Sortir du #triangle dramatique
M à j : 14 mai 2026

Sortir de la position victimaire
Reconnaître notre force humaine et nos limites. Nous autoriser les sentiments d’empathie.
S’autoriser à porter sur nous-mêmes un regard bienveillant (sans jouer un rôle, sans forcer). Cheminer vers l’amour authentique de nous-mêmes : si on ne s’empare pas du narcissisme comme bouclier de survie, peut-on cheminer en paix avec nous-mêmes ?
Nous autoriser la relative vulnérabilité inhérente à la condition d’être vivant.
Donc se passer d’un prétexte, pour justifier nos blessures ; prendre confiance en la vie, en tant que pourvoyeuse d’expériences utiles à notre épanouissement profond.
Observer (et laisser passer sans s’accrocher) si à des moments on se pense comme…
° membre d’un troupeau,
° proie (d’un adulte, d’un système, d’une matrice, d’une illusion, de lois infâmes et injustes, d’un Dieu punisseur)
Traiter l’autre, et soi-même, avec tout le respect possible, ne veut pas dire renoncer à poser des limites. On peut beaucoup apprendre depuis le point de vue de l’autre, mais cela ne veut pas dire approuver, encore moins incarner, les valeurs que nous réprouvons.
Réfléchir à deux fois avant d’éduquer les garçons en machos, et d’éduquer les filles en objet à machos.
En commençant à réfléchir à deux fois aux dialogues qui remplissent notre propre imaginaire érotique.
Sortir de l’agressivité conflictuelle
Pourquoi pas défier autrui dans des jeux librement consentis ?
Pourquoi avoir peur de perdre un combat loyal ?
Qu’est-ce qui définit vraiment les bases de la confiance en soi ?
Prendre le temps d’observer quels désirs de destruction, quels désirs de construction, nous animent.
Observer (et laisser passer sans s’accrocher) si à des moments on se pense comme membre d’un troupeau, ou d’une société vile.
Qu’y aurait-il d’essentiel et légitime que nous aurions écarté de votre vie (ou pas assez choyé), si nous sommes dans des rôles conflictuels ?
Sortir du rôle de sauveur
Trouver nos qualités même lorsque nous ne nous plaçons pas au dessus des autres.
Reconnaître notre besoin d’être aidé et d’aider, à un moment ou un autre.
Confronter notre attitude à la déontologie des métiers d’aide : en quoi agissons-nous pareil ou différemment ?
Reconnaître que nous sommes impliqués dans l’interprétation d’un événement. Repérer nos motivations égoïstes déguisées en altruisme pour découvrir et accepter nos propres besoins (de réparation, guérison, transcendance de traumas…).
Observer (et laisser passer sans s’accrocher) si à des moments on se pense comme missionné (par Dieu, par l’État, par un souverain, par le statut de parent ou de prof ou d’employeur ou de chef…)
Cela ne veut pas dire de s’abstenir d’agir comme un parent, comme un protecteur, chef, etc si la situation le requière légitimement… c’est surtout un appel à observer la mentalité qu’on développe, car elle risque ensuite de nous jouer des tours (trop en faire, agir à tort et à travers, ne pas agir quand il faudrait…)
Dans tous les cas
Observer notre rapport aux limites, aux frustrations.
Observer nos espoirs, nos réussites déjà accomplies.
Prendre conscience et accepter notre désir de force, et celui de faiblesse.
Pourquoi désirer autre chose que notre situation ?
Trouver une motivation à vivre sans se référer à l’historique de nos préjudices et de nos blessures.
Trouver comment être heureux.euse avec notre propre lot ; nous accepter tel.le que nous sommes.
Nous autoriser un sentiment d’amour de nous-mêmes s’il vient spontanément (éviter de le forcer, exagérer, ou renier).
Ne pas s’interdire d’évoluer.
Sans se prendre la tête, voit-on comment, sans renier où nous en sommes et nos besoins, on pourrait faire un pas vers plus d’autonomie relationnelle, c’est-à-dire :
relationner quand c’est sur une base de respect mutuel et de soi-même.
Repérer quand on communique pour fuir une panique, des maux existentiels, des impressions de vide affectif…
Songer à être en relation, à coopérer, à certains moments,
à d’autres moments d’accepter de considérer les sentiments qui nous traversent, sans s’y accrocher, sans souffrir inutilement longtemps.
Repérer quand on profite de la dépendance affective d’autrui et quand on est dépendant d’autrui. Dans ce cas, s’autoriser à déstresser, à respirer calmement et intensément…
La #résolution des conflits passe par l’écoute de nos besoins profonds. Ceux-ci sont parfois voilés par les besoins superficiels, le déni, ou les masques des personnages que nous jouons.
Nos capacités de résilience sont parfois masquées de la même manière ; mais elles sont souvent bien présentes. Ne voyons pas d’inconvénients à ce que nos qualités émergent.
La capacité de regarder dans les yeux est une voie vers la profondeur de la communication, tant que cela est désiré −il ne s’agit pas de mettre soi-même, ou autrui, mal à l’aise.
trouver le juste équilibre du moment entre tenir compte de nos limites et celles d’autrui, et s’autoriser à 100% authentique, et que l’autre le soit aussi.
Chacun.e autorisé.e à « être soi » est un acte de liberté collective (en plus d’être un chemin vers la connaissance de soi).
Collectivement, organisons des événements, pour que les gens se rencontrent, s’écoutent, se caressent, s’entraident, … selon leurs besoins et possibilités réciproques.
Organisons une communication humaine sans l’intermédiaire de machines (sans se cacher derrière des écrans) : prenons soin de la manière dont nous communiquons, et faisons le en vrai.
Partager des moments de vie concrets, dans le respect mutuel, entre gens de cultures différentes, est une opportunité d’améliorer nos capacités relationnelles pacifiques (à condition de délaisser nos a priori à propos des autres).
Le triangle intériorisé
Par exemple, le mental se sent le sauveur du corps émotionnel, en lui donnant un sucre s’il est triste. Mais ce n’est pas de sucre dont a besoin la tristesse (ou la colère, ou une autre émotion), c’est juste d’être posément entendue. Méditer pour éviter de réagir compulsivement en permanence est une manière de délaisser le rôle intériorisé de sauveur (ou victime, ou bourreau) et de percevoir la nature de l’acte (ou du non acte) à poser pour transcender un conflit entre deux parties de soi-même.
Biblio
Le chevalier à l’armure rouillée
(ce n’est pas un livre sur le sujet mais un conte qui peut faire réfléchir…)