Attention, cette page peut déconstruire certaines des certitudes sur lesquelles vous vous appuyez pour vous sentir bien, sans pour autant arriver à un nouveau paradigme, car il s’agit de recherches inabouties.
Page publiée dans le but de co-rédiger en intelligence collective.
Diffusion interdite. Thèmes sociétaux.
En chantier. Diffusion interdite. ne pas lire si vous êtes perturbable. sortie
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texte court un peu « rentre-dedans » v01
(mais je travaille à évoquer tout ceci de manière ultra soft dans une vidéo en construction)
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A tous les politiciens qui veulent qu’on fasse des enfants pour relancer une économie basée sur le contrôle de la vie et de la mort : sans ma voix aux prochaines élections, et sans mon sperme !
Votre économie, c’est créer de la population à niveau industriel pour
° consommer industriel (ça rapporte aux ultra riches détenteurs des grandes chaînes de production, distribution, de sa,té, d’ehpads…)
° déclencher des guerres (ça rapporte à la finance des armes)
° reconstruire (ça rapporte au secteur du béton, quand il faut reconstruire vite).
En fait c est simple : si on accepte les logiques de masse à la masse, au détriment de l’art de vivre en harmonie et en conscience, on nourrit à peu près toutes les violences civilisationnelles.
…
Ensuite, à tous les parents qui ont peur de vieillir seuls face à eux mêmes, qui donc enfantent dans un monde pollué et en continuant de polluer eux mêmes (voiture, avion, aliments pesticidés emballés transportés, maisons surchauffées en matériaux malsains, etc) : que diriez-vous d’apprendre à bien vivre pour bien vieillir, au lieu de passer 20 ans à élever de nouveaux arrivants dans des habitudes de destructions humaines et environnementales, de culpabilités dogmatiques, de nihilisme.
Que diriez-vous d’enfanter si votre vie redevient réellement un havre de paix, et que vous le fassiez non pas pour votre ego, mais en harmonie avec les écosystèmes, quand vous aurez appris à les connaître ?
Je dis ça je dis rien, ce n’est pas une pub pour mes services, ni une invitation à suivre un « sauveur », car qui dit sauveur (ou héros) dit futur bourreau et futures victimes.
Le système est dans nos têtes
M à j : août 2024 – 1
Le « système » est dans nos têtes
Le » #système » est dans nos têtes, sous forme affective et conceptuelle, avant même d’être traduit en lois, incarné en métiers, imprimé en billets, théâtralisé dans des institutions.
Tant que l’on confond #mythe et réalité, il est difficile d’agir de manière sensée.
Dans notre culture hyper mentale, l’expression « Tout au long du film de notre vie »
pourrait remplacer l’expression
« tout au long du fil de notre vie ».
C’est notre conviction −notamment collective− qui renforce, ou dissipe, une illusion, une adoration, ou une haine.
On ne vénère ou haït pas une #illusion, sauf à vouloir s’enfermer soi-même à double tour dedans.
On ne combat pas une illusion. On s’en détache (par exemple, en progressant dans l’observation attentive des évènements, en se prémunissant de toute conclusion hâtive).
On se #libère d’une illusion en cherchant radicalement la Vérité −notamment les morceaux de vérité relative qui sont à notre portée, notamment ce qui est vrai en nous-mêmes.
Mais cette vérité inclut nos limites, donc si l’on manque d’amour pour soi et pour la vie (au nom d’une quête morale), on s’expose à la remontée brutale de nos peurs enfouies.
La désillusion n’est pas un but en soi, elle est la conséquence d’un éclaircissement de notre conscience. Or on n’éclaircit pas notre conscience en se focalisant trop souvent sur ce qui semble dysfonctionner.
Rechercher la Vérité est une intention, une volonté, un processus probablement infini. C’est l’inverse de figer son existence autour d’une seule révélation.
De même que #l’État ne me semble pas être une cause première (de notre malheur ou de notre bonheur collectif), notre ego ne semble pas être le maître de notre destinée, ni l’obstacle à une vie harmonieuse.
Si nous nous obnubilons avec un ennemi (qu’un média ou le smartphone nous livre sur un plateau), nous dispersons stérilement notre énergie.
Haïr est possiblement une étape utile pour sortir du déni routinier, mais plus courte est cette étape, plus vite nous pouvons nous activer à une démarche régénératrice.
(Si tenté que ce soit notre souhait. D’autres préfèrent fuir dans le déni des problématiques sociétales, et dans l’indifférence feinte).
Plus nous nous éveillons notre conscience, moins nous avons peur.
Plus nous reconnectons notre cœur, et moins nous avons besoin de déplacer notre pouvoir personnel dans des instances toutes aussi irresponsables que nous l’étions lorsque nous avions peur.
Biblio
Films :
La belle verte de Coline Serreau
documentaires
En quête de sens
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video « Comment s’échapper de sa prison mentale » Auteur « Le Dolmen »
(je n’ai pas lu le livre plébiscité, ni encore testé le jeu proposé avant le lever du jour)
L’éducation sexuelle à l’école ?
« L’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle » à l’école, pour commencer, est un terme inadapté :
il n’y a pas d’éducation à proprement sexuelle à l’école, il s’agit plutôt d’ouvrir une parole, à mots feutrés, pour prévenir diverses violences dont peuvent être victimes les enfants, et de prévenir les attitudes agressives :
développer les qualités relationnelles respectueuses.
Il n’y a pas prosélytisme transgenre à l’école, à moins que vous considériez qu’expliquer aux garçons qu’ils ne sont pas obligés d’aimer le bleu et le foot, et les filles pas obligées d’aimer le rose et jouer à la dînette, soit une théorie du genre.
NB je n’ai pas de connaissance précise de tout ce qui se fait dans chaque école, mais je voulais témoigner de ce que certains instituteurs font, et que je trouve utile pour éviter de vivre dans une société caricaturale.
Pourquoi des gens passent des heures sur des réseaux sociaux à critiquer ce qui se fait, sans jamais aller interroger le terrain ?
