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L’intuition,
le désir, la volonté, le choix (inconscient ?), le consentement.
Mise à jour avril 2026 b

L’intuition

Le mot « intuition » représente la moitié du titre du site, parce que ce concept m’ a aidé mettre le doigt sur une conscience intérieure à laquelle je ne prêtais aucune valeur auparavant (de par l’éducation reçue dans cette société marchande et matérialiste).

Le concept d’ #intuition (parfois exagérément porté aux nues, parfois renié) m’a aidé à entamer une démarche d’éveil intérieur, qui a consisté, au début, à ne pas réfuter a priori l’existence de l’intuition :
à observer ce qu’il en est (que ce soit satisfaisant ou insatisfaisant).

Ensuite c’est cette démarche d’observation (et non pas le concept d’intuition, ni ce qu’on peut raconter à son sujet) qui m’a aidé à changer d’approche de la vie.

Je prends le risque de ne pas suivre que mes connaissances établies. Mais est-ce là une voie intuitive, instinctive, ou un apprentissage de l’esprit ?

Qu’est-ce que l’intuition ?

Pour beaucoup, l’intuition se réfère à des ressentis justes et aidants, sous des formes variées (auditive, visuelle… parfois prémonitoire), qui transcendent nos conditionnements cognitifs et instinctifs, et qui proviennent d’au delà de ce que nous connaissons par l’observation du corps en biologie. Cela fait donc appel à la métaphysique (les phénomènes physiques pas encore expliqués) ou au divin (selon les croyances de chacun.e).
Pour d’autres, qui rejettent tout ce qu’ils ne savent pas expliquer, l’intuition serait juste un signal neuronal ayant court-circuité la partie émotive du cerveau. Autrement dit, ce serait une sorte d’instinct, ou de raisonnement accéléré.
Pour d’autres encore, l’intuition n’est qu’un leurre issu du monde astral : un avant goût de notre magnificence, mais un avant goût truqué -comme tout notre environnement.

L’hypothèse matérialiste (intuition = instinct) est corrélée à la croyance que la conscience serait un produit dérivé du cerveau.
Les autres hypothèses présupposent une Conscience bien plus vaste que nos capacités cérébrales. C’est dans cette vision élargie que je situe ma réflexion.

Mon point de vue obsolète

Avant de considérer l’hypothèse que l’intuition pourrait être un artefact au service du maintien d’une condition humaine enchaînée au monde astral, voici ce que j’écrivais dans une précédente version du site et du livre :

En considérant l’hypothèse d’une vaste conscience (dont on fait partie, ou que l’on capte, ou quelles que soient les autres manière de le décrire) :
Puisque l’intuition serait une information juste, qu’en est-il des informations non intuitives (nos conditionnements culturels, nos habitudes personnelles, nos réflexions à partir de ce que l’on voit ou entend, etc). ?

Je considère le message intuitif comme une suggestion, ensuite je réalise quelque chose qui s’approche ou s’éloigne de ce message, et j’observe le résultat.

Pour que le message intuitif soit apprécié (et non pas perçu comme concurrent de notre libre arbitre), probablement faut-il être en paix avec notre ego.
C’est-à-dire lâcher nos illusions de contrôle absolu sur la vie, et humblement entendre les messages qu’elle distille.
Il en va probablement de même dans tout enseignement, afin que le maître soit apprécié (et non pas que notre orgueil le perçoive comme concurrent).

Quelle liberté ?

L’intuition interroge l’existence du libre arbitre : a quoi rime-t-il ?
Est-on libre d’agir comme on le veut, ou seulement de choisir entre l’action intuitive la plus juste et autre chose −qui se révélera moins satisfaisant au bout du compte ?

Quelle que soit notre liberté, j’apprécie la paix obtenue par la sagesse intuitive, même si j’ignore la provenance de l’intuition. Je préfère une vision spirituelle (non prouvée), qu’un nihilisme matérialiste qui a prouvé sa capacité à ravager la planète :
qu’a-t-on gagné à désacraliser la terre si c’est pour l’excaver monstrueusement et la remplir de micro plastiques, disséminer des métaux lourds, etc. ?
Toutefois, il y a un revers de la médaille expliqué plus loin.

