L’intuition, la conscience, l’agape

m à j avril / mai 2024

L’intuition

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Ce n’est pas parce qu’une expérience est accessible simplement, qu’elle l’est tout le temps.
Parfois on ne perçoit pas ce qui est sensé, fluide et aidant, en nous, et je ne vois pas pourquoi s’entêter à vouloir être en contact à tout prix avec une intuition visiblement absente -n’en déplaise notre ego spirituel (qui veut nous faire croire à tout prix qu’on converse avec Dieu).
Notamment parce qu’en s’entêtant, on pourrait confondre la sagesse avec :
une peur,
une douleur appelant à une immobilité n’ayant aucune signification,
une ambition,
une addiction,
un désir inopportun (alimentaire, sexuel, consumériste, revanchard…),
un souvenir ou une pensée non à propos ;
tout cela en particulier lorsque l’on manque d’ancrage.

Nous qui avons soif de merveilleux, de divin, de fluidité, de légèreté de vivre, … évitons de nous mettre en danger par naïveté, en croyant illusoirement contacter une sagesse profonde, lorsque ce n’est pas le cas.

Je tente une forme d’équilibre entre ma volonté, ma raison, et ma réceptivité.

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Lorsque l’intuition est inaudible, ou lorsque nous choisissons de ne pas la suivre, nous pourrions nous demander :

  • Qu’est-ce que je désire profondément ?
  • Qu’est-ce qui m’en éloigne ?
  • Puis-je pardonner ou lâcher ce qui rend mon cœur malade et endurci, afin qu’il redevienne réceptif à l’amour et à la lucidité ?
  • Que dit mon intelligence et ma volonté de ne pas nuire ;
  • que ferait une personne non-violente et sensée dans une telle situation ?

Même en l’absence de ressenti intuitif, nous sommes humains et dotés de capacités −notamment l’intelligence, qui peut aussi nous aider.

Amorces de réflexions (en vrac)

Parfois, l’accueil de l’intuition et l’acceptation inconditionnelle de ce qui existe me fait peur : peur de n’être qu’une coquille vide, un récepteur passif obéissant, ce qui n’est pas plus rassurant que la peur d’être un ego ignorant semeur de destruction.

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L’intuition est-elle un pouvoir ?

  • Que se passerait-il si je (je générique) captais des messages provenant d’au delà de ma rationalité bornée par le matérialisme ?
  • Est-ce que cela m’aiderait à m’épanouir,
  • ou à dominer autrui -comme le ferait un.e souverain égotique épris de sa puissance,
  • ou à créer un mouvement sectaire avec plein d’adeptes délaissant leur propre quête intérieure au profit d’écouter mes révélations ?

Il y a, en accès libre sur Internet, des interviews passionnantes réalisées par « Tistrya ». Une qui m’a beaucoup fait réfléchir est :

« Christelle, montée en vibration »

https://tistryaproductions.com/portfolio/christelle-montee-en-vibrations/

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J’ai parfois l’impression que je comprends certaines choses très vite ; mais c’est peut être l’inverse qui est vrai : combien de vies aurais-je vécu pour que certaines choses me paraissent des évidences aujourd’hui ?

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Dans une vision en fractale de la vie, où ce qui est grand est similaire à ce qui est petit, si nous recevons des messages d’une autre dimension que notre mental, cela voudrait dire que ce phénomène de transmission continue à diverses échelles : si on reçoit, probablement émet-on ; auprès de… qui ?

Quelle est notre part à jouer dans un vaste réseau circulation d’information, de conscience ?
Avons-nous tout un cosmos en nous-mêmes, et sommes-nous une cellule d’un organisme plus grand ?

Attention, c’est souvent autour de ce fameux rôle à jouer qu’on a commis les pires atrocités (guerres culturelles sanglantes…).

Il est peut-être plus prudent de considérer que nous n’avons pas de rôle. Du moins pas nous en tant que porteurs d’une conscience étroite et d’un émotionnel cadenassé, donc un émotionnel prêt à libérer des foudres des que ses chaînes relâchent la tension.

