Républicain… » :
aux dépends de qui le fait-il ?
Les moyens par lesquels nous rehaussons l’estime de nous-mêmes sont-ils tous sans danger ?
Ne pourrait-on pas se contenter de lâcher nos idées dévalorisantes, au lieu de les recouvrir d’idées redorées ?
Exemples de pensées positives (partie obsolète)
Exemples de pensées positives (partie obsolète)
Lorsque j’ai découvert la pensée positive, que je n’en avais pas encore compris l’écueil, dans une précédente version du site ou du livre, voici ce que j’écrivais :
Voici des phrases qui me sont venues, ou des phrases que j’ai personnalisées à partir d’autres phrases entendues ou lues.
NB.1 Elles m’ont aidé à reprendre confiance en la vie (et non pas à agir à ma place).
NB.2 Je les partage parce que peut-être elles peuvent réveiller quelque chose d’authentique quelque part, quelque chose de potentiellement universel.
Ces phrases en elles-mêmes ne sont PAS un carburant, a fortiori pas un carburant universel : elles sont juste un levier le temps de déplacer une « charge lourde ». Cf. la réflexion critique menée ci-dessus.
En cas de malaise, cf. la page °Haut-secours°.
NB.3
Si nos maux ont été générés par des pensées « négatives » (croyances erronées dégradantes à propos de notre vie, notamment), la pensé positive ne va pas nécessairement solutionner notre perméabilité à ce qui nous détruit, ni à notre manque de connexion au meilleur de nous-mêmes.
L’une de ces croyances est la croyance que la vie, et/ou l’humain, se résume à ce que l’on sait à ce sujet, et que cela justifierait de se replier égoïstement et autarciquement sur notre seule survie.
NB. 4 L’intention qui nourrit notre croissance spirituelle, comment nous nous situons vis à vis de ce qui est plus grand que nous, et des autres… aura une incidence.
NB.5 Dépasser nos limitations mentales et émotionnelles par l’attention à notre pensée va aider, je l’ai constaté. Mais cela va aider jusqu’à un certain niveau seulement :
ensuite, par nos pratiques corporelles, attitudes, actions, lâcher prise, méditations, ancrages, mises en réseau dans des réseaux pacifiques et sensés…
nous pourrons aller plus loin, avec d’autres niveaux de conscience que la seule pensée :
la pensée est un état de conscience avec ses qualités et ses limites de résultats.
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video témoignage (en anglais)
Aaron Doughty / Why the Law of Attraction Isn’t Working for you :
L’auteur y expose notamment les nécessités :
> d’incarner son voeu (attendre nous fait stagner).
> d’être « au service » (et non pas dans un trip égotique replié sur soi seul)
> d’être vrai (le faux n’est pas le vœu lumineux. Ce qui est faux est souvent le sentiment de ne rien mériter, ainsi que la vie parodique et égotique dans laquelle on se morfond d’ores et déjà)
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En réaction à mes douleurs →
Merci pour l’information que quelque chose dysfonctionne dans mon corps.
Merci pour tout ce qui est en bonne santé. Je célèbre tous les moments de santé que j’ai connus, je célèbre la vie en moi, je suis attentif à la santé qui est de retour en moi. J’accepte la joie spontanée comme célébration de la vie.
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Je suis perméable à l’amour, sous tous ses aspects, et à tous les niveaux de profondeur et de subtilité de mon corps.
J’ai eu raison de faire confiance en la vie,
j’ai rencontré des êtres absolument honnêtes et cela m’a conforté dans mes choix d’honnêteté.
J’ai croisé des êtres splendides, que ça se voie de prime abord ou pas. Cela m’a aidé à me rappeler ma propre splendeur.
Je suis protégé, entouré d’un corps énergétique sain.
J’invite ce qui n’est pas là pour mon plus haut potentiel, ma plus haute santé, ou qui simplement n’est pas à sa place, à me quitter et à suivre ses propres guides, à se rendre là où ça remettra de l’harmonie dans l’univers. S’il s’agit de pensées nocives, je les replace là où elles ne feront plus de mal.
Je fais place à mon authentique moi, à la source de mon être.
Je souhaite que l’énergie en moi se redirige là où le besoin de guérison l’appelle,
(sous-entendu : plutôt que l’énergie reste bloquée dans de la haine, ou dans de l’attachement matérialiste).
Je m’autorise à m’ouvrir à la vie, et à me sentir « bien ».
Je suis vivant.e et parfait.e dès à présent
(dans la mesure où mon cheminement pour me défaire des anciens mensonges,
et pour apprendre à aimer, fait partie de cette perfection).
Je ressens l’eau, le feu, la terre, l’air, les minéraux, les forêts, les animaux, la beauté, les galaxies, Terre…
Une saine l’énergie circule en moi avec harmonie.
Ici et maintenant, je suis reconnaissant.
Je m’aime (avec humilité). J’accepte ma propre existence (cela m’aide à accepter l’existence d’autrui).
(NDLR : cette phrase est développée à la page estime de soi).
Je m’autorise de l’indulgence et de l’authenticité.
J’agis avec justesse.
NB. Je ne prétends pas que l’énoncé de telles phrases dispense d’agir pour notre santé.