Une information utile, qui se doit d’être adaptée à l’âge
J’ai une meilleure connaissance de ce qui se fait au collège, en EVARS : expliquer en long et en large l’importance du consentement, de la qualité relationnelle, du besoin de respect entre filles et garçons.
A partir de la 4ème, parfois plus tôt, parfois plus tard, se rajoute une prévention des violences faites à l’encontre des personnes lgbt, en expliquant qu’ils existent et que le vivre ensemble est possible et bénéfique à tous (donc refus du harcèlement).
C’est une excellente chose car certains jeunes, en famille, bénéficient de discours ultra violents, ultra discriminants, et suicidogènes.
Ces séances sont l’une des réponses institutionnelles apportées pour réduire les problèmes suivants :
° l’ignorance à propos de son propre corps et des sentiments naissants à l’adolescence.
° du harcèlement ou du refus d’interaction envers les personnes hors normes -ce qui nourrit les risques suicidaires.
° des besoins informatifs des jeunes pour éviter de n’avoir pour horizon limité que d’un côté l’addiction au porno théâtralisé, ou de l’autre se croire obligés de surjouer une abstinence dogmatique.
° des représentations systématiquement violentes et dégradantes de la sexualité sur de nombreux sites pornos auxquels accèdent les jeunes.
Il y a potentiellement pléthore d’approches éducatives possibles.
Comme c’est le cas pour tous les sujets. Par exemple, le sport pourrait être conçu autrement que pour stimuler la compétition.
Une autre option éducative pourrait consister non pas à apporter de l’information sur les sexualités, mais à favoriser un libre épanouissement : enseigner la méditation, les outils pour vivre fluidement les émotions, pour communiquer sereinement, et tout ce qui augmente l’estime de soi, pour se découvrir soi-même en toute confiance, sans préjugés.
Mais cela n’est pas encore au programme, donc l’EVARS semble mieux que rien.
Quant aux anti EVARS, ils ont parfois un discours 5D, lumière, épanouissement, respect de l’âme et du corps, qui pourrait laisser croire qu’ils sont spirituellement très éveillés, mais la réalité n’est pas forcément celle là.
L’EVARS est comme un bagage de survie pour les jeunes, notamment ceux maltraités ou maintenus dans l’ignorance dans leurs familles ou foyers.
Les mouvements anti EVARS sont généralement incohérents, voici pourquoi
ils prétendent vouloir sauver des enfants de la perversion. Mais la réalité c’est que la famille est le premier lieu des violences sexuelles infantiles (pas toutes les familles, bien sur). Donc la logique voudrait qu’ils aient un regard critique sur les familles, mais c’est l’inverse qu’ils font : généralement ils sont liés à des courants politiques d’extrême droite qui veulent revenir 70 ans en arrière, quand les violences faites aux femmes ne dérangeaient pas grand monde, quand les homos devaient mener une fausse vie hétéro pour survivre en société et rester accepté par leur famille, et quand l’inceste était hypocritement tolérée.
Ils déclarent souvent se battre contre une élite pédo sataniste. J’ignore si elle existe ou pas, je ne veux pas affirmer des choses que je ne puis ni infirmer ni confirmer.
Cependant, j’observe que l’action anti EVARS a consisté, à l’appui de maints faits divers, à non pas attaquer ces élites, mais à calomnier des institutrices. Il est assez sinistre d’attaquer des personnels dévoués aux enfants, les obliger parfois à déménager pour survivre, parfois les conduire au suicide.
Ils diabolisent le wokisme mais leurs adeptes que j’ai interrogé ne savent même pas ce que c’est. Ils répètent un discours issu de leaders racistes, sans même mesurer l’implication du discours.
A partir de documentaires mélangeant vérités et mensonges, ils tissent un vaste champ de sous-entendus, sans même savoir ce que fait réellement l’école près de chez eux.
Les idéologies qui veulent abattre les théories sur le genre ignorent généralement que la base hétérosexiste sur laquelle elles s’appuient est elle aussi une théorie sur le genre : l’hétérosexisme n’est pas naturel mais culturel.
Le théories réacs sont une des sources des problème qu’ils croient combattre,
cf. la partie « la modélisation hétérosexiste ») pour une explication.
Promotion de la société pénale (aucune ouverture au dialogue de la Justice restaurative.

Stratégie de ralliement : choquer (parler de viol des enfants, images choc) pour éteindre la raison et brouiller le cœur.
En conclusion, ils ne défendent pas la vie, mais un modèle familial viriliste hyper violent, qui conduit à de nombreux suicides, fausses vies, agressions sexistes et homophobes, racistes. Je ne peux que suggérer aux plus courageux d’entre eux de se pencher sur les notions de « projection » en psychologie (notion traitée dans les chapitres « vision en miroir » de ce site.
Mais cependant, pour les plus fragiles psychiquement d’entre eux, je recommande seulement d’accepter leur fragilité, et en conséquence de développer la gentillesse plutôt que d’adorer la haine de leaders brutaux.
Y a-t-il d’autres stratégies que l’affrontement. Notamment : quelles seraient les points qui rassemblent ?
Pistes à explorer qui pourraient réunir les anti EVARS et les adultes désireux que les jeunes puissent accéder à une éducation transparente :
° Vouloir une société qui œuvre en direction de la santé psychique et physique des enfants (en tous les cas qui n’œuvre pas au contraire de cela).
° Ne pas laisser une idéologie s’imposer comme une vérité : pas de mainmise sur les enfants.
° Respecter le consentement.
° Se garder la possibilité de remettre en question les politiques imposées par une poignées de décideurs.
Voici quelques contradictions et autres aspects controversables que j’ai observées dans plusieurs réseaux de soutien à la jeunesse (au delà du thème EVARS) :
Quels sont les points divergents sur lesquels un travail collaboratif pourrait arranger la situation ?
Certains disent que les théories sur le genre ne sont pas au point, inacceptables en l’état.
Alors améliorons les recherches à propos du genre, oui !