Le revers de la médaille :

Ce n’est pas parce qu’une expérience est accessible simplement, qu’elle l’est tout le temps.
Nos cultures, nos savoirs, nos capacités de déduction et de raisonnement sont précieux également, pour nous-mêmes et pour faire société.
Parfois, ce que l’on perçoit n’est pas l’intuition : ce n’est ni sensé, ni aidant.
Je ne recommande pas de s’entêter à se croire en contact avec l’intuition si elle est visiblement absente ou imperceptible.
Notre orgueil, notre ego spirituel, peuvent nous jouer des tours et nous faire croire que l’on converse avec Dieu.

Des confusions complètes possibles

En s’entêtant, le risque est de confondre une age décision avec :
une peur,
une douleur appelant à une immobilité inutile ou à un acte destructeur,
une ambition,
une addiction,
un désir inopportun (alimentaire, sexuel, consumériste, revanchard…),
un souvenir ou une pensée hors propos.

Le manque de discernement est souvent corrélé à un manque d’ancrage (quand on est perdus dans nos rêveries, nos écrans, loin d’une interaction consciente avec notre être)..

Même si nous avons soif de merveilleux, de divin, de fluidité, de légèreté de vivre, … évitons de (nous) mettre en danger par naïveté, en croyant illusoirement contacter une sagesse profonde, lorsque ce n’est pas le cas.

Exemples :
Croire qu’on n’a pas besoin des autres, alors qu’on a seulement besoin de se reposer un peu.
Croire un récit complotiste et croire que notre intuition le confirme, alors qu’on est simplement tombé dans une manipulation émotionnelle.
Croire que l’on sait ce qu’on fait, alors qu’on ne fait que répéter des gestes machinalement.
Croire qu’un gâteau est réclamé par notre corps, alors que ce n’est qu’une addiction au saccharose.
Croire qu’un châtiment est juste alors que ce n’est qu’un reliquat d’un traumatisme violent non guéri en nous.

Des confusions subtiles possibles

On peut percevoir clairement une intuition mais la mettre maladroitement en mots ou en actes.
Par exemple, on sait avec certitude qu’on ne veut pas de relation sexuelle avec une personne, mais à cause d’un contexte difficile à gérer, d’une politesse inébranlable, on ne sait pas comment formuler notre besoin.

On peut clairement savoir qu’un gouvernement nous ment, mais à cause de l’amour de nos proches, épouser leurs idées sans que cela corresponde à nos convictions.

On peut entendre une information à propos de la vie, mais elle n’est pas en mots, nous ne savons pas la traduire, ni qu’en faire. Ensuite, lorsque sur un blog, dans un prêche, ou de la part d’un.e ami.e nous entendons une idée similaire, nous pensons « c’est ça que j’ai toujours pensé ! ». Mais à ce moment là, peut-être est-ce le cas (c’est-à-dire que les mots entendus collent assez bien à la perception), peut-être est-ce un glissement (on n’a pas seulement perdu la subtilité du message lors de sa mise en mots, on a aussi fait un léger contresens à moment donné).

Tout cela appelle une grande humilité.

La différence information / intuition

L’intuition n’est a priori pas ces conclusions enthousiasmantes auxquelles on parvient, en sortant d’un meeting politique, après avoir écouté un thérapeute, un parent, le journal télévisé, un reportage révoltant, une fable, une hypothèse relayée dans des médias, ni après un film exaltant ou désespérant… Les révélations issues de ce genre d’évènement sont −a priori− des opinions fabriquées par autrui, suscitant une émotion faisant écho à quelque chose de notre vie.
Les révélations peuvent être censées ou insensées, il peut être utile qu’elles arrivent à notre conscience par autrui, mais… a priori, elles sont une information (directe ou subtilement glissée dans un discours) et non pas une intuition.