NB. L’obsession pour les #pensées positives est parfois comme un bug de notre mental, qui s’accroche à un concept par peur d’en affronter un autre (notamment une croyance jadis forgée dans la peur).
Cependant, ces formulations #positives sont parfois une des meilleures stratégies pour que notre mental se rallie à la défense de notre santé, voire à l’envie de rester en vie.
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Lorsque j’ai souffert suite à la perte d’un être cher →
Merci pour l’amour que cette personne a éveillé en moi.
Lorsque je me suis senti dans une solitude inouïe →
Merci pour les expériences de vie qui m’ont apprises ce qu’est être entouré.e de manière satisfaisante, qui me donnent envie de goûter à nouveau à de tels sentiment de complétude. Merci pour ma vie.
Lorsque j’avais envie de hurler de douleur, sans y arriver →
Merci pour cette mise en lumière d’émotions censurées en moi.
Merci pour mon éducation, qui a fait de son mieux, mais désormais, je m’en émancipe : je lâche mon apprentissage (à me taire) et j’accepte ce qui est en moi,
je l’exprime en toute sécurité (en protégeant mon corps ainsi qu’autrui, en permettant l’expression de ce qui en a besoin, des émotions qui affleurent à ma conscience, toutefois sans en nourrir la flamme).
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Ici et maintenant, je permets à l’amour de circuler et d’atteindre toute ma lignée, quelle que soit l’époque : je suis en paix avec mes ancêtres ;
je regarde sans haine et lâche toutes les anciennes peurs et querelles humaines afin d’être présent à la paix, et cela jusqu’au cœur de chacune de mes cellules.
J’appelle les forces (ou énergies) du bien. A votre bon vouloir.
NB. 8 Cette phrase ne signifie pas qu’il existe un camp de l’ombre (du mal) et un camp de la lumière (du bien).
Peut-être est-ce le cas, mais je n’en sais rien.
Un jour cette phrase m’a soulagé l’angoisse existentielle, et je l’explique ainsi : une partie de moi croyait à ces forces. Depuis quand, je ne sais pas, mais c’était à une période où je regardais beaucoup de films avec des personnages représentant le bien, affrontant des personnages représentant le mal.
NB Certains films sont apaisants. Par exemple « La belle verte », de Coline Serreau. Plus largement, ce à quoi nous nous relions peut nous enfoncer ou nous élever.
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Réflexion en cours (pas encore de réponse entièrement claire, pour moi-même) :
Est-ce que tous les protocoles de « nettoyage » du négatif, des éventuelles entités pas à leur place, les croyances duelles, les histoires avec le bien et le mal, bref quasi tout le lot d’une bonne partie des neo spiritualité, et des dogmes religieux ou civils passés :
Nous aident-ils,
ou nous forgent-il un épais manteau de dualité et de séparation ?
Existe-t-il une loi d’attraction ?
Voici un prétexte à réfléchir sur nos désirs profonds, et sur notre libre arbitre, et non pas à comment à vivre dans le luxe via une méthode New-âge, que la « loi » soit vraie ou pas.
« Qui se ressemble s’assemble », selon le dicton.
En résumé de ce que j’ai compris des idées contemporaines à ce sujet : l’Univers** nous renverrait ce qui vibre à la même fréquence que nous (dans le paradigme que nous sommes énergie vibratoire, que la matière n’est que la manière dont nous le percevons).
Exemple typique : si on est pauvre, malgré un vœu de richesse, ça serait à cause d’un vœu de pauvreté inconscient (l’Univers vibrerait en écho de ce que notre #inconscient vibre, car ce dernier serait profondément ancré).
Et diverses personnes expliquent comment aligner le conscient et l’inconscient, se mettre à vibrer comme la personne satisfaite que nous voudrions être*, et ainsi attirer ce que l’on désire vraiment.
* Par exemple, si l’on a froid, affirmer, se persuader !, que l’on a déjà chaud.
** Nommer l’univers, c’est parfois une manière d’avoir l’air savant, sans pour autant comprendre de ce dont on parle.
Ce que j’observe, c’est que ces techniques nous incitant à faire comme si l’objet de notre désir était déjà acquis, nous font rentrer en conflit avec nos précédentes convictions contradictoires.
Par exemple, supposons qu’on affirme : « je suis totalement libre sexuellement », alors qu’on n’aurait pas encore guéri d’un traumatisme consécutif à une agression sexuelle, et dont le souvenir serait refoulé*.
Une telle affirmation ferait probablement remonter le traumatisme à la conscience. Dans l’un des meilleurs scenarii possibles, la prise de conscience permettrait d’entamer une démarche de soin.
- le refoulement est un mécanisme de défense psychique : une protection décidée inconsciemment vis à vis des événements traumatisants
La réaction de notre psyché à un désir sortant de la routine, est comme un message d’un ordinateur auquel on commande de supprimer une donnée :
« confirmez‑vous la suppression de l’ancienne croyance » demande‑t-il ?
Cet avertissement est utile, pour éviter d’écraser par erreur une information.
Les affirmations positives me semblent efficaces à révéler des croyances inconscientes (mais actives en nous).