  • Comment saurai-je …
    ~si je perçois une intuition personnelle (provenant de mon âme, ou de quelque chose de moi-même, même si je n’ai pas les mots et la compréhension de ce dont il s’agit),
    ~ si je perçois une information collective (par exemple une mémoire collective),
    ~ou si je perçois un message extérieur aidant et/ou trompeur ?
    Qui nous enverrait des messages ?
    Certains auteurs parlent d’anges, d’entités* du bas astral, d’extra ou intra terrestres, …
    autant de sujets que je ne sais ni infirmer ni confirmer.
*qu est ce qu une entité ?

je n’en sais rien, mais voici une video qui en parle et je ne saurais confirmer si c est vrai ou faux

Une autre manière de formuler le précédent questionnement est quel est mon niveau :
~ d’ancrage (de profondes racines pour que les branches de « l’arbre » puissent monter haut -sans que l’arbre succombe sous leurs poids,
~ de lucidité vs naïveté,
~ de désintéressement vs quête égocentrée ?

Ou encore :
Sur quoi repose mon enthousiasme dans la vie (rôle de sauveur, de dominant absolu, de contremaitre, ou réalisation authentique ?)

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Se donner le temps d’un questionnement méditatif (détendu, sans attentes) pourrait modifier le point de vue selon lequel une absence de message intuitif serait un abandon de Dieu.
Les réponses peuvent être variées. Une simple hypothèse :
un silence intuitif pourrait être aidant, car sollicitant implicitement un préalable rééquilibrage de l’ego (lâcher la soif dirigiste pour ne pas disposer mal à propos d’une capacité transcendantale).
autre hypothèse : le concept de Dieu est compris de travers.

D’où la question :

Où en suis-je / qui suis-je,
et donc que veuillai-je faire maintenant,
vis à vis de mes perceptions diverses, depuis cette situation,
et de ce que je désire en termes de paix/guerre,
abstraction faite des rôles sociétaux fantasmagoriques que l’on m’a enseignés ?

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Extrait du livre « Musiques » de Jean Yves Leloup
La Conscience (en attente de relecture)

Je cherche ce qui est vrai car je cherche ce qui existe vraiment ; et je cherche cela parce que la parodie ne rime plus à rien.
Les sociétés affabulent, même la conscience du moi (ego) ne semble pas certaine.
Alors les BD, les films, les livres ont longtemps parus plus vrais que la vie, car ils étaient là, sous la main, sous le regard.
Bien évidemment ils sont faux aussi. Les séries télé peuvent contenir des perles de sagesse, mais elles ne sont qu’une artillerie pour que je continue de ne pas trouver. Le choix du vrai se pose, non pas en tant que choisir entre deux récits et en déterminer le vrai, mais en tant que poursuite ou pas dans des récits imaginaires.
Bien sûr que les récits, les convictions, les certitudes morales, les faits admis, sont tous faux depuis au moins un point de vue. Une illustration de cela est l’étonnante consistance avec laquelle des groupes humains peuvent avoir une conviction opposée (basée sur ce qu’ils estiment être des faits), et être persuadés que ce sont les autres qui ont tort.

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Je souhaite prochainement mettre le texte ci-après à jour, à partir de ressentis davantage affinés. Mais ce n’est pas chose évidente. En attendant, voici quelques remarques.

Le mot « conscience » ne se réfère pas qu’au fait de ne pas être endormi.e, mais à quelque chose* de différent de nos cinq sens, quelque chose* a priori intègre et inaltérable, ni corruptible par un message publicitaire, ni par une autre forme de séduction.

La conscience n’est a priori pas ces conclusions enthousiasmantes auxquelles on parvient, en sortant d’un meeting politique, après un journal télévisé, une fable ou une hypothèse scientifique relatant la genèse de l’univers, ni après un film exaltant ou désespérant… Les révélations issues de ce genre d’évènement sont −a priori− des opinions fabriquées par autrui, suscitant une émotion car faisant écho à quelque chose de notre vie.

* J’emploie le mot « quelque chose » car la conscience, ainsi que l’amour, sont encore des mystères pour moi.

Après les moments d’exploration et d’introspection, si nous n’accomplissons pas l’action qui émerge à notre conscience, nous fuyons dans le paradoxe « je veux être conscient.e, mais je refuse d’incarner ce que la conscience me révèle ».

Or, agir est l’indispensable talent de notre corps
(dans une définition large de l’action et du corps : comprenant pensées, ressentis, parole, mobilité, non action… en fonction de nos corps et de notre état de conscience).

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La conscience pèse… tant qu’on ne sait pas quel usage sensé faire de nos prises de conscience.