Mais ne jetons pas les avancées de ces dernières décennies à ce sujet. La société a beaucoup appris grâce à la sortie du tabou de la transidentité. La vie de milliers de personnes a été améliorée en sortant d’un théâtre sociétal caricaturalement sexiste.
rajout 2025 (en cours de rédaction)
Les cycles et la mémoire courte
Constatant que le matérialisme ne mène à rien, des gens veulent revenir au temps de l’Eglise. Abstraction de tous les inconvénients du passé, enjolivement de l’Histoire. Abstraction que les religions ne relient pas forcément à Dieu sinon à elles seules (quête de pouvoir qui est aussi une forme de matérialisme)
Et si, au lieu de passer d’un bourreau à un autre, d’un faux sauveur à un autre, on acceptait l’absence de solution matérialiste parfaite ?
Vouloir un sauveur, c’est du matérialisme,n dans le sens que c’est un renoncement à voir le divin partout. C’est le besoin d’une chose ou d’un personnage identifié pour donner du sens à nos vies. c’est renoncer à l’infinité du divin pour l’étroitesse d’une chose ou d’un personnage. A moins que sans ce personnage, la vie soit déjà vide.Tous ces rôles ne nous satisfont pas ?
Les rôles sociétaux
m à j. juin 2024
J’ai joué des #rôles ces quarante dernières années.
(Trop peu de souvenirs d’avant mes 8 ans pour en parler).
J’ai grandi en compétences au travers de mon rôle d’élève, de demandeur d’emploi, d’employé, de volontaire associatif, de fils, de frère, de petit ami, d’éducateur de prévention, de voisin…
Tant et si bien que j’arrive bientôt à la cinquantaine avec l’effrayant constat que je n’ai presque jamais vécu.
J’ai été tantôt égocentrique, tantôt égodécentré, mais dans les deux cas : sans que cela parte de ma propre impulsion vitale.
Je n’ai pas été moi notamment à cause de traumas non guéris -me plaçant (en réaction) en posture de fuite existentielle-, et à cause de mon obéissance aux injonctions éducatives. « fils du dois être comme ceci » ; « les élèves de la classe XXX vous devez vous comporter comme cela »… Cette obéissance provenant elle-même d’un affectif dépendant, lui-même entretenu par une éducation infantilisante et pauvre en clefs émancipatrices.
A l’issue de ce témoignage personnel, je souhaite passer en revue ce que sont ces injonctions enrôlantes et envisager ce que l’on peut en faire de plus adapté que de s’y soumettre à plein temps.
Nos vies enrôlées / la modélisation
Un rôle est un cas particulier de récit.
Derrière notre civilisation du paraitre se cache un désir de codification, un mythe de cohésion sociale par la superficialité, une complaisance dans le jeu de paraitre et rôles divers.
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Le conformisme
Tant que l’on se conçoit limité au matérialiste monde de la forme, la peur d’une non conformité sociétale nous incite à une comparaison permanente de nos gestes et de ce que nous imaginons être la seule façon, socialement acceptée, de jouer le rôle de notre existence.
Ensuite, le réflexe de comparaison dévie facilement en une tendance à tout contrôler.
Beaucoup d’individus inquiets contribuent ainsi à créer une société abusive, normative, qui surveille chaque faits et gestes.
Se conformer est une technique d’évitement des conflits… Mais on peut aussi apprendre à traverser et à résoudre pacifiquement les conflits (ils sont inhérents à la vie en société).
Le conformisme nourrit la société marchande : à force de tout comparer, de se croire moins bien loti que le voisin, on participe au gigantesque marché du superflu.
Pour sortir du capitalisme marchand, il nous faut dépasser les angoisses existentielles sur lesquelles il s’appuie.
Ces angoisses sont notamment issues de la croyance que nous ne serions que notre forme (et qu’elle ne vaudrait rien sans apparats dorés).
Faire société est un enjeu de l’humanité ; l’enjeu n’est pas de s’enrôler ou pas, mais de ne pas se perdre en revêtant un costume taillé pour X, ni de commettre des horreurs sous le prétexte : « je ne fais que mon travail » ou « il y a longtemps que les gens font comme cela ».
Même si c’est notre métier qui nous amène à conduire sans arrêt, à utiliser des tonnes d’emballages, à fabriquer des plantes non fertiles, à refuser un accès aux droits sociaux, à exproprier d’un unique domicile, à punir au lieu d’éduquer, à injecter des produits controversés, à frapper (voire tuer), à épier…,
rappelons-nous que c’est nous qui agissons (même sous le prétexte d’un métier). On peut le dénier, mais le déni n’est pas éternel.
- Pourquoi le projet, ou le but à atteindre (donc une vue de l’esprit), est-il parfois ressenti comme plus important que le besoin présent −cheminer à notre rythme, savourer notre respiration, ressentir et apprendre ?
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Si nous n’avançons plus en écoutant notre enthousiasme et notre cœur, alors l’injonction « il faut » occupe notre esprit. Et rester continuellement soumis.e à des injonctions est probablement une ruse inconsciente pour s’empêcher de se demander sérieusement :
- « Qu’est‑ce que je veux (et ressens) vraiment dans ma vie ? »
- Programmer la vie, ou la voir au travers d’écrans (réseaux sociaux, films, démarches en ligne…), ou être à l’école pour apprendre ce que sera notre vie de demain, est-ce cela vivre à 100 % ?
- Qu’y a‑t-il sous nos rôles et masques ; soi-même, l’étincelle de vie, le souffle, la vérité, l’amour, la fluidité, le vide, notre relation à tout cela… ?
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La libération
Qui a dit qu’il faudrait refuser tout rôle et tout engagement ?
La quête du vrai soi par chacun.e pourrait prendre des formes et des durées dont je n’ai même pas l’imagination.
J’ai simplement voulu attirer l’attention sur certaines croyances limitantes répandues.
Probablement avons-nous besoin de démarches d’ancrage, lesquelles nous ramènent à nous-mêmes.