Mais peut-on transcender ces dernières ainsi ?
critique de la loi d’attraction et de la pensée positive (copié collé d’un autre auteur)
critique de la loi d’attraction et de la pensée positive
(copié collé d’un autre auteur)
NB Je n’ai pas lu tout ce à quoi renvoient les liens inclus dans ce copié collé, je n’apprécie pas certains contenus liés à certains liens Internet présents dans ce copié collé, donc :
le seul matériel informatif que je souhaite partager est le texte reproduit ici et rien d’autre.
17 juillet 2020
Le mythe de la loi de l’attraction et les méfaits de la pensée positive
Source : SOTT
https://fr.sott.net/article/35890-Le-mythe-de-la-loi-de-l-attraction-et-les-mefaits-de-la-pensee-positive
La théorie de la pensée positive repose sur l’idée que notre vie est le simple reflet de nos pensées : en les contrôlant, on pourrait avoir tout ce que l’on désire. Nos difficultés viendraient donc du fait que nous pensons négativement.
La solution apportée par la pensée positive est donc de contrôler les émotions et pensées négatives, de les supprimer et de ne plus avoir que des pensées positives, afin de diriger notre vie vers la réussite et le bonheur.
Les pensées positives peuvent en effet produire des émotions positives (et encore, pas systématiquement) mais, comme le rappelle justement Matthieu Ricard, « l’univers n’est pas à notre disposition ». Par ailleurs, pouvons-nous véritablement contrôler nos pensées ?
Ilios Kotsou propose dans son livre Éloge de la lucidité de déconstruire la théorie de la pensée positive et le mythe de la loi de l’attraction en s’appuyant sur des études de psychologie et de neurosciences.
Le mythe du contrôle
Ilios Kotsou soutient que pouvoir se débarrasser de pensées inconfortables, dites « négatives », et les remplacer par des agréables, dites « positives » n’est pas aussi évident que cela.
Ilios Kotsou cite l’expérience de Daniel Wegner, professeur de psychologie à Harvard, au cours de laquelle il a demandé à des individus de décrire verbalement ce qui leur passait par la tête pendant cinq minutes après qu’on leur ait donné la consigne de ne pas penser à un ours blanc. Ces individus étaient repartis en deux groupes :
- dans le premier groupe, les individus devaient essayer, tout en continuant de décrire ce qui leur traversait l’esprit, de ne pas penser à un ours blanc (chaque fois qu’ils pensaient à un ours blanc, ils devaient appuyer sur un bouton) ; ensuite, pendant un temps supplémentaire de cinq minutes, on leur demandait de faire le contraire et de penser à un ours blanc ;
- dans le deuxième groupe, la consigne était inversée (on demandait aux individus d’abord de penser à un ours blanc puis de ne plus y penser).
L’étude a montré que les participants pensaient beaucoup plus à l’ours blanc quand on leur demande de ne pas y penser. Wegner en conclut que la tentative de supprimer une pensée conduit à une intensification de celle-ci : cela s’appelle « l’effet rebond ».
Risque de création d’une obsession
Ilios Kotsou continue en écrivant qu’un bon moyen de se créer une obsession est de porter exagérément attention à toutes ses pensées et d’en débusquer une qui nous rend honteux (« je ne devrais pas avoir cette pensée, pourquoi je n’arrive pas à la maîtriser, je fais tout pour la contrôler mais je n’y arrive pas »).
Or la honte comporte des dangers pour notre santé mentale :
- la honte, c’est s’assigner l’étiquette « je suis mauvais/e » (plutôt que séparer identité « je suis nul/le » et action « j’ai fait ci/ça »);
- la honte a un pouvoir destructeur pour soi et les autres parce que la douleur engendrée par la honte rend plus susceptible de s’engager dans des comportements autodestructeurs ou d’agresser et d’infliger de la honte aux autres;
- la honte érode le courage et alimente la démotivation.
Être obsédé par une pensée, c’est se persuader qu’il est terrible d’avoir cette pensée, qu’elle est vraiment indésirable et qu’elle doit absolument disparaître pour ne pas avoir de conséquences néfastes et ruiner notre journée, voire notre vie ! Mais, comme vu plus haut, supprimer nos pensées n’est pas si facile !
Là encore, Wegner a conduit une expérience pour valider ce mécanisme : il a demandé à un groupe de participants de choisir une personne de leur entourage avec la consigne de penser à ce qu’ils voulaient avant d’aller dormir, sauf à cette personne précisément. Un groupe de participants témoins n’avait pas cette consigne (il ne devait pas supprimer cette pensée). Au réveil, les participants devaient noter leurs rêves. Il est apparu que penser à la personne augmentait sa présence dans les rêves des membres des deux groupes, mais cet effet est exacerbé par le fait d’essayer de ne pas y penser !
Il est difficile de contrôler ses pensées et cela l’est d’autant plus quand une personne ne va pas bien.
