L’auteur.e reste un.e humain.e

Une personne qui se trouve dans un rôle agressif, peut s’interroger sur les conséquences de ses actes, et sur ses motivations : a‑t-elle l’intention d’agresser ; ne sait-elle pas se comporter autrement ; quel est réellement son but, est‑ce d’être aimée, et de quelle manière ; qu’est-ce qui pourrait l’aider ?

Les coups portés à la communication freinent les tentatives de résolution des conflits.

Même si la peine de mort est abolie, la prison représente une grande limitation des possibilités de communication. L’amende, si elle est élevée par rapport au budget du payeur, amoindrit la capacité de se faire entendre (dans une Justice payante).
Les lois et les jugements qui punissent, en isolant les auteur.e.s de troubles, déchirent le tissu social.

Une tranquillité obtenue sans inclure tout le monde, n’est pas la paix, mais un espace fortifié, paisible en apparence, et temporairement.

Isole‑t‑on seulement les personnes qu’il serait réellement dangereux de côtoyer ? Ou déplace‑t‑on loin des regards, les problèmes que nous ne savons / voulons pas gérer, car ils nécessiteraient de revoir nos fondements culturels (concepts éducatifs, justice sociale…) ?

Un modèle de justice judicieux

La justice restaurative, propose de se concerter (entre victime, auteur repenti, et entourage, ou entre membres d’un groupe sans qu’il n’y ait de victime et d’auteur identifiés), pour restaurer le lien de confiance, parfois en décidant de réparations à effectuer, et en suivant des protocoles facilitant la compréhension mutuelle au-delà des conflits présents, tout en veillant à certains équilibres entre les personnes en présence. Tout cela afin de les laisser libres de leurs choix dans un cadre ayant écarté un maximum de quiproquos et d’abus potentiels.

Ce modèle communautaire permet de respecter la victime et ses besoins, de respecter l’auteur.e du préjudice, et les personnes indirectement affectées.
Cette approche se révèle souvent satisfaisante pour tou.te.s, avec peu de récidives. Cette Justice utilise les principes de l’intelligence collective, et du travail en coopération : elle cherche à améliorer les situations dans leur ensemble.

En France, quelques uns de ses principes ont heureusement été ajoutés au droit français en 2014.

Côté soleil :

Le guide pour une Justice restaurative en milieu scolaire :

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