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La fin d’un rôle, comme toute désillusion, est un risque de se croire dépossédé de tout (dans notre culture matérialiste basée sur l’avoir et sur le manque), mais est aussi une opportunité de se réveiller à une approche plus subtile de notre existence.
Si on s’identifiait à une histoire de vie décevante, rappelons-nous que nous ne sommes pas cette histoire (mais elle avait capté notre notre attention).
De même, si on s’identifiait à une histoire de vie palpitante, nous ne sommes pas cette histoire.
La prise de la retraite, voire simplement la fin d’une série télévisée, n’est pas la fin de notre chemin d’âme.
Des fois, on part loin (en vacances, ou pour un travail), par peur d’être en présence avec nous-mêmes. Mais on peut prendre cinq minutes pour savourer calmement notre souffle, nous promener dans un proche jardin arboré, exister…
- Comment amener une personne identifiée à son masque professionnel, à se reconvertir dans un emploi non polluant ; en créant un rôle de « bonne personne en transition écologique » ?
C’est ce que le marketing utilise pour vendre des produits et services (prétendument) éthiques.
Toute solution à base de faux semblants aura son lot de désillusions.
Toute marionnette risque de croiser un marionnettiste.
Mais c’est là peut‑être une étape provisoirement aidante.
Le monde se résume-t-il à sa forme ?
Les rôles s’inscrivent dans le catalogue des formes qui nous rassurent et régissent une partie de nos comportements.
Ce catalogue comprend tous les archétypes qui nous font penser à la continuité de notre existence, à un narratif stable à propos de nos vies.
Que ce soient les films, les enseignements familiaux, les pornos, le savoir prétendument universellement vrai officiel ou dissident, le mariage, les idées reçues à propos du mariage, des lois, des dirigeants, des métiers, de la mode vestimentaire (ou des codes vestimentaires de notre « tribu »)…
tout cela a en commun d’être une forme (par opposition à une vérité ultime). Cette forme, ou ces scenarii, nous offrent une carte mentale de la vie à laquelle on se raccroche :
on est rassuré lorsqu’on retrouve un archétype rassurant, ou a minima familier. Mais que retrouve-t-on en vrai ? une forme… une ombre de la caverne de Platon.
Le constat que nous sommes éduqués à tout miser sur la forme, explique pourquoi :
° tant de production audiovisuelle et si peu d’intérêt à préserver vraiment le biotope
° tant de difficulté à parler avec profondeur à autrui, au quotidien, car
les humains ainsi éduqués, nous sommes souvent perdus dans la forme avec légèreté (aucune envie de philosopher)
ou bien nous sommes pétris de connaissances formelles, et la philosophie, ou le cours de droit, à une saveur de masturbation mentale qui sert à tout sauf à aider ce monde.
° tant d’attrait pour l’industrie, y compris l’agriculture industrielle : production d’objets copie-conforme, fruits à la forme épurée, contrôlée…
°un tel échec des projets politiques, y compris désirant sincèrement améliorer le monde (mais basés sur l’image de ce que devrait être le monde parfait, et non pas basés sur la connaissance véritable du monde).
° autant de menaces de dictatures (qui placent chacun à une place, dans un tableau social imaginairement en ordre)
° de l’échec des rebellions (qui croient défendre la liberté, mais défendent l’image que l’on s’en fait)
° du pouvoir de l’argent (qui n’est que l’image du pouvoir).
° de la confusion entre souriant = bonne personne (alors que l’hypocrisie est une des normes de la société)
Il y a un vrai pouvoir dans les formes : rien que la couleur d une façade peut changer énormément de ressentis psychiques…
et d’un autre côté, l’excès de formalisme nuit à toute pensée profonde, et ce n’est pas parce qu’on emmène quelqu’un chez le coiffeur qu’il en ressort plus intelligent -malgré une tête plus convenable.
Qu’y a-t-il en transcendant le monde des formes ?
peut-être le découvrirai-je en méditant, en portant mon attention toujours plus subtilement. Ou pas. Le processus lui même d’observation, plutôt que de distraction sans fin, me plaît en lui-même et en cela, il me suffit : peu importe si je n’ai pas les réponses aux questions posées par mon mental rivé dans le passé. En observant différemment, les questions elles-mêmes peuvent changer, donc à quoi bon chercher à tout prix à répondre à celles correspondant à un antérieur niveau de voile d’illusions ?
La paix consiste peut-être en une harmonie fond-forme ?
Par exemple des lois et coutumes qui respecteraient la vie, les lois universelles… ?
Cependant, la disharmonie permet de se rendre compte que quelque chose est faux, ou inadapté (là où l’endormissement fait croire que tout va bien). La disharmonie, dystopie contemporaine, est peut-être non pas un fléau absolu mais une étape nécessaire : perdre la dorure des barreaux semble une étape pour se passer un jour de la cage.

Près de la pointe de Dinan, presque île de Crozon. Bretagne
Le peuple
Intention de cette page « Le peuple »
Questionner ce à quoi nous nous rattachons lorsque nous recherchons une identité collective.
Ce qui semble être protecteur (« le peuple auquel j’appartiens, mon territoire, ma culture ») est-il un vrai refuge, ou un leurre de plus d’un « système » qui ne recule devant rien pour asservir ceux qui sont endormis, mais aussi ceux qui sont moitié réveillés et continuent de croire à des mythes ?
L’intention de cet article est donc de faire dérailler un train idéologique nous conduisant éternellement vers la guerre (à prétexte culturel).
Ouverture sur d’autres auteurs en fin de page.
m à j : oct 2024 a
Le #peuple fait référence ici aux habitants d’un territoire, ou issus généalogiquement d’habitants de ce territoire, et/ou partageant une culture commune avec un grand nombre d’habitants d’un territoire.
Pourquoi certaines personnes se sentent partie d’un peuple ?
Possiblement notamment pour se sentir membre d’un groupe humain compréhensible, plus facile à aimer que l’humanité entière, et pour trouver une réponse rassurante et non spirituelle à l’intemporelle question « qui suis-je ».