Décide‑t‑on de nos vies ? Qui dirige notre propre #volonté ; notre corps (et l’instinct), notre flore intestinale, nos toxines, notre Karma, la télévision, les experts, quelques politiciens, quelques milliardaires, les blogueurs, la publicité, les journalistes, des tachyons, le souvenir de l’éducation prodiguée par notre entourage d’enfance, les personnes que l’on craint, ou que l’on désire sexuellement, des entités astrales, un esprit supérieur solaire, l’intuition, … qui (ou quoi) d’autre ?

Vivre, y compris dans le brouillard

Lorsque l’intuition est inaudible, ou lorsque nous choisissons de ne pas la suivre, et à défaut de pouvoir accéder aux capacités d’un être complet et émancipé de toute illusion, nous pourrions nous demander :

  • Qu’est-ce que je désire profondément (par exemple : qu’est-ce que je veux vraiment, indépendamment d’une pulsion soudaine apparue devant une vitrine alléchante ou un sourire dragueur) ?
  • Qu’est-ce qui m’ éloigne des vœux qui me sont chers, et qu’est-ce que je peux faire ?
  • Est-ce que le chemin que je suis m’isole des autres et de ce que j’aime en moi, ou me rapproche des autres et de mon intuition véritable ?
  • Puis-je pardonner ou lâcher ce qui rend mon cœur malade et endurci, afin qu’il redevienne réceptif à l’amour et à la lucidité ?
  • Que dise,t mon intelligence et ma volonté de ne pas nuire ;
  • que ferait une personne non-violente et sensée dans une telle situation ?
  • Que veut mon corps (et s’il veut cogner, je peux aussi me demander : que voulait mon corps plus tôt et à quoi j’ai fait obstacle (par exemple se défouler au sport, faire l’amour, etc).)

Même en l’absence de ressenti intuitif, ou de connexion à l’esprit, nous sommes humains et dotés de capacités −notamment l’intelligence, qui peut aussi nous aider.

Un choix avisé est un équilibre entre notre volonté, raison, et réceptivité.

Chaque « outil » susceptible de nous aider dans un choix requiert un usage correct : par exemple, l’intelligence du corps répond mieux si on mène une vie équilibrée (force et souplesse, effort et repos, plaisir et détachement, alimentation adaptée…)
La perception a moins de chance d’être trompeuse si on a lâché tout orgueil…

si l’intuition n’était qu’un piège de plus pour nous soumettre et nous détourner de notre libre arbitre ?

Nous aurions besoin de trouver quelque chose de valable en nous, pour vivre réellement, c’est-à-dire n’être ni la marionnette d’une idéologie, ni celle de mondes occultes polarisés.
Occulte signifie ici : non directement ou facilement perceptible par nos sens habituels.
Polarisé signifie ici vu au travers du prime d’une hiérarchisation de la vie en positif et en négatif.
Si on accepte l’idée que les mondes occultes pourraient nous inspirer intuitivement le bien, alors on accepte implicitement qu’ils pourraient aussi nous inspirer le mal. On se place donc dans une polarisation en bien et mal.

Comment pourrions nous sortir de cette vision binaire ?
Quels chemins peuvent nous amener à nous réaliser sans recourir à un enfermement dans le jugement permanent ?

De quoi a-t-on le choix ?

Un soir, au moment de me resservir à manger (sans faim réelle, par élan compulsif), je prends conscience que je suis aux prises avec une vieille injonction éducative de mon enfance : « tu peux mieux faire, travailler davantage » et « mange pour prendre des forces ».

J’ai compris que j’étais en train de me resservir pour prendre plus de forces, pour accomplir plus de choses susceptibles de satisfaire des parents (et enseignants) (qui ne sont même plus vivants).

Une fois constaté cette #pensée, je l’ai lâchée, et ma fausse faim a aussitôt disparu.

Autrement dit, il y avait une fausse fatalité et un faux choix apparent :
ce qui semblait être le choix proposé ne l’était pas vraiment. Voici l’énoncé illusoire :
« est-ce que je mange selon mon désir ou selon la raison ? ».
En effet, si je m’étais empêché de manger trop par raison, j’aurais créé une frustration non bénéfique à ma santé. Si j’avais mangé plus que nécessaire, j’aurais affaibli ma santé aussi. Donc aucune option n’était bonne pour ma santé, c’était un faux choix.