Nous ne sommes quand mêmes pas naïfs au point de ne pas avoir remarqué qu’il était préférable et plus agréable de penser positivement. Mais s’il suffisait de le vouloir pour y parvenir, comme le suggèrent les tenants de la pensée positive, nous n’aurions tout simplement pas besoin de ces livres ! – Ilios Kotsou
S’il était si facile de se « débarrasser » des pensées négatives, les personnes déprimées ou dépressives seraient très rares…
L’auto suggestion positive : un risque pour les personnes ayant une faible estime d’elle même
Dans une étude canadienne, Joanne Wood, enseignante-chercheuse en psychologie, a testé l’effet des auto-affirmations positives. Elle a comparé un groupe de participants à l’estime d’eux-mêmes faible à un autre groupe à l’estime d’eux-mêmes élevée. Il était demandé à tous les participants d’écrire toute pensée ou toute émotion qui leur traversait l’esprit pendant 4 minutes puis la chercheuse mesurait leur humeur. Pour évaluer l’effet de l’auto suggestion positive, Joanne Wood divisa chaque groupe en deux :
dans le premier groupe, une cloche retentissait toutes les 15 secondes et les participants devaient se répéter à ce signal : « Je suis une personne digne d’être aimée » ;
dans le deuxième groupe, aucune consigne n’est donnée.
Les personnes ayant à la base une faible estime de soi se sentaient encore plus mal après avoir répété cette phrase. En revanche, cela fonctionnait un tout petit peu pour celles et ceux qui avaient déjà une bonne estime d’eux-mêmes.
Ilios Kotsou en déduit amusé : « L’auto suggestion positive fonctionne donc… uniquement pour ceux qui n’en ont pas besoin ! »
La culpabilité
L’idéologie de la pensée positive peut avoir comme effet « pervers » possible de faire reposer toute la responsabilité d’une situation sur l’individu au détriment des déterminants sociaux et du contexte, écrit Kotsou.
Kotsou regrette ainsi que des employés en situation d’épuisement professionnel soient incités à suivre un stage de pensée positive au lien de chercher à améliorer les conditions de travail…
Les tenants de la pensée positive ont tendance à oublier que l’environnement dans lequel nous évoluons a un impact considérable sur nos vies.
Présupposer que nous pouvons choisir librement le contenu de nos pensées présente donc un autre potentiel effet secondaire négatif : la culpabilité.
– Ilios Kotsou
Quand une croyance devient une prison idéologique et fait peser des risques sur la santé
Ilios Kotsou regrette que les croyances en une pensée magique soient à même de susciter des attentes de guérison irréaliste qui peuvent amener une personne malade à négliger ou abandonner un traitement prescrit par un médecin. Il ajoute que, jusqu’à maintenant, aucune recherche scientifique n’a pu montrer d’effets probants de la pensée positive.
Par ailleurs, faire de la pensée positive une idéologie risque de nous conduire à un état appelé « fusion cognitive ». Cet état intervient quand nous ne parvenons plus à nous distancer de nos états mentaux et à en devenir esclaves. Une pensée, une croyance, quand elle est prise au pied de la lettre, influence et modifie la perception de la réalité ainsi que nos comportements. Être en fusion avec nos pensées rétrécit nos possibilités et entrave nos choix. Combiné au biais cognitif de confirmation, notre flexibilité mentale et notre esprit critique en deviennent de plus en plus réduits.
Croire aux idéologies peut nous aveugler au risque de ne plus nous permettre de prendre le recul nécessaire face à nos émotions et à nos pensées.
– Ilios Kotsou
De plus, Ilios Kotsou rappelle que nous souhaitons tous avoir un sentiment d’identité positif, stable et sécurisant (théorie de l’identité sociale). Cela nous amène à valoriser et à défendre ce dont cette identité dépend (groupe d’identification, idées, objets matériels symboles d’appartenance…). Cette défense se fait malheureusement souvent au détriment de celles et ceux qui n’en font pas partie ou qui n’adhèrent pas à cette idée.
Ainsi, Ilios Kotsou nous avertit des dangers de ce « nombrilisme » : plus nous nous identifions à quelque chose (ici la loi de l’attraction), plus cette chose nous fige, clôt notre identité à quelques descriptions limitées de nous-même, nous enferme et nous coupe des expériences contradictoires et des apprentissages que nous pourrions en faire. Cela revient à nous accrocher à l’histoire que nous nous racontons sur nous-même, envers et contre tout… faisant le lit de la violence.
Source : https://www.reseauleo.com/le-mythe-de-la-loi-de-l-attraction-et-les-mefaits-de-la-pens%C3%A9e-positive/
NB Je n’ai pas lu assez des autres articles de ce site pour m’en faire une opinion, a fortiori je ne peux pas les recommander.
Les émotions désagréables,
Intelligence émotionnelle
Empathie,
Mémoire traumatique
suite de la critique ; chapitre Les émotion
NB Je n’ai pas lu tout ce à quoi renvoient les liens inclus dans ce copié collé, je n’apprécie pas certains contenus liés à certains liens Internet présents dans ce copié collé, donc :
le seul matériel informatif que je souhaite partager est le texte reproduit ici et rien au delà.
Et l’éthique dans tout cela ?
La pensée positive ne porte pas de valeur éthique en soi : on peut souhaiter être riche sans pour autant développer un état de compassion (au risque d’écraser les autres), on peut souhaiter être aimé sans pour autant chercher à devenir une personne plus empathique, plus « aimable »…
Chercher à cultiver une relation amoureuse avec une personne irrespectueuse ou en étant soi-même irrespectueux n’apporte ni sens ni plaisir. Conserver un travail qui propose des conditions de travail dégradantes va à l’encontre du bonheur, de même qu’être chef d’entreprise et proposer des conditions de travail dégradantes (même en proposant des séances de méditation à côté) ou avoir recours au harcèlement (tout ou en affichant des valeurs progressistes sur le site internet de l’entreprise).