- Ce concept pourrait-il se rajouter à la longue liste de mythes qui dissuadant les gens de chercher leur véritable « qui suis-je »
Pourquoi les dirigeants utilisent la notion de peuple ?
Possiblement pour justifier leur existence en tant que supposés représentants de ce peuple.
Ce concept de peuple permet notamment :
de s’organiser et de débattre au sein d’un cadre idéologique donné
de tenter de résister à une gouvernance totalitaire (notamment planétaire).
Mais ce regroupement identitaire comporte le risque de discriminer les autres peuples
et en supposant que l’on arrive à unir l’humanité, il reste le risque de traiter moins bien les autres êtres.
L’usage d’une idéologie identitaire nécessite donc une certaine maturité pour être pacifiste.
L’origine des peuples actuels est fortement entachée de sang. Par exemple, l’Histoire officielle de la construction du peuple Français relate l’écrasement d’identités locales au profit d’une cohésion obtenue par les armes.
Voilà des faits qui invitent à ne pas vénérer aveuglément le concept de peuple.
- Serait-il un concept servant à occulter la diversité naturelle d’un territoire ?
Une autre raison de s’abstenir de vénérer ce concept est la récupérations politicienne :
quoi de plus banal, pour un amateur de pouvoir, que de se faire passer pour représentant du peuple ?
Prétendre servir un peuple aide à dissimuler tout éventuel abus de pouvoir et toute incapacité d’apporter une paix véritable.
Quelques pistes en lien avec ce thème :
Collectivement, on peut agir sans s’enrôler :
je peux aider mon prochain sans le faire au motif d’une patrie, d’une appartenance à une confrérie ou à un dogme.
Individuellement, toutes les quêtes non violentes de vérité, les méditations, les démarches sincères avec soi-même, l’ouverture éclectique à divers points de vue spirituels, me semblent pouvoir être des aides.
Collectivement, le non-agir semble être la meilleure option des lors qu’il est l’évitement de réactions insensées : des réactions sous l’emprise des conditionnement multiples créés par les multimillénaires gardiens de troupeaux d’humains.
Le non-agir est un temps de méditation conduisant à la possibilité d’agir juste.
Pour protéger au mieux les enfants de tout enrôlement patriotique ou antipatriotique, nihilo-scientiste ou religio-dogmatique, … et leur permettre d’accéder à la nature et à leur nature…
je dis merci aux parents qui ne sont pas sortis d’un système pour en retomber dans un autre, et qui sont source d’amour, qui enseignent la résilience pour s’adapter à ce monde sans en être dupe.
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Un autre regard sur « le peuple versus le pouvoir » (je suis d’accord avec certains passages plus que d’autres) :
« La Boétie, le permier libertaire », par Paroledephilosophe
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Ci après retranscription d’une conférence de Charles Rojzman sur l’ #intelligence-collective :




Le peuple / partie potentiellement déstabilisante
Questionnons la réalité du concept de peuple
#grégaire
Le peuple au travers de la politique de la carotte et du bâton.
En France et divers pays, il y a des allocations familiales qui ont pour effet indirect d’inciter à la procréation.
En « Russie : la vie « sans enfants » bientôt interdite de toute promotion, une loi votée par les députés » titre SudOuest.fr le 12/11/2024 à 13h02.
En clair : fais des enfants, on t’y aide versus si tu n’en fais pas on va te le reprocher.
Cela me fait penser aux quasi thèses d’œuvres de science-fiction dans lesquelles l’humain serait une sorte de bétail pour extra-terrestres, mais ça m’évoque surtout l’attachement à la guerre, et au nombre de troupes dans les rangs. Rangs que les dirigeants envoient mourir un jour ou l’autre, là ou ailleurs.
Métaphore du #troupeau
Si nous nous approchons d’un champ clôturé ou paissent des vaches, pouvons nous parler de troupeau de vache ?
Oui.
Mais qui a inventé le mot « troupeau » : les vaches ou les humains ?
Les humains.
Cela fait-il sens de parler de troupeau de vache sans que celles-ci se soient auto-déterminées à être ce troupeau ?
Comment détermine-t-on ce troupeau, s’il n’est pas autodéterminé, avec un porte parole officiel, ou sans porte parole avec la capacité de chaque vache à se déclarer membre de ce troupeau ?
On le détermine par
~ la possession (tel fermier possède tant de vaches)
~ l’enclos qui le délimite
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NB. Dans le champ, on ne peut pas toucher ni voir « le troupeau », on peut toucher et voir une vache après l’autre et intellectuellement les nommer toutes « troupeau ».
- Que nous enseigne cette métaphore à propos de nous les humains ?
Sommes-nous tels un troupeau ?
arguments du oui :
Administrativement, les frontières sont comme l’enclos du troupeau. et la nation-bergère détermine unilatéralement que les humains naissant sur son territoire appartiennent à sa juridiction.
arguments du non :
Nous avons le pouvoir de nous autodéterminer.
Remarque. Si tel est le cas, pourquoi un bébé même pas encore né est déjà considéré comme un futur Musulman, Catholique, ou autre, respectivement par certains parents Musulmans, Catholiques, ou autres ?
Le concept de peuple est-il illusoire ?
Pour être un peu provocateur, on pourrait dire que le peuple n’existe pas.
Cela, dans le sens où c’est un concept, donc une création imaginaire, à propos d’habitants qui existent (réalisent des actions concrètes, ont un endroit où elles dorment le plus souvent et y stockent des affaires, agissent, mangent, défèquent, jouent, procréent avec ou sans conscience…).
Pour être plus précis, on pourrait dire que le « peuple » n’existe pas tel que chacun se l’imagine : que les représentations du concept sont diverses, au même titre que chaque membre d’un « peuple » est différent si on regarde de près.
L’étiquette « peuple » vient se superposer comme une identité évidente naturelle alors qu’elle n’est qu’un conditionnement culturel impalpable.
Il n’y a pas de consensus culturel mais des normes plus ou moins imposées avec succès à tous.

La notion de peuple semble utile à la cohésion entre des individus.