Le choix semble avoir été uniquement « est-ce que j’écoute ma conscience ou pas » ?
car à partir du moment où j’ai compris son message, je n’étais plus devant un choix impossible.
L’acte juste est instantanément devenu psychiquement agréable : il allait de soi que je n’allais pas manger sans la moindre envie réelle de manger. Le choix a disparu dans le sens où j’étais aligné et sans doute ni frustration.

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Cela amène la question :
suis-je l’esclave de ma conscience ?
Mais cette question n’a de sens que si je considère mon ego comme réel et indépendant. Est-ce le cas ?

Autres réflexions en complément

J’ai parfois l’impression que je comprends certaines choses très vite ; mais c’est peut être l’inverse qui est vrai : combien de vies aurais-je vécu pour que certaines choses me paraissent des évidences aujourd’hui ?

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Dans une vision en fractale de la vie, où ce qui est grand est similaire à ce qui est petit, si nous recevons des messages d’une autre dimension que notre mental, cela voudrait dire que ce phénomène de transmission continue à diverses échelles : si on reçoit, probablement émet-on ; auprès de… qui ?

Quelle est notre part à jouer dans un vaste réseau circulation d’information, de conscience ?
Avons-nous tout un cosmos en nous-mêmes, et sommes-nous une cellule d’un organisme plus grand ?

Attention, c’est souvent autour de ce fameux rôle à jouer qu’on a commis les pires atrocités (guerres culturelles sanglantes…).

Il est peut-être plus prudent de considérer que nous n’avons pas de rôle. Du moins pas nous en tant que porteurs d’une conscience étroite et d’un émotionnel prêt à libérer des foudres.

video : « Christelle, montée en vibration » (autre auteur)

https://tistryaproductions.com/portfolio/christelle-montee-en-vibrations/

  • Comment saurai-je …
    ~si je perçois une intuition personnelle (provenant de mon âme, ou de quelque chose de moi-même, même si je n’ai pas les mots et la compréhension de ce dont il s’agit),
    ~ si je perçois une information collective (par exemple une mémoire familiale),
    ~ou si je perçois un message extérieur aidant et/ou trompeur ?
    Qui nous enverrait des messages ?
    Certains auteurs parlent d’anges, d’entités* du bas astral, d’extra ou intra terrestres, …
    autant de sujets que je ne sais ni infirmer ni confirmer.

Une autre manière de formuler le précédent questionnement est quel est mon niveau :
~ d’ancrage (de profondes racines pour que les branches de « l’arbre » puissent monter haut -sans que l’arbre succombe sous leurs poids,
~ de lucidité vs naïveté,
~ de désintéressement vs quête égocentrée ?

*qu est ce qu une #entité ?

je n’en sais rien, mais voici une video qui en parle et je ne saurais confirmer si c est vrai ou faux

Extrait du livre « Musiques » de Jean Yves Leloup
Stephan Schillinger

« Nous sommes le réceptacle d’une conscience et d’une intelligence universelles — que beaucoup ont tenté d’institutionnaliser, et d’enfermer dans le mot dieu.

En réalité il n’y a besoin d’aucune règle ni discipline pour le réaliser, et pour entrer en relation avec cette conscience.

La relation avec cette conscience universelle — l’âme, le cœur, la source, l’esprit, le divin, etc — s’établit avec l’intention, le désir. Il suffit simplement de suivre ce qu’on pourrait appeler une voie du cœur.

Si nous voulons changer quelque chose dans notre vie, nous ne pouvons forcer ce changement. La solution ne réside pas dans le changement lui-même, mais dans le fait d’entrer en conscience sur ce qui se joue à notre insu : les liens et enchevêtrements de raisons qui nous font créer ces états et nous y maintiennent. Elle ne réside pas dans l’acte de changer, mais dans la création des conditions qui permettront au changement d’intervenir naturellement.

Ces conditions surviennent par l’acte d’entrer en conscience, qui permet au sujet d’être touché par la conscience universelle qui nous habite.

