La paix

M à j : 13 avril 2026

(image générée par IA, j’ignore le sens des inscriptions)

Observons notre éventuelle haine et laissons là s’estomper.

Co-œuvrons à aider chacun à pacifier son emploi : à retrouver le sens de travailler non pas pour écraser d’autres entreprises ou personnes, mais pour tisser une société satisfaisante.

  • Et si, au cours de notre vie, nous étions de nombreuses fois amené.e.s à choisir de détruire, ou d’évoluer ?

Un but de vie pourrait être de trouver un moyen d’affirmer notre existence, sans agressions : de vivre sans tuer ; d’évoluer sans envahir autrui (ni sur‑peupler la Terre).
Pour cela, probablement avons-nous besoin que nos instincts de survie, le mental, et la sagesse intuitive, cohabitent harmonieusement.

La #fuite

#Non-violence ?

On peut s’engager dans des mouvements en faveur de la paix, de l’éducation non‑violente, mais est-ce le cas dans un mouvement, une idéologie, qui cherchent à faire gagner un camp contre un autre, ou qui s’imposent par la force (ou par la ruse), et appellent cela la paix ?

  • Est‑on mu par un désir de paix ou de trouver puis de corriger (cruellement) des « fautifs » ?
  • Est-ce que l’on s’estime en paix parce que personne ne nous dérange personnellement ?
  • Est-on libre de contredire les normes sociales en vigueur ?
  • Quelle est notre réaction lorsqu’autrui nous adresse la parole au contraire de nos valeurs ?

Un dicton affirme : « dans la vie, il faut choisir entre avoir raison ou avoir la paix ».

Célébrons la vie ! (Aucune occasion spéciale, aucune victoire guerrière n’est nécessaire pour cela).
(Et sans célébration, il y a un risque de frustration, puis d’agressivité).

Nos envies agressives, ou de domination, peuvent rester dans le cadre de jeux ou de sports sans conséquences dramatiques :
avec un contexte bienveillant dans lequel les limites de chacun.e sont entendues et respectées, et en soignant nos blessures intérieures dans des moments appropriés
(plutôt que de faire mal à autrui dans l’illusion que cela effacerait nos propres douleurs).

Les techniques de « Communication non violente » aident les personnes à communiquer leur empathie (1) (par une méthodologie d’expression). Mais sans empathie, une formalisation de langage reste une simple simulation d’empathie.

La #vengeance est irrationnelle

Parfois, les coups portés, les blessures, les morts, ou au contraire les gestes protecteurs, sont comptabilisés. Mais il est illusoire de croire que l’on établit ainsi la vérité : nous n’avons jamais toutes les données d’une situation, puis ne mémorisons que des bribes, ou recomposons nos souvenirs.

La haine parfois ressentie n’est pas proportionnelle à la longueur de la liste des méfaits, et le désir de vengeance non plus.

Le désir de vengeance est un sentiment échappant à toute comptabilité rationnelle.
Il est une souffrance supplémentaire née de la volonté de nuire à l’auteur.e d’un acte.
Si nous accueillons l’existence de ce désir en nous-mêmes (sans honte ni orgueil vis à vis de ce désir), sans l’alimenter en ressassant nos idées sombres (mais sans refuser de le voir s’il est là), il pourra plus facilement s’estomper.








Interrogeons nos désirs de « redresser les torts ». Parce qu’il est banal de redouter subir ce que l’on aimerait faire subir à autrui.

  • Rêvons-nous de corriger de manière exemplaire (voire de tuer) les gens que nous qualifierions de bandit, de méchant ?

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L’opinion que l’on se fait de l’autre n’est pas la réalité. La perception que cette autre personne a d’elle-même n’est pas non plus nécessairement la réalité.

Quelqu’un qui nous offre un cadeau n’est pas une personne généreuse ;
c’est une personne, dans toute sa complexité (et il se trouve qu’elle nous a apporté quelque chose que nous estimons être un cadeau ; mais pourquoi le percevons-nous ainsi, au fond ?)

Quelqu’un dont les comportements nous mettent mal à l’aise n’est pas une personne irrespectueuse ;
c’est une personne, dans toute sa complexité (et il se trouve qu’elle nous a commis un acte que nous estimons être un manque de respect* ; mais pourquoi le percevons-nous ainsi, au fond ?)











Chaque fois que nous croyons pouvoir résumer l’autre (ou nous-mêmes), nous nous illusionnons**.

Parfois, nous voulons nous accrocher à cette illusion, sous l’influence de la haine, du désir érotique, ou de la peur de perdre un lien affectif.

* « Manquer de respect » est une manière subjective d’interpréter la réalité, quelle que soit l’attitude de l’autre (revendiquer son acte, plaider coupable, trouver une raison valable d’avoir agi de la sorte, implorer le pardon, ou crier son innocence).
C’est vis à vis d’un contexte culturel qu’un acte sera jugé comme un « manque de respect ».

**Désirer tuer par vengeance, sous l’impulsion de la haine, revient à désirer tuer la mémoire d’un personnage (du roman constitué de nos souvenirs partiels et reconstitués).

Lorsque l’on se rend compte que ce dont on voudrait se venger n’est que l’idée que l’on se fait de l’autre : on n’a plus besoin de commettre un acte agressif réel ! On peut se débarrasser de notre rancœur envers ce personnage imaginaire en prenant du recul vis à vis de notre imaginaire.
Cela rejoint une quête de vérité.

En quoi l’autre se comportait comme moi (protéger ses intérêts personnels ou sa culture, se croire le centre du monde, ne pas savoir comment démêler un conflit non violemment) ?

Quel chemin m’a conduit jusqu’au conflit ; comment être juste, dorénavant ?

Video en accès libre sur Internet, sur le thème de a guerre et de la paix :
Howard Zinn – Un mouvement pour la paix (3 guerres saintes – 2009) [VOSTFR]