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De nombreux thérapeutes invitent tout un chacun à élever son niveau vibratoire, sa conscience. Mais dans quel but ; est-ce juste ? Si quelqu’un désire regarder des scènes de tueries dans des films, écraser autrui économiquement, ou jouir de la souffrance d’autrui : à quoi rime le vœu pieu, quelle conséquence d’être paradoxal dans une démarche spirituelle ? Sur quoi repose le désir d’élévation ?

Si j’ai bien compris Yvan Amar, dans le livre « L’effort et la Grace », il distingue le vœu d’en finir avec la souffrance ordinaire, et « l’aspiration à l’être ». Le premier, souvent au départ d’une quête spirituelle, n’est qu’une étape (la prolonger peut amener à la quête d’un bonheur chimérique), ensuite il y a une quête de réalité, d’essentiel, et une foi. Un contact avec la réalité, un ressenti de sa présence, est une motivation durable pour cette quête.

d’autres points de vue

La vidéo suivante n’est pour moi ni vraie ni fausse : elle est un conte, qui peut aider, ou pas ; quoi qu’il en soit un conte est toujours à écouter avec un certain recul.

« Comment de désengluer de la matière » Patrick Burensteinas. video en deux parties

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L’écopsychologie

http://ecopsychologie-pratique.fr/ecopsychologie.htm

vision d’un autre orateur à propos de la conscience et de l’intuition
NB. Je ne partage pas cette video au titre d’information vérifiée, mais de point de vue (tel un conte inspirant)
« Nous devons cultiver 3 choses pour nous relier à notre âme » – Philippe Guillemant

L’amour (l’agapé)

Il y a probablement toujours au moins un peu d’amour qui circule dans un corps en vie.

Pour arriver à s’aimer, il est parfois plus simple de commencer par aimer ce qui nous entoure, par repérer les qualités des gens, puis par nous inclure dans ce regard porté sur le monde : si on peut s’émerveiller de tout, on peut s’émerveiller de nous.
« Nous aimer » consiste peut‑être à lâcher ce qui entrave notre connexion à un amour naturellement présent.

Une vision matérialiste nous amènerait à penser que l’amour est une ressource extérieure à acquérir, ou bien que nous en aurions une certaine quantité disponible. L’amour est probablement hors d’atteinte de nos concepts.

Sommes-nous avec l’envie de vivre (ou juste la peur de mourir) ?

Savons-nous considérer avec justesse notre attachement à des personnes ? Agissons-nous en fonction de nos sentiments envers autrui ? Savons-nous défaire nos attachements au profit d’interactions remplies de vie ?

Nos réflexes d’attachement servaient probablement à ne pas tomber, lorsque nous étions bébés, transportés de la hauteur de nos parents, voire de nos parents dans un arbre.

Nous ne sommes pas propriétaire de l’amour, mais nous pouvons être plus ou moins sincère avec nos ressentis.

Notre ego semble avoir ce choix : aimer ce qui existe, ou apprendre à l’aimer par divers chemins détournés (ou laisser le cœur aimer).

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S’endurcir par n’importe quel moyen serait-il la clef d’une vie réussie (le mythe de la violence qui rendrait fort.e) ?
Pas vraiment. La violence va réduire la santé et la sensibilité. Certes on a besoin de renforcer le corps, et de mûrir dans sa tête. Lutter physiquement, et faire des efforts de volonté, nous renforcent. Oui. Mais à condition que ce ne soit pas au détriment de la vie, que l’on développe notre bienveillance en même temps que nos aptitudes, avec le repos, une alimentation et un souffle adaptés, avec beaucoup d’amour (d’une manière ou d’une autre).

L’amour, dans ce livre, ne se réfère pas aux jeux de dominations économique, affective, sexuelle, professionnelle… tentant parfois de masquer un vide existentiel. L’amour se réfère à ce qui fait de nous des êtres vraiment vivants. « Vraiment vivants » ne se réfère pas à l’expression « bon vivant », mais veut dire relié au plus authentique en nous-mêmes, au niveau d’amour inconditionnel possible au moment présent, à l’acceptation de ce qui est, au lâcher prise d’avec les approbations et reproches permanents proposés par le mental ; c’est notamment éprouver une confiance et une joie résultantes de nos positionnements justes.

Biblio :

Documentaires :

Shamadi

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