Nous l’habitons autant qu’elle nous habite, elle ne souffre pas et n’est pas blessée. Seul l’ego, l’illusion de notre identité, l’est.

Plus notre identification à l’ego est forte, plus l’ego pourrait être décrit comme opaque ou rigide.

Plus nous prenons conscience que nous sommes bien plus que cet ego, d’une nature plus spirituelle, universelle, plus il devient flexible et transparent. Et plus la Lumière de cette conscience universelle — ou de ce que nous pouvons appeler l’âme — passe à travers.

Cette Lumière métaphorique guérit tout ce qu’elle touche. C’est à la mesure de la transparence, de la clarté, de la profondeur, et de la compréhension de qui nous sommes que nous laissons cette Lumière faire son œuvre. »

Stephan Schillinger©️ Extrait des livres « Par un Curieux Hasard »

Patrick Burensteinas

La vidéo suivante n’est pour moi ni vraie ni fausse : elle est un conte, qui peut aider, ou pas ; quoi qu’il en soit un conte est toujours à écouter avec un certain recul.

« Comment de désengluer de la matière » Patrick #Burensteinas. video en deux parties

https://www.youtube.com/watch?v=N29MLgSto9c

Philippe Guillemant

vision d’un autre orateur à propos de la conscience et de l’intuition
NB. Je ne partage pas cette video au titre d’information vérifiée, mais de point de vue (tel un conte inspirant)
« Nous devons cultiver 3 choses pour nous relier à notre âme » – Philippe #Guillemant

https://www.youtube.com/watch?v=isFJBw29BiE

L’ #écopsychologie

http://ecopsychologie-pratique.fr/ecopsychologie.htm

L’ #intention et le #choix

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L’intention nécessite une forme de cohérence. Par exemple, on peut toujours poser l’intention d’être une personne non‑violente. Mais si l’on mange de la viande à chaque repas, a fortiori issue d’élevage intensif, on a encore du chemin de non violence à parcourir.

video « the meatrix 1 »

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Apprenons de nos expériences : à quelle conséquence sommes-nous arrivé.e.s, selon que nous ayons écouté notre orgueil, l’intuition, le savoir scolaire, l’instinct, la logique, un « cœur » jaloux, un « cœur » apaisé… ?

L’intention que nous poursuivons n’est pas nécessairement consciente :
pouvons-nous observer finement ce qui nous meut, parfois des désirs presque inconscients, de précédents choix oubliés… ?

Notre intention pouvant être affaiblie, ou détournée par certains messages, nous avons besoin d’affiner notre capacité à repérer réellement l’énergie de la paix, pour ne pas nous diriger illusoirement vers ce qui lui ressemble (désir, narcissisme, faux désintéressement, publicité, soumission, conseils d’un dieu imaginé par le mental, alliances en vue de détruire des adversaires…)

Le #désir

La satisfaction est-elle l’assouvissement d’un désir ?
Est-ce un mécanisme naturel et/ou éducatif ?

On peut passer des dizaines d’années de vie avec un fond dépressif entretenu par le constat d’échec personnel à être un héros, un gagnant, un altruiste, le membre d’un couple parfait…, pour avoir adhéré à un mythe ou à un autre (mythe guerrier, consumériste, autour des Saints, ou autour du mythe hétérosexiste…).
Tout simplement parce que la machine à fabriquer du rêve pour tous est une tromperie. Une tromperie qui n’apparaît pas sous son vrai visage tant que l’on arrive à se conformer assez au mirage collectif pour récolter quelques lauriers.

Le désir consumériste draine le débridage de l’industrie, et celui-ci tend à tuer la vie.

Certains désirs peuvent nous indiquer des failles dans l’estime de nous-mêmes, et parfois être le symptôme que notre propre orgueil nous dirige.

L’absence de désir n’est pas un but en soi (ce serait un désir).

Le lâcher prise d’avec le désir, et d’avec un but de non-désir, me semble une manière de quête de ce qui se rapproche le plus de la paix.

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Désire-t-on la paix parce qu’on se sent en guerre quelque part en soi-même ?