Le rôle des émotions dites « négatives » — L’importance de cultiver l’intelligence émotionnelle
Il n’y a pas de raison, ni sur le plan sociologique ni sur le plan psychologique, de séparer les émotions positives et négatives. La vie est faite de sentiments mêlés et ambivalents et les émotions sont toutes des messagères au service de la vie.
Il est utile de savoir à quoi servent les émotions et quelle en est la véritable nature. Les émotions saines durent quelques minutes (rarement plus de 5 minutes) et sont des réactions physiologiques qui servent la vie humaine en attirant l’attention sur des besoins fondamentaux insatisfaits (que les émotions durent plus longtemps, il s’agit d’autre chose que d’émotions primaires : de stress, de sentiments parasites socialement apprises, d’émotions élastiques ou encore de mémoire traumatique).
Chaque émotion est ressentie en lien avec des causes et des besoins différents :
- la colère : – cause => frustration, injustice, impuissance, violation de l’intégrité (psychique ou physique) – besoin => écoute, compréhension, décharge de l’énergie, changement, réparation
- la tristesse : – cause => perte, séparation, échec – besoin => réconfort, acceptation, expression émotionnelle (ex : pleurer), amour inconditionnel
- la peur : – cause => danger, inconnu, insécurité, menace – besoin => protection, aide, compréhension sécurité, réassurance
- la joie : – cause => réussite, émerveillement, rencontre, gratitude; – besoin => partage, lien, réjouissance
- le dégoût : – cause => nocivité, irrespect pour l’intégrité physique (dont viol) – besoin => sécurité, respect, accueil des émotions, justice
- la honte : – cause => non alignement avec les valeurs, moquerie, jugement – besoin => restauration de l’estime de soi et de la valeur personnelle, acceptation, amour inconditionnel.
- (opinion critique contraire au concept d’amour inconditionnel)
Accepter les émotions désagréables est une composante du bonheur
Dans l’étude IRM « Putting Feelings into Words », des participants ont été invités à regarder des images de personnes dont les visages portaient des émotions visibles et fortes. L’amygdale du cerveau (centre des émotions dans le cerveau qui détecte et alerte sur les dangers) s’active en fonction des émotions représentées. Mais quand ces mêmes participants ont été invités à nommer les émotions perçues, le cortex préfrontal (centre de décision et de raisonnement du cerveau) s’est alors activé et a réduit l’impact de l’amygdale. En d’autres mots, reconnaître et nommer les émotions en réduit leur impact.
Nommer les émotions est à l’opposé du fait de réprimer, nier ou enfouir les émotions : c’est justement le fait de chercher à supprimer les émotions qui va en augmenter l’impact (« tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime »).
Les neurosciences nous invitent donc à gagner en intelligence émotionnelle :
- identifier les émotions, notamment à travers les sensations corporelles qui alertent sur la présence de telle ou telle émotion – voir ici ;
- comprendre les émotions : on a tendance à confondre le déclencheur (une remarque, une critique) et l’émotion elle-même (la colère, la peur, la tristesse). Par ailleurs, les émotions sont comme des visiteuses qui nous alertent sur un besoin non satisfait et repartent quand le besoin est comblé ;
- exprimer les émotions : mettre des mots sur les émotions permet de les exprimer de manière constructive pour amener à la satisfaction du besoin insatisfait et au retour à l’équilibre. Exprimer ses émotions à la bonne personne, au bon moment, de la bonne manière et à la bonne intensité n’est pas facile !

Vocabulaire des émotions
Des méthodes anciennes nous ont largement devancés dans ce domaine : la pleine conscience consiste justement à accepter les émotions telles qu’elles se présentent sans chercher à les chasser mais en les accueillant comme des visiteuses. La pleine conscience propose également d’accueillir les sensations corporelles présentes en les nommant et en ressentant pleinement les manifestations sans chercher à censurer ou juger quoi que ce soit.
Remplacer la négation des émotions douloureuses par l’empathie
Souvent, une personne qui raconte ses soucis à une autre ne demande ni solution ni conseil mais a simplement besoin de compréhension et d’empathie, c’est-à-dire d’une oreille « amie » ou d’une épaule sur laquelle pleurer.
Chaque être humain, homme ou femme, veut être compris et recevoir de l’empathie, attend de la connexion émotionnelle plutôt que des conseils, des jugements ou la minimisation de son problème. Cette empathie peut prendre la forme d’auto empathie.
Ainsi, dans toute relation humaine, le rôle de chaque protagoniste n’est pas de résoudre les problèmes de l’autre (surtout pas en le chassant à coups de « sois positif – pense positivement ») mais de lui offrir un soutien, un soulagement, de l’empathie en validant ses émotions, en lui donnant le droit d’être triste, en colère ou encore d’avoir peur.