Il est compréhensible, lorsque l’on constate les ravages de l’individualisme exacerbé, de vouloir se rattacher à ce qui pourrait nous réunifier.
Sauf que se rattacher à quelque chose qui n’existe pas, l’aimer, ou le détester, revient à se vautrer dans une illusion.
Une des conséquences de s’identifier à quelque chose d’inexistant, est que pour entrer en relation avec cette prétendue entité, nous recherchons une interface qui paraisse exister.
Cela conduit au concept d’État et de sauveurs divers et variés, plus ou moins « populaires », et à coup sûr trompeurs. (trompeurs puisque prétendre représenter quelque chose d’inexistant est déjà une première imposture).
Dire « le peuple est manipulé » (actuellement par les grands médias enfumeurs et apeurant, les faux anti médias enrôlants, par la finance, par certains dogmes, par la publicité, par le scientisme, et autre)… n’est pas entièrement logique, car cette phrase elle-même est l’appropriation d’une manipulation (de par insistance à personnifier un concept impalpable).
- En réalité, qu’est-ce qui compose le prétendu peuple ?
- le concept de peuple est-il un uniforme psychique ?
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« Le peuple » semble être un voile d’illusions au même titre que l’ego en est un à propos de qui nous sommes.
Dire « le peuple est souverain » est bien évidemment aussi une imposture (orgueilleuse).
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- Que se passe-t-il lorsqu’on dénie l’inexistence de ce à quoi on s’attache (autrement dit, que l’on s’attache à des mythes) ?
Une des réactions classiques est de s’entêter à vouloir faire exister à tout prix le mythe, même si ça consiste à frapper, emprisonner, expatrier…, les personnes qui ne vont pas correspondre au mythe dominant.
En ce sens, une révolte « populaire » peut se croire « anti système », mais en réalité être pilotée, être menée par des révoltés continuant de manger dans la main du système, de croire à ses mythes (croyant à tort qu’un changement de chef les sauvera).

« el pueblo unido jamas sera vencido » : une rangaine porteuse ou calamiteuse ?
Joli mot « unido » (uni)
mais une phrase qui comporte jamais, et vaincu, voila qui n’est pas très porteur énergétiquement.
Et un peuple uni… derrière qui ?
Derrière lui-même ? Mais s’il n’est qu’une invention… cela a t il un sens au delà du rhétorique ?
Les mots et les savoirs
Le pouvoir & les mots.
m à j. mai 2024
Quelques #rôles de #contrôle
Une société est d’autant plus facilement gouvernable par quelques individus occupant des places de contrôle, que les membres (du groupe contrôlé) agissent selon des rôles stéréotypés, et réagissent selon des conditionnements émotionnels prévisibles.
Par exemple, pour susciter le dégoût chez un humain conditionné au virilisme, il suffit de pointer du doigt toute féminité.
Pour susciter le repli communautariste grégaire, il suffit d’entretenir le déni à propos de l’enfermement idéologique (en parlant de liberté dans notre patrie, par exemple)…
Les gens conditionnés en masse répondent à des stimuli maitrisés : publicité, (dés)information médiatique, lois, décrets, rapports « d’experts », interprétations rigides de certains textes multi millénaires…
Beaucoup de métiers consistent à exécuter des ordres en renonçant à une partie de son libre arbitre (obéissance exigée, dans le secteur militaire ou civil) :
soldat qui reçoit des ordres de protection ou d’agression, employé ou fonctionnaire qui suit l’ordre de fabriquer des armes ou des jouets, d’octroyer ou de refuser des papiers d’identité, de vendre n’importe quoi…
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La posture de contremaître est une variante de la précédente : elle reprend l’obéissance (au capital mondial, à une oligarchie, à une organisation criminelle puissante, et/ou simplement à un dirigeant honnête), avec en plus, la mission de contraindre (des subalternes, des téléspectateurs, des fans, des humains en situation précaire, des animaux d’élevage…) à obéir.
A cette mission peuvent se rajouter le plaisir sadique et/ou le sentiment la culpabilité (de jouer ce rôle intermédiaire entre domination et soumission).
Et enfin, la troisième posture :
La répétition des savoirs morts
Un maillon essentiel (du contrôle des masses par quelques humains) est la (très répandue) posture de #répétiteur :
#Transmettre une #connaissance que l’on n’a pas les moyens de vérifier par soi-même.
Cette action de transmission est devenue une action répandue que je la nomme une posture généralisée.
Elle affecte l’humain soumis, alias la très grande majorité des humains -y compris ceux se croyant rebelles, mais répétant la docte de leur mouvement dissident).
C’est aussi (rajout sept 2024 sur §)
° le thérapeute qui applique un protocole de soin appris par cœur -mais sans vraiment comprendre ce dont souffre précisément son patient,
° l’étudiant en Droit qui a suivi toute la logique juridique, qui croit à la fable et laisse entendre à autrui que les lois nous protègent toujours dans le sens du bien commun (ce qui se révèle éminemment faux, par exemple en observant les pollutions létales légales)
° le parent qui dit à son enfant que Jésus est mort sur la croix -ou au contraire n’y est pas mort-, chose qu’il ne sait pas vérifier lui-même. Et idem avec toutes les autres croyances de toutes sortes de religions
° le rebelle déçu qui explique à qui veut l’entendre que le monde est pourri et qu’on est tous fichus,
° l’enseignant qui prétend que les pyramides ont été construites pour faire tombeau à un pharaon,
° en résumé c’est tout ce qui est faux ou invérifiable que l’on affirme vrai.
La répétition de #savoirs invérifiés concerne tout le monde, et notamment des personnes plus influentes que d’autres :
un présentateur télé, un enseignant**, un internaute très suivi sur les réseaux sociaux, un religieux prosélyte…
ce contenu invérifié, ou mal vérifié (donc faux), est également ce qui est au cœur des motivations, actes (votes inclus), de ce que le racisme fait haïr, de ce que la posture de fan fait adorer, de ce qu’un parent inculque…
C’est un maillon de la propagation idéologique.