Désire-t-on l’amour ou l’agape parce qu’on se sent aride quelque part en soi-même ?

Désire-t-on la vérité se sent dans le mensonge quelque part en elle-même.

Désire-t-on un système social juste parce qu’on se sent injuste quelque part en soi-même ?

Le jeu de vivre

La phrase « fait un effort » (sous entendu : de volonté) est une motivation adaptée à certaines situations. Mais pour quelqu’un de consciencieux comme l’enfant que j’étais, cette phrase était un poison.

Chaque fois que j’ai voulu passer en force, par effort de volonté, je me suis retrouvé à l’hôpital ou malade ou avec quelque chose de cassé dans le corps…
je n’en déduis pas que ce soit généralisable.
Pour rester sur mon témoignage :
je découvre que la meilleure façon d’être volontariste consiste à rester centrer sur ce que je peux faire, avec plaisir (en jouant, pourrait-on dire). Ainsi je progresse en capacités au lieu de me tuer par une volonté placée sur des objectifs externes à mes vrais besoins.

La #volonté

On a besoin de notre volonté, pour exister dans le monde. La volonté est comme la force avec laquelle nous exerçons nos intentions. Sans volonté, les conséquences d’une intention restent peu palpables. Mais ce n’est pas une invitation à tenter de tout contrôler : nos destinées résultent d’un nombre de paramètres ingérables par notre mental.

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Des religieux prétendent connaître la volonté de Dieu, des conquérants ont la volonté d’envahir ou de gagner plus, des machines sont créées pour nous aider et/ou nous contenir, nos caprices tentent d’infléchir notre volonté… L’équilibre de la volonté est au cœur du défi existentiel.

L’hyper #contrôle

Le mental peut jouer un rôle de cohésion psychique, tout comme des lois peuvent jouer un rôle de cohésion sociale.
Mais le mental peut être trop contrôlant, tout comme il y a surabondance de lois et de contrôle de chaque faits et gestes.
Le contrôle est l’une des facettes de notre libre arbitre : il semble sensé de l’utiliser… avec justesse.

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Des situations répétées de « sur‑pression » dirigiste peuvent générer des phases de dépression (« dé‑pression ») en retour.

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En cessant de vouloir contrôler tous les aspects de notre vie, nous retrouvons plus facilement :

° la saveur du côté imprévisible de nos expériences (au lieu de déprimer devant le constat d’impuissance à façonner entièrement notre destin).
Un sentiment d’émancipation (au lieu de nous objétiser nous-mêmes, ou de devenir despotique avec ceux dont on tentait de diriger la vie).

° un sentiment de liberté vis-à-vis des gens jouant à merveille leur rôle social (dont les répliques sont connues d’avance), au profit d’un sentiment de communication réelle avec qui iels sont vraiment.

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On choisit de monter sur un bateau qui nous inspire confiance, pour tenter de contrôler la traversée. Mais que l’on soit dans une barque, ou sur un navire, on sera traversés par différents sentiments (tempêtes et éclaircies).

Tant qu’à faire ce voyage, tentons de le savourer, plutôt que de rester dans la salle de cinéma du paquebot. Certes, dans un film, aucun drame de l’histoire ne semble pouvoir réellement nous menacer. Mais ce qui est projeté n’est-il pas semblable à des centaines d’autres histoires déjà visionnées ?

  • Voulons-nous tourner en rond dans la tête, ou naviguer ?

La deuxième moitié de l’interview ci-dessous contient une réflexion qui me touche autour de cette idée de tourner en rond, via la notion de #karma (mais je n’ai pas les compétences pour vérifier si les croyances exprimées par cet orateur, notamment les 84 créations, sont vérité ou sa vérité subjective, ou même totalement fausses). « Comment les univers parallèles nous affectent-ils ? #Sadhguru Français ».

video « comment les univers parallèles… » de Sadhguru

Le #consentement

Demander un consentement est une marque de respect. Un consentement est valable lorsque nous sommes en mesure de le donner : en pleine possession de nos moyens cognitifs, en situation émotionnelle apaisée…

A l’inverse, le pseudo‑consentement obtenu par la création médiatique de peurs, parfois la publicité, ou tout prosélytisme violent, est plutôt révélateur d’un profond irrespect.