Il est possible de recourir à une métaphore : quand nous voulons qu’une fleur grandisse, nous ne lui ordonnons pas de pousser, nous l’arrosons, veillons à la luminosité à laquelle elle est exposée, nous enrichissons éventuellement sa terre. De même, quand nous voulons qu’une personne s’épanouisse, nous ne pouvons pas juste lui ordonner de s’épanouir. Nous devons là aussi l’arroser : avec de l’écoute, de l’empathie, de la validation des émotions, du soutien, de la présence.
Voici quelques exemples de pensée positive toxique et comment reformuler des phrases incitant à la positivité en phrases empreintes d’intelligence émotionnelle :

Quand la croyance en la loi de l’attraction prend la place du travail sur la mémoire traumatique
De nombreuses personnes qui s’engagent dans le développement personnel qui s’appuie sur des croyances telles que la loi de l’attraction ou le pouvoir de la pensée positive souhaitent donner du sens à leur vie et bien sûr aller mieux, réduire le niveau de souffrance psychologique. Ces croyances agissent (parfois) comme un remède mais masquent malheureusement souvent les origines du mal-être, comme si on traitait les symptômes d’une maladie – comme la fièvre – mais pas les symptômes – en l’occurrence, la mémoire traumatique.
Donner un sens à sa vie est un besoin tout aussi fondamental que le besoin de certitude et de contrôle. Les croyances en la loi de l’attraction ou en la pensée positive a un rôle psychologique dans la personnalité des personnes qui s’y accrochent : elles apportent des certitudes, du contrôle et du sens. Cela me fait penser au modèle du stress développé par Sonja Lupien, neuropsychologue. Cette dernière a conçu le modèle SPIN, chaque lettre correspondant à un facteur important de stress :
- Sens du contrôle diminué
- Personnalité menacée
- Imprévisibilité
- Nouveauté
Ainsi, croire à ces « lois » reviendrait à se rendre capable de maîtriser ces facteurs de stress pour maintenir sa santé mentale. Pourtant, accepter de se confronter à sa mémoire traumatique permettrait de traiter à la fois les symptômes et les origines du mal-être.
De même, Anthony Lantian, docteur en psychologie, écrit que les personnes qui recherchent intensément à se distinguer des autres ont tendance à ressentir une forte attraction envers ce qui est présenté comme secret ou inaccessible. Cela explique probablement le succès du livre de Rhonda Byrne faisant la promotion de la loi de l’attraction intitulé Le Secret (ce titre n’étant probablement pas choisi par hasard… marketing, quand tu nous tiens). Or un travail sur la mémoire traumatique permettrait de remettre à sa juste place le besoin de se sentir spécial en se reconnectant à sa valeur en tant qu’humain, qui est assez tel qu’il est.
Censurer les émotions dites négatives (tristesse, peur, jalousie, honte et surtout colère), c’est nier la nature politique des émotions
Eva Illouz, sociologue et autrice du livre Happycratie, dénonce le fait que gommer les émotions dites négatives (tristesse, peur, jalousie, honte et surtout colère), c’est nier la nature politique et la fonction sociale de ces émotions pourtant utiles.
C’est que toute émotion fournit une information essentielle sur la manière qu’a l’individu de construire son récit de vie, sa manière de nouer des relations, d’évoluer dans son environnement social, de supporter les pressions, de saisir ou non sa chance, d’affronter les épreuves. Toute émotion fournit également de précieuses informations sur ce qui pousse l’individu et les groupes à agir, à se rassembler, à se mobiliser.
– Eva Illouz
Par ailleurs, la loi de l’attraction et la pensée positive incitent à censurer l’émotion de colère qui est pourtant tout à fait légitime. Nous avons parfaitement le droit d’être en colère (de même que nous avons le droit d’être triste, de se sentir découragé ou d’avoir peur). La colère est à l’origine des soulèvements contre l’oppression, l’injustice, le manque de reconnaissance – contre toute forme de mépris social ou de négation de la personne, d’atteinte à sa dignité humaine.
La colère n’est pas synonyme de violence.
Pour atteindre des objectifs, mieux vaut anticiper les obstacles – les moyens – plutôt que visualiser seulement la réussite – la finalité
Yves-Alexandre Thalmann, psychologue et formateur, critique la pensée positive (ou loi de l’attraction) telle qu’elle est souvent proposée. Il écrit :
Penser positivement ne peut qu’être recommandé, ne serait-ce que pour les émotions agréables que cela suscite. Mais éviter les pensées négatives sous prétexte qu’elles pourraient attirer des problèmes est un conseil contre productif.
Yves-Alexandre Thalmann propose donc une approche qui permet de générer des émotions positives (ayant une influence favorable sur l’humeur) et en même temps des éléments motivants (visualisations du processus).
Pour lui, les outils de type pensée positive et visualisation peuvent être efficaces pour atteindre un objectif tangible à une condition : intégrer les obstacles (et donc les émotions dites négatives) plutôt que les éviter. En effet, face à un obstacle, le cerveau s’anime pour trouver des solutions afin de le surmonter : c’est précisément cela qui est source de réflexion et d’efforts (et pas le fait de s’imaginer en situation de réussite puisque le cerveau n’a pas besoin de mobiliser des ressources qui permettent de concrétiser des réussites, ces dernières étant déjà atteintes !).