**NB. Ce que disent les enseignants et quelques médias au dessus du lot, ainsi que certaines personnes, contient souvent du vrai (le propos ne consiste pas à évaluer le % de vrai, mais à pointer l’incapacité à vérifier réellement la véracité des propos tenus).
Une fois le vrai mélangé au faux… les théories, puis les actes qui en découlent, les sociétés qui s’érigent par dessus, … sont plus ou moins absurdes et violentes -notamment en fonction de leur décalage d’avec les réalités universelles.
Notre civilisation est bâtie sur un modèle idéologique qui ressemble à un support rassurant (démocratie, école, savoirs scientifiques et pseudos savoirs scientistes, folklores…) mais qui est une bulle intellectuelle qui repousse toute vérité, pour se frayer une illusion de stabilité, jusqu’au jour où la confrontation avec le réel ne peut plus être évitée.
Par exemple, on peut croire avoir développé un modèle de croissance sain, jusqu’au jour où, comme le dit le proverbe (amérindien ?) après avoir abattu le dernier arbre, pêché le dernier poisson… on se rendra compte que l’argent ne se mange pas.
La bulle financière qui ravage le monde ne semble être qu’un cas particulier de la bulle culturelle dont nous nous affublons sans le moindre esprit suffisamment critique.
Et cette bulle culturelle semble elle-même découler de la manière dont nous méconnaissons et utilisons notre mental et nos autres fonctions vitales.
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La généralisation de la posture de répétiteur semble faire écho à la sur-utilisation de notre mental (à la place d’une utilisation harmonieuse de toutes nos facultés).
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(rajout sept 2024 sur les 3 § suivants)
Une fois constaté que quasiment tout ce que la société raconte est très majoritairement faux et/ou invérifiable, que faire ?
Rien.
Forcer les gens à comprendre qu’ils répètent des mensonges ne servirait qu’à remplacer un mensonge par un autre.
On peut juste être au clair avec soi-même. quand on sera nombreux à être lucide, la société ne sera plus la même, et tant mieux; mais en attendant, changer la société au nom de nos semis illusions ne vaut pas grand chose.
Nos connaissances vulgarisées ne sont pas la Vérité
Le bombardement d’informations auquel nous sommes exposé déshabitue à ressentir et comprendre la vie par nous-mêmes.
On peut croire toucher un morceau de vérité si on a l’illusion qu’un concept abstrait pourrait corroborer parfaitement avec la réalité qu’il tente de décrire.
Mais c’est faux : Par exemple, les phrases « Dieu créa le verbe » ou « l’Amérique est le pays de la liberté », ou « La France est la patrie des Droits de l’homme », semblent faire sens, semblent effleurer la vérité, mais :
la première phrase a une portée symbolique, donc fait lointainement sens pour les érudits qui maitrisent humblement une grande quantité de symboles et ont une vie à la fois ancrée et spirituelle, capables de se protéger des délires dogmatiques et autres conclusions hâtives.
Les deux dernières phrases ne veulent à peu près rien dire de réel -sauf à avoir assimilé et pris pour argent comptant, toute la culture qui précède ces assertions.
Un concept est souvent exprimé en mots.
Les mots
Les #mots sont constitués de sons.
Les sons ont une force intrinsèque :
des méthodes de soin consistent à émettre des voyelles en continu,
le mot sacré « aum » est tout à la fois théologiquement signifiant et constitué d’un son continu qui a une influence indépendante de la croyance religieuse,
Un marteau piqueur émet un son susceptible de nous causer des dommages,
les musiques contemporaines, créées en multipiste, ainsi que les orchestres classiques, émettent un ensemble de sons complexes et ont un effet différent d’une simple chanson acapella…
Le mot cumule le pouvoir du son, le poids de son histoire (sens inconscient pour la plupart des utilisateurs du mot), et son pouvoir signifiant conscient.
Le pouvoir des mots est tel qu’il a contribué à lever des armées pour attaquer des ennemis imaginaires, à créer des institutions imaginairement amies, à créer des raccourcis de pensée à propos de la vie et de Dieu, etc.
Le présent blog utilise les mots, le langage, mais la finalité des mots, ici, est de traduire un ressenti à propos de la vie, de la véracité ou de l’illusion de nos cages et de nos libertés, d’inviter à percevoir par soi-même, et non pas d’ériger une cartographie d’une fausse réalité. La table des matières est organisée thématiquement : elle découle de ma vision (temporaire) de la réalité, mais ce n’est qu’une étape dans un processus d’intégration à la vie, et non une vérité à apprendre par cœur -comme on l’a fait en vue de réussir un examen scolaire rigidifié.
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Les raisonnements en mots ne sont pas la vérité. Ils sont la vérité qui nous apparait dans un contexte culturel donné.
exemple (restant à peaufiner)
Prenons n’importe quel film policier. une arrestation est la conclusion d’un raisonnement de type « X voulait se venger de X -ou convoitait la richesse de X- et a commis ce crime ; la police arrête le coupable et justice sera rendue ».
Dans le contexte culturel (Droit, habitude de se connaître soi-même superficiellement et dogmatiquement…), ces raisonnements semblent vérité, car ils ont respecté la logique et la déduction.
Ils sont surtout efficaces à poursuivre le but recherché (maintenir la forme de la société).
Si l’on retire la croyance à propos de la salubrité de notre société, on va probablement quand même rester dans un moule culturel et ses a priori (s’en extraire relève de l’exploit). Mais, même si je ne réussis pas à m’extraire de toute croyance illusoire, voici une variante d’interprétation au discours du film policier :
X et Y sont tous deux aliénés par la société, méprisant la vie (par leur mode de vie industrialisé, dogmatique et faussement scientifique). Ils sont éduqués en manque de repères valables, complètement esclaves du monde des formes, et de la frénésie consumériste qui est sa norme.
Y a bénéficié d’une adaptabilité conformiste supérieure et a pu recevoir des signes tangibles de réussite (dans le monde des formes), tandis que X a reçu des signes l’encourageant à se situer en réaction.