Observons notre manque de respect envers nous-mêmes. Par exemple, si on continue d’absorber de la (dés)information quotidienne, de la malbouffe, de se soumettre sans nécessité à une activité mauvaise à la santé… qui aurait envie de nous respecter ?

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  • Est-on bien d’accord avec le droit de chacun.e de disposer de sa propre vie ?
Le consentement positif

Le consentement peut être compris indépendamment de toute notion pénale : si on aime une personne, on ne veut que son bonheur, et communiquer en ce sens est une base pour s’assurer de la conformité de nos actes avec cette volonté.

Le consentement n’est pas seulement le pouvoir du mot « non ». Ce pouvoir est très important : si je ne veux plus, l’action doit s’arrêter.
Ce n’est pas seulement le pouvoir de dire « oui » à ce que propose l’autre.
C’est aussi la quête d’apprendre à se connaître, à connaître son ou ses partenaire(s) et à communiquer autour de ce que l’on voudrait vraiment initier, recevoir ou donner.

Voici un tableau illustratif du décalage qu’il peut y avoir entre nos choix #conscients, et ce que nous mettons réellement en place, du fait de phénomènes #inconscients.
Toutefois, la colonne « choix » est toute relative, dans le sens où l’origine de nos choix est un mystère que ce tableau n’a pas prétention à résoudre.
Gardons à l’idée que nos choix font sens à partir d’un point de vue très spécifique qui est le notre, un jour, à un endroit donné de nos chemins de vie.

La colonne « conséquence possible » n’est pas une prédiction implacable, mais juste une hypothèse (parmi d’autres) de conséquence liée aux idées cachées contenues dans les choix exprimés colonne de gauche.

#choixUne conséquence possible
Concevoir (ou voter pour un programme promettant) une société figée parfaite (sa culture, ses règles, etc.)Nourrir l’idée que nos capacités cognitives d’un moment de notre vie, ou celles de nos ancêtres ou leaders, valent mieux que ce que nous pourrons ultérieurement ressentir, comprendre ou capter intuitivement.
Dénigrer ce qui n’est pas l’objectif fixé au départ.
Guerre permanente contre la marginalisation (la diversité naturelle).
Concevoir une mini société parfaite (écolieu isolé, communauté ou famille refermée sur elle-même…)Entériner l’idée que le monde est hostile
NB. risque d’être persécuté en retour.
Vivre la main sur le cœur à l’écoute de nos ressentis apaisés (donc lorsque nos sentiments ne sont pas en mode ouragan)Accueillir la vie, être accueilli.e par elle en retour.
Bonne santé psychique.
choixUne conséquence possible
Défendre l’idée que notre religion, ou notre patrie, est pacifique (de paix)Se sentir agressé.e par les théories différentes, à partir de là, en apparence « pour le bien : se doter d’une mission prosélyte (auprès de nos enfants, voire au delà du cercle familial) et donc… être en guerre !
Vivre en paix humblementVivre en paix.
choixUne conséquence possible
Écouter les grands #médiasSoutenir les puissants de ce monde, qui financent ces médias (directement ou même indirectement par diverses lois). Qui est puissant dans le monde ? si vous pensez que ce sont les vendeurs de pétrole, alors après avoir écouté ces médias, vous aurez envie de voter pour les candidats les plus propices à faire prospérer l’oligarchie pétrolière. Et ainsi de suite avec toutes les puissances que vous pourrez identifier (finance, industrie sanitaire, militaire, religieuse, scientiste, etc).
Écouter à haute dose les médias contestatairesSi cela se produit dans un contexte où l’on a toujours été un.e obéissant.e (au règlements, à la religion, à la publicité, à la séduction, aux injonctions familiales et scolaires…), cela pourrait générer un renouveau, un sentiment de libération, de se réinventer et d’en être fier.e.
Il est possible que cela génère :
> une meilleure santé (pour ce qui sont des informations contestataires des mensonges sanitaires, et pour la joie de trouver des camarades de luttes)
> une moins bonne santé à cause :
* de l’usure liée au sentiment de conflit permanent,
* des jugements hâtifs délétères sur de faux boucs émissaires qui ont un message utile mais qu’on va perdre pour cause de rejet,
* de la déception de constater que les camarades de lutte ne sont pas nécessairement des amis à part entière,
* de la perte de foi en l’humain : la perte de vue de l’amour partout -y compris dans les zones d’ombres, y compris dans nos zones d’ombres intérieures).
* de l’oubli de s’occuper de soi à force de courir après des chimères.