Cette proposition d’anticiper les obstacles permet de réintégrer la responsabilité personnelle dans le processus en ayant en tête l’objectif à atteindre (source de plaisir) mais aussi les comportements à adopter en cas d’obstacles.
En effet, les neurosciences ont montré que le fait de prendre une décision réduit l’anxiété (en plus d’aider à résoudre les problèmes !).
La prise de décisions inclut le fait des créer des intentions, de poser des objectifs, d’élaborer des stratégies pour y parvenir et de réévaluer les options lors de la réalisation. Tous ces processus mentaux sollicitent les mêmes circuits neuronaux du cortex pré frontal. Or le fait de solliciter le cortex préfrontal (le cerveau qui réfléchit) réduit l’impact de l’amygdale (le centre des émotions qui court circuite le raisonnement logique).
Pour autant, la prise de décision n’est pas chose facile. Les neurosciences insistent sur le caractère « suffisamment bon » d’une décision. Il n’est pas nécessaire de chercher à prendre une décision parfaite pour résoudre un problème (le perfectionnisme est source de stress et sollicite l’amygdale). C’est la prise de décision ferme qui envoie le message au cerveau que les choses sont sous contrôle.
Une décision suffisamment bonne est presque toujours suffisamment bonne dans les faits !
Par ailleurs, l’action de décider augmente le plaisir ressenti. La prise de décision induit un changement dans les circuits de l’attention et dans la manière dont on se sent par rapport au problème. Cela conduit à une hausse de l’activité de la dopamine, l’hormone de la récompense. Nous nous sentons plus heureux quand ce qui nous arrive de bien est consécutif à une décision que nous avons prise et des actions que nous avons entreprises que lorsque ces événements heureux nous arrivent par « chance » ou par l’intermédiaire de l’action d’autres personnes.
Quand nous sommes confrontés à une décision que nous avons subies ou que nous prenons sous le poids des conventions sociales (« tu devrais faire ça », « on a toujours fait comme ça, « c’est vrai que je devrais… »), le circuit de la récompense n’est pas activé dans le cerveau… c’est même plutôt le circuit du stress qui est activé !
Le new age
Une très grande part des livres de spiritualité et de développement personnel en vente sont New-âge ; ils sont formulés dans un langage facile.
Y a-t-il un problème avec la pensée New-âge ?
Le new-âge est-il une réappropriation culturelle, une simplification spirituelle au point d’être fausse, une machinerie de l’oligarchie mondiale, une vérité révélée, ou quoi d’autre ?
Le New-âge est assez bien représenté par l’autrice Lise Bourbeau, qui affirme que nous sommes Dieu (pas le Dieu de tout, mais le Dieu de notre vie).
Croire qu’on serait Dieu (ou qu’on serait directement en contact avec lui) est-il plus absurde que de croire que Dieu nous demanderait de nous soumettre à des institutions religieuses (qui ont tué pour étendre leur pouvoir) ?
Veux-tu remplacer une croyance peu plausible par une autre, ou cesser de croire à tout va ?
Le New âge offre un récit plus facile à croire que les religions classiques. Mais il est comme toute idéologie en ce monde : il peut inspirer des changements heureux, et il peut aussi enfermer dans de fausses certitudes.
La CNV (copié collé d’un autre auteur)
La CNV
(copié collé d’un autre auteur)
NB Je n’ai pas lu tout ce à quoi renvoient les liens inclus dans ce copié collé, je n’apprécie pas certains contenus liés à certains liens Internet présents dans ce copié collé, donc :
le seul matériel informatif que je souhaite partager est le texte reproduit ici et rien au delà.
Cultiver des valeurs éthiques !
La pratique combinée de la Communication Non Violente (CNV) et de la pleine conscience peut être un chemin vers une vie guidée par des valeurs éthiques.
La pleine conscience est vivante quand elle est associée à une éthique dans une dynamique de vision, de parole, de pensée, de moyens d’action et d’efforts justes. Il s’agit d’être pleinement présent.e dans le moment, à n’importe quel moment (quand on marche, quand on écoute, quand on parle…). Il est précieux de s’arrêter pour gagner en discernement en créant des conditions avec le corps pour se relier à soi et aux autres (à travers notamment la respiration).
La pleine conscience ne vise pas à « calmer » mais a des vertus pacifiantes et permet de vivre ce qui se passe en soi (les sensations, les émotions, les pensées) afin de mieux appréhender les messages du corps et de se mettre à leur écoute.
La Communication Non Violente (CNV) est une philosophie de vivre qui s’inscrit dans une communication de cœur à cœur, qui met la qualité de la relation au centre. Le processus de la CNV s’appuie sur les quatre étapes OSBD (observation, émotion, besoin, demande).
Ces quatre étapes OSBD sont à considérer comme une langue destinée à nous permettre de nous « rééduquer » plutôt qu’une langue destinée à être parlée, à être exprimée telle qu’elle dans une interaction avec autrui.
Les quatre étapes OSBD nous permettent de faire la différence entre le fait d’appréhender la réalité avec empathie dans une optique de coopération, et le fait d’appréhender la réalité avec jugement, accusation dans une optique de jeu de pouvoir et d’exigence.
