Sortir du triangle dramatique

Reconnaître notre force humaine et nos limites. Nous autoriser les sentiments d’empathie. Préférer défier autrui dans des jeux librement consentis.

Prendre conscience de notre désir de destruction, et de celui de construction.

Reconnaître notre besoin d’être aidé et d’aider, en agissant avec pertinence dans du volontariat sensé, ou un métier d’aide (avec une déontologie judicieusement inspirée), plutôt qu’en réagissant devant des situations hâtivement évaluées.

Reconnaître que nous sommes impliqués dans l’interprétation d’un événement. Repérer nos motivations égoïstes déguisées en altruisme pour découvrir et accepter nos propres besoins (de réparation, guérison, transcendance de traumas…).

Apprendre à porter sur nous-mêmes un regard bienveillant (même sans jouer un rôle). Commencer par cheminer vers l’amour authentique de nous-mêmes.

Nous autoriser la relative vulnérabilité inhérente à la condition d’être vivant. Donc se passer d’un prétexte, pour justifier nos blessures ; prendre confiance en la vie, en tant que pourvoyeuse d’expériences utiles.

Prendre conscience et accepter notre désir de force, et celui de faiblesse. Trouver une motivation à vivre sans emprisonnement dans l’historique de nos préjudices et de nos blessures. Trouver comment être heureux.euse avec notre propre lot ; nous aimer tel.le que nous sommes.

Ne plus agir, se penser, se croire membre d’un troupeau, ni proie, mais autonome et interdépendant.

La résolution des conflits passe par l’écoute de nos besoins profonds. Ceux-ci sont parfois voilés par les besoins superficiels, le déni, ou les masques des personnages que nous jouons.
Nos capacités de résilience sont parfois masquées de la même manière ; mais elles sont souvent bien présentes.

  • Qu’y aurait-il d’essentiel et légitime que nous aurions écarté de votre vie, si nous sommes dans des rôles conflictuels ?

La capacité de regarder dans les yeux est une voie vers la profondeur de la communication, tant que cela est désiré −il ne s’agit pas de mettre soi-même, ou autrui, mal à l’aise.

« Être soi », et accepter que les autres soient authentiques aussi, sont des actes de liberté collective (en plus d’être une liberté personnelle de cheminer vers la connaissance de soi).

NB. Traiter l’autre, et soi-même, avec tout le respect possible, ne veut pas dire renoncer à poser des limites. On peut beaucoup apprendre depuis le point de vue de l’autre, mais cela ne veut pas dire approuver, encore moins incarner, les valeurs que nous réprouvons.

Collectivement, organisons des événements, pour que les gens se rencontrent, s’écoutent, se caressent, s’entraident, … selon leurs besoins réciproques. Organisons une communication humaine sans l’intermédiaire de machines.

Partager des moments de vie concrets, dans le respect mutuel, entre gens de cultures différentes, est une opportunité d’améliorer nos capacités relationnelles pacifiques (à condition de délaisser nos a priori à propos des autres).

Le triangle intériorisé

Par exemple, le mental se sent le sauveur du corps émotionnel, en lui donnant un sucre s’il est triste. Mais ce n’est pas de sucre dont a besoin la tristesse (ou la colère, ou une autre émotion), c’est juste d’être posément entendue. Méditer pour éviter de réagir compulsivement en permanence est une manière de délaisser le rôle intériorisé de sauveur (ou victime, ou bourreau) et de percevoir la nature de l’acte (ou du non acte) à poser pour transcender un conflit entre deux parties de soi-même.

Biblio
Contes

Le chevalier à l’armure rouillée

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