La société prétend résoudre le problème en mettant X en prison, donc en le sortant du plateau de jeu social principal. Ce faisant elle protège la forme du plateau -celle qui a conduit à autant de convoitise et d’égarements.
X et Y ont joué à un jeu que la société ne veut pas éliminer car elle en a besoin pour justifier ses gardiens de la normes -norme indispensable pour sauvegarder les apparences de saine civilisation. Apparences nécessaires au maintien des activités de pillage de la nature. Pillage nécessaire au maintien du train de vie de privilégiés du monde matérialiste.
Cette vision n’est pas non plus LA vérité, mais elle offre un point de vue qui montre que le raisonnement pénaliste n’était logique que dans le cadre de ses prémisses culturelles.
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Le signifiant des mots n’est pas la vérité que les mots sont supposés décrire. Il en est une interprétation simplifiée.
Par exemple le mot « arbre » décrit un ensemble d’organismes à base de racines, tronc, branches… sans pour autant saisir toute la diversité des arbres, ni la compréhension de leur biologie et qui sait, de leur spiritualité ?
Le phénomène approximatif semble évidente quand on constate qu’un mot a plusieurs sens, pas nécessairement le même une fois traduit dans une autre langue.
Les mots peuvent servir à retranscrire une pale copie d’un ressenti plus profond, ou bien, comme dans la métaphore du sage qui montre la lune -et de l’idiot qui regarde le doigt-, les mots peuvent devenir le support d’une pensée déracinée, abstraite, auto-alimentée par la propre illusion de son existence.
Les mots aident à se forger un repère, une grille analytique (mentale) du monde : c’est la cocréation d’une image du monde, l’entrée dans le monde des formes.
« co »création, car on se forge aussi cette image à partir de nos perceptions biologiques, (et de souvenirs autres, peuvent dire ceux qui croient à la réincarnation ou au karma…)
Les techniques audiovisuelles offrent de nos jours une compréhension du monde encore plus directive que les phrases des livres.
Par conséquent, je ne soutiens pas l’analphabétisation en cours ! Les mots restent un vecteur moins totalitariste que la vidéo poussée au paroxysme dans notre quotidien. Je critique l’adoration aveugle pour le langage, mais je ne remets pas en question son utilité.
La compréhension intellectuelle n’est qu’une manière parmi d’autres de comprendre, ressentir, diriger notre attention (vers un concept, plutôt que vers notre corps, nos émotions, notre intuition, (la vacuité ?)…)
Certains mots semblent avoir un pouvoir qui va au delà d’une simple abstraction mentale, dès lors qu’ils libèrent une émotion, un souvenir, (un inconscient collectif ou égrégore ?) de par le vécu, l’énergie, qu’ils déclenchent.
Ils sont comme un rayon laser qui concentre des photons en un seul faisceau, réduisant les endroits éclairés, mais concentrant la force de l’éclairage.
Un autre exemple, la comparaison avec les notes de musiques : au lieu d’utiliser absolument toutes les vibrations sonores possibles, la gamme (d’environ 12 octaves des 12 notes les plus souvent utilisées) réduit le nombre de vibrations émises, mais chacune a un impact démultiplié, capable de créer une image mentale commune (une mélodie précise) dans les têtes.
Ainsi font les mots, qui excluent tant de morceaux de réalité non conceptualisés, mais qui créent les briques d’un mur idéologique sur lequel on s’appuie.
Les mots servent parfois à se taire :
parfois, nommer un sentiment diffus fait cesser l’attention sur ce sentiment. Cela permet de prendre du recul, de la froideur, vis à vis d’une pensée qui pourrait animer une colère. Par exemple, se dire « injustice » lorsqu’on a repéré que c’est cela qui nous fait monter la moutarde au nez.
Notre mental nomme et réduit la finesse (parfois ingérable) de nos sensations nuancées.
Un mot n’explique pas un phénomène : qu’il s’agisse de la loi d’attraction, du pouvoir créateur de la pensée, du Karma, de l’intuition, de la gravité, du magnétisme… les explications ne sont souvent qu’une ruse du mental pour se rassurer (plutôt que d’accepter son ignorance). Même les scientifiques ignorent la raison de la vie. Ce qu’iels savent (notamment) sont les étapes du déroulement des phénomènes physiques et biologiques observables, d’une manière toujours plus précise (grâce à la finesse des appareils d’observation).
Même lorsqu’un concept corrobore en grande partie le vrai, pourquoi, au quotidien, répétons-nous souvent un mélange de vrai et de faux (sans forcément avoir conscience de la distinction entre ce que l’on énonce de certain, de probable, de plausible, et de faux) ?
Probablement parce que les informations déconnectées de notre expérience directe, intellectualisées, ont toutes la même fadeur abstraite ;
parce qu’une découverte scientifique peut annuler de précédentes conclusions qui paraissaient vraies ;
parce qu’on a honte de reconnaître qu’auparavant on croyait à des sornettes ;
parce que certaines personnes excellent à manipuler en mélangeant sciemment le vrai et le faux
(le vrai sert à rendre crédible, le faux sert à manipuler)…
Nos connaissances vulgarisées ne sont pas la Vérité. Elles sont souvent une description, partielle, simplifiée, temporaire, de faits réels ou supposés.
Elles sont un étiquetage des ressentis et des savoirs, qui conduisent beaucoup de gens à s’illusionner de la croyance qu’ils ont compris ce qu’ils ont nommé.
Le fait d’utiliser des mots savants ne prouve pas que l’on ait réellement compris la vie et l’Univers.
Exemple de mots en vogue : quantique, ange, électron, lumière, conscience, intérêt général, intelligence artificielle, finance…
La compréhension de ces mots, et les conclusions auxquelles on parvient, sont toutes susceptibles d’évoluer.
Je me souviens d’une discussion avec mon père. Il me reprochait d’utiliser des mots et des concepts approximatifs, et par conséquent de dire n’importe quoi.
Je comprends son point de vue.
Le mien était le suivant : même sans précision, je suivais mon instinct pour énoncer ma vision prenant en compte des ressentis.