Les congés, l’anarchie, le #système. M à jour : mars 2026
Les #congés, 1936
#vacances #Front-populaire #congés-payés #Histoire #utopie
En 1936*, en France, par des « luttes populaires », « le peuple gagnait des congés payés » (m’a-t-on dit).
Mais la même année, en Espagne, une révolution** commençait à ériger une société sans patronat tyrannique, ni propriétés abusives, voire sans argent dans certains villages.
Une même date, deux pays voisins, deux directions différentes. En France, un assouplissement de la bride (pour dissuader d’une vraie révolution ?) ; en Espagne, une tentative d’évasion d’un système oppressif, et la création d’une nouvelle norme.
Hélas l’élan émancipateur espagnol ne fut pas assez soutenu, pas même par les soit-disant progressistes élus français, ni par les soit-disant épris de communisme.
C’est donc une extrême droite sanguinaire, ultra capitaliste, réac et oppressive, aidée par divers capitaux étrangers, qui a reposé un cadre d’iniquité, et régné durant quelques décennies, sous l’effigie d’un général autoproclamé héros et adoré par quelques privilégiés de son système néo-monarchique.
Une des leçons de cette tragédie semble être que l’on ne peut pas instaurer de #liberté au sein d’un groupe humain attaché à ses barreaux.
(D’où l’intérêt d’apprendre collectivement à nous détacher de nos illusions et de l’attachement à nos barreaux/bourreaux).
*Sous réserve que j’aie accédé à des documents historiques valables.
** Cette révolution était principalement anarchiste, c’est-à-dire s’appuyant sur l’auto responsabilisation des individus.
L’ #anarchie ?
Certains médias et films ont excessivement et injustement confondu le concept d’anarchie avec les concepts de chaos, d’anomie, et de violence (anarchistes décrits comme des poseurs de bombes, dans plusieurs films).
Pourquoi une fabrique de haine anti anarchistes ; cette haine pourrait-elle être le fruit du désir refoulé de liberté ?
Autrement dit, la frange de la société la plus soumise à des rôles conformistes, et des dogmes, désirerait-elle secrètement s’en émanciper ?
Une autre hypothèse provient de ma découverte de la méditation : ce chemin vers la vacuité et le lâcher prise d’avec les pensées incessantes.
Se pourrait-il que l’on manque de confiance en la sagesse de ce vide non vide, ce concept auquel on n’est pas habitué ?
Si oui, cela pourrait nous amener à croire que nous serions perdus sans nos carcans coercitifs.
Cette croyance est illusoire car nos carcans administratifs et policiers ne gênent pas les multinationales conquérantes et ravageuses -pas plus que nos sentiments de culpabilité et nos règles morales ne gênent le flot continu de nos pensées envahissantes.
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Qui sont les plus nombreux poseurs de bombes, les semeurs de terreur ?
Les guerres mondiales, économiques, et les répressions armées à l’encontre des peuples, montrent que la violence est présente dans les régimes en vigueur, très hiérarchisées (et NON anarchistes).
A cette situation violente se rajoute une vieille culture du chef, encore active dans la production de films récents, qui font croire qu’il faut trouver le bon roi, le bon président, le bon PDG, ou le bon agent des services secrets, pour que tout rentre dans l’ordre.
Quant au chaos, on ne peut pas vraiment dire que notre société (société rejetant l’anarchisme) l’ait évité, vu qu’elle est au bord du collapse.
NB. Dans <ce livre / ce site web>, je ne promeus pas de dogme politique (anarchisme inclus) : <ce chapitre / cette page> se contente de pointer une incohérence, et des accusations mensongères répandues. Cela est dans la continuité de la quête de vérité inhérente à l’ensemble de l’œuvre.
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Quelle que soit l’organisation de la société, puisse un éveil de ce qu’il y a de plus sain en nous, hisser ce monde vers la paix et la fraternité.
Le système
Le « système » est dans nos têtes
Le » #système » est dans nos têtes, sous forme affective et conceptuelle, avant même d’être traduit en lois, incarné en métiers, imprimé en billets, théâtralisé dans des institutions.
Tant que l’on confond notre image mentale de la société (ce qu’on en comprend, subjectif et très partiel, voire faux) et réalité, il est difficile d’agir de manière sensée.
D’une certaine manière, le système est une illusion (puisque ce qu’on en comprend n’est pas ce qu’il est).
Ensuite, nos convictions collectives renforcent, ou dissipent l’illusion. Tout comme elles peuvent le faire au sujet d’une adoration (d’une icône, d’un sauveur, d’un égrégore…), ou d’une haine (xénophobies et discriminations).
Cette manière de considérer la société conduit à de l’humilité face à ce qu’on aime ou déteste dans la société.
Si on croit dur comme fer à nos théories, on risque de s’obstiner dans des voies inadéquates (inadéquates à notre bonheur, aux évolutions dont on rêve).
On ne combat pas une illusion. On s’en détache (par exemple, en progressant dans l’observation attentive des évènements, en se prémunissant de toute conclusion hâtive).
On pourrait chercher à se libérer d’une illusion en cherchant radicalement la réalité −notamment les morceaux de réalité que l’on est apte à percevoir.
Mais :
° peut-on percevoir la réalité, avec nos sens limités ?
° même nos pensées ne sont pas nécessairement émises par nous-mêmes, donc peut-on s’y fier ?
° l’orgueil peut chercher à nous convaincre d’avoir raison avant que d’avoir accédé à la moindre vision d’ensemble du problème
° un émotionnel immature peut nous amener à préférer un déguisement de la réalité -s’il correspond à celui qui nous relie aux personnes qu’on aime.
La désillusion est souvent la conséquence d’un éclaircissement de notre conscience.
Or on n’éclaircit pas notre conscience en se focalisant trop souvent sur ce qui semble dysfonctionner (une société que l’on voudrait changer). On l’éclaircit par l’équilibre dans notre corps, par la qualité de nos intentions, par l’attention au moment présent (capacité à ne pas être envahi de pensées parasites, ou tournant en boucle, par exemple).
Rechercher la réalité, ou la vérité, est une intention, une volonté, un processus.
C’est l’inverse de figer des conclusions issues d’une seule révélation (spirituelle, politique, peu importe la nature de la révélation).
L’État au niveau collectif, est-il comparable à notre ego à l’échelle individuelle ?
Peut on accuser l’un ou l’autre de tous nos maux ?
Est-ce sensé de identifier à notre ego ou à notre nation, d’en être fier.e.s ?
Haïr est possiblement une étape utile pour sortir du déni routinier, mais plus courte est cette étape, plus vite nous pouvons nous activer à une démarche régénératrice.
Plus nous nous éveillons notre conscience, moins nous avons peur.
Plus nous reconnectons notre cœur, et moins nous avons besoin de déplacer notre pouvoir personnel dans un ego et dans des instances qui prospèrent grâce à nos peurs.
Biblio
Films :
La belle verte de Coline Serreau
documentaires
En quête de sens
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video « Comment s’échapper de sa prison mentale » Auteur « Le Dolmen »
(je n’ai pas lu le livre plébiscité, ni encore testé le jeu proposé avant le lever du jour)
Une pensée pour les expatriés de tous pays, fuyant un régime voulant leur mort, traversant de rudes montagnes ou mers pour tenter de survivre. Ci dessous, l’un des « chemins de la liberté » entre Espagne et France.