En outre, si l’addiction initiale à la séduction, à l’obéissance, n’ont pas été transcendées, l’addiction va continuer avec ce nouveau média, surtout si celui-ci n’apprend pas à penser par soi-même, mais livre les conclusions d’experts (fussent-ils alternatifs au discours officiel).
(lien vers la page qui développe la réflexion sur les « médias »
choixUne conséquence possible
Faire du stretching (ou autre pratique corporelle) en forçant le corps dans un but précis (sport, médaille olympique…)Vouloir atteindre un objectif étranger à nous-mêmes, donc sentiment identitaire en perte de vitesse sur le long terme (remplacé par une image idéalisée de nous-mêmes).
Remercier nos crispations corporelles comme messagères de crispations psychologiques. Écouter les ressentis afin de lâcher nos attachements à nos vieux traumas en même temps que l’on porte notre attention sur la manière dont notre corps sait s’assouplir des lors que le message des anciennes crispations, voire traumas, a été entendus’assouplir, se régénérer.
Concevoir la scolarité comme un temps assis à gaver la mémoire et parsemé de quelques heures de sportCréer des humanoïdes obéissants, générer des accidents corporels du à une vision tantôt dénigrée tantôt surévaluée des capacités du corps.

Reconnaître (ce qui se produit dans nos vies), nous permet d’élargir notre conscience de la réalité. Exemple, reconnaître qu’on est doué.e en cuisine, ou qu’on est incapable de supporter de longues journées de travail.
La reconnaissance évite les écueils d’un déni.
Le déni ne fait que reporter le moment où il faudra intégrer une information qui nous concerne. Exemple, faire comme si on était heureux en couple (sans que ce soit vraiment le cas), pour tenter de ne pas se séparer -ce qui ne sert à rien sur le long terme.
Autre exemple : reconnaître notre rôle dans la pollution planétaire. C’est une étape pour pouvoir choisir de créer une société respectueuse des écosystèmes naturels. (Tant qu’on le dénie, ça va être difficile de changer les habitudes écocidaires).

L’acceptation éventuelle, qui suit la reconnaissance d’un fait, revient à intégrer ce à quoi nous assistons (donc à renoncer à ce qu’il en soit autrement). Exemple, assouvir le besoin de manger et de dormir.

Accepter ne veut pas toujours dire approuver.
Parfois, accepter revient seulement à intégrer quelque chose qui existe et qu’on ne veut pas contourner. Exemple, accepter des lois écrites pour le cas le plus courant (pas forcément le notre) ; composer avec tous les élèves d’une classe ; ou encore accepter une défaite.

L’acceptation/rejet et l’approbation/désapprobation ne sont pertinentes que si on discerne bien les enjeux :
accepter tout, rejeter tout, approuver sans lire les petites lignes, désapprouver sans comprendre… tout cela est courant et stérile.

Nous pouvons accepter nos forces et nos faiblesses, ou nous pouvons nous accepter tel.le.s que nous sommes, sans recourir à un classement en forces et en faiblesses (ce qui revient à accepter, en outre, l’idée que notre mental n’est pas compétent pour tout évaluer).

On peut aussi se contenter d’observer ce qui est, sans le juger, en notre for intérieur (indépendamment du besoin de se positionner en pour ou contre devant un enjeu sociétal).

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Quelle que soit la formulation d’un texte, ici c’est seulement un retour d’expérience, une analyse provisoire, et non pas une affirmation de vérité, a fortiori pas un guide de santé, ni une opinion définitive.

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