Les quatre étapes OSBD sont un outil de déconditionnement qui permet de démêler les jugements des observations, les pensées des émotions, les accusations des besoins et les exigences des demandes. Ces quatre étapes visent à séparer les pensées du reste de notre vécu personnel. Cette langue est donc intérieure et permet d’être au clair avec ce qui est chez nous.
C’est un langage interne qui n’a pas pour but d’être utilisé à l’extérieur. – Isabelle Padovani, formatrice en CNV
Le processus OSBD sert à écouter et reconnaître ce qui est vivant en soi et chez les autres. A cet effet, les listes des sentiments et des besoins sont des outils de reconnaissance, d’identification (certes parfois incomplets, à enrichir et modifier si nécessaires) qui donnent des bases de réflexion commune et compréhensible par tous et toutes. Plus on enrichit notre langage, plus on est capable de penser les concepts, ici de sentiments et de besoins humains fondamentaux.

La roue des besoins humains pour traduire nos émotions en termes de besoins
La pleine conscience et la CNV sont au service d’une vie citoyenne, du Je au Nous (pour paraphraser Thomas d’Ansembourg) justement parce qu’elles sont un chemin vers des décisions conscientes et responsables.
Un chemin vers soi est un chemin pour contribuer au monde en tant que citoyen.
– Eliane Regis, formatrice en CNV

Inspiration : Éloge de la lucidité : se libérer des illusions qui empêchent d’être heureux de Ilios Kotsou, édition Poche
video critique : « vous êtes responsables de votre bonheur ; la pensée positive nous soumet au néolibéralisme » par Elucid
video critique : « vous êtes responsables de votre bonheur ; la pensée positive nous soumet au néolibéralisme » par Elucid
Le yoga du rire
Il s’agit de provoquer son rire, pour ensuite rire vraiment, et ainsi obtenir les bienfaits du rire sans devoir attendre une situation comique.
Je m’interroge cependant sur la promotion d’un yoga du rire mais pas d’un yoga des pleurs.
La #gratitude
La reconnaissance de ce qui va déjà bien est une forme de gratitude. Elle est l’antidote d’une course épuisante au « toujours plus ».
Ressentir la vie, bouger, agir, et quitter les écrans quand on le peut, sont une forme de gratitude pour notre corps.
On peut #remercier pour ce qui améliore notre vie, y compris si c’est au travers de l’adversité, ou loin de notre zone de confort.
Lorsque l’on ne comble pas un désir, pourrait‑on néanmoins remercier pour ce désir ? Oui. Par exemple, une personne sans ami.e.s peut se réjouir de cette envie d’amitié, car elle contribue à faire d’elle un être humain.
On peut remercier sans approuver totalement. Par exemple, la voiture facilite nos déplacements, merci ; pourtant il est urgent de se déplacer autrement, en respectant mieux la nature.
Remercier a-t-il un sens lorsque c’est ritualisé ?
Un refus conscient de remercier me semble davantage témoigner d’une attention (à autrui, à ce qui se produit dans la vie), qu’un remerciement machinal.
o0o
Lorsque l’on a appris à remercier un Dieu que l’on se représente susceptible de nous punir si on ne le remercie pas, ou à remercier des parents susceptibles de nous gronder (si on ne dit pas merci), on n’a pas appris la gratitude. On a intégré un conditionnement (par la peur).
être dans la gratitude pour … ?
…Pour ma vie dans ce monde ?
Pour avoir de beaux enfants ? Mais ils vont mourir et eux aussi charger leur karma (s’il existe ?) de par le mode de vie inhérent à cette planète :
Vivre sur cette planète, c’est tuer (pour manger). A moins de ne vivre que de fruits ?
… Pour une aisance matérielle ? Mais si j’ai un ordinateur, j’ai contribué à créer un lac d’acide et de toxiques divers quelque part en Chine ou ailleurs.
Si j’ai de l’argent (donc du pouvoir humain capitaliste), c’est parce que quelqu’un d’autre en a peu.
Merci pour un beau corps que je sculpte en faisant du sport ? Mais il va dépérir quand même.
Merci pour la paix ? Mais il n’y a pas vraiment de paix sur Terre.
Il y a des espaces protégés par des armées, protégés tant que la population ne contrarie pas quelques puissants qui peuvent continuer à ruiner les gens et l’environnement naturel.
Dès qu’une population se libère d’un des puissants oppresseurs mondiaux, ou se rallie à un protecteur plus faible, elle est attaquée. cf la commune de Paris pour un exemple français, mais cf. plein de populations massacrés un peu partout par les leaders mondiaux de l’armement.
Alors merci pour quoi ?
Je ne vois qu’une chose à remercier :
Merci pour tout ce qui me permet d’accéder au retour à l’intégralité de mon être, souverain, autonome.
Cela inclut mes marges de libre arbitre, les marges de sortie des illusions collectives et personnelles,
les marges de réalignement avec la réalité -hors du rêve/mitote/matrice/maya/croyances/égrégores/astral etc-).
Interrogeons l’impact de remercier pour des cadeaux inexistants. Cela m’amène à être ni mécontent, ni content, mais plutôt observateur.
NB. La notion quasiment inverse de la gratitude est le mécontentement.