M à j : 11 avril 2026
De la désescalade à la décroissance
La #décroissance matérielle est possible si elle est désirée. Elle est désirée si compensée par un plus grand bien-être (intérieur + société solidaire, non jugeante…).
(Le sens de la jouissance ; comment relâcher la pression)
Le sens de la jouissance :
° est-elle sexuelle, affective, spirituelle, subtile… réelle ou illusoire ?
° est-elle notre splendeur naturelle, notre justesse relationnelle, l’harmonie de notre corps et de notre esprit, le mouvement, le ressenti, la maîtrise des opposés, l’alternance qui évite l’ennui, une illusion de plus ? Est-elle la capacité à tout aimer sans rien planifier ?
° est-elle notre souffle débarrassé de tous traumas ; la cohérence de notre âme, esprit et actes ?
° Y a‑t-il différents niveaux ou qualités de jouissance, voire des faux besoins de jouissance ?
Relâcher la pression :
On peut #relâcher les pressions en nous, au fur et à mesure qu’on en prend conscience et qu’on retrouve confiance en soi.
Collectivement, en rejoignant des espaces adaptés à nos besoins divergents, en prenant des décisions lorsque nos cœurs sont apaisés.
Je me sens plus équilibré lorsque mes repères moraux sont indicatifs (et non coercitifs), et lorsque j’ai le temps d’observer mes sentiments et mes émotions (sans m’y accrocher).
Arborer un sourire est un moyen de remonter notre satisfaction de vivre, tant que cela reste juste pour nous (que cela ne bloque pas autre chose qui aurait besoin de remonter à notre conscience).
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Relâcher est souvent plus facile en se disant à soi-même
« je m’autorise à relâcher* »
que
« je veux #lâcher* »
* (une pression psychique, une tension musculaire…, peu importe de quoi il s’agit)
- Sait-on cultiver des amitiés pouvant déboucher sur ce qui nous fait plaisir (sans que cela soit en recourant à un cycle achat/vente et une relation client/fournisseur) ?
- Par exemple si on aime les massages (en dehors du cadre amoureux), se donne-t-on les moyens d’en échanger ?
- Qu’en est-il de tous les moments gratuits de rire (a-t-on besoin d’acheter une plateforme de streaming riche en comédies pour pouvoir rire ?)
- Qu’en est-il de l’expression de nos peines et de nos joies (a-t-on besoin de payer une écoute pour pouvoir nous exprimer ?)
- Qu’en est-il des moments de silence en présence bienveillante ?
- Sait-on trouver satisfaction devant la gratuité et la beauté de la vie ? (cf. la gratitude)
- … etc.
- (Aimes-tu aller dans un coin de nature préservée, admirer, constater l’intemporalité cycliquement changeante (au contraire des gadgets démodables qui laissent chaque fois plus dépendant et frustré) ?)
Un autre monde existe déjà
Devant un film, on se défoule au travers des personnages qui crient, agissent, se touchent, explorent des contrées nouvelles… Notre vie se résume-t-elle à rester assis.e.s, sans rien faire ?
Que ce soit à l’occasion d’un camp nature*, d’une occupation militante, pacifique, et sensée d’un espace public, lors d’un festival écologique**, dans certains villages et quartiers, et pour peu que les personnes en présence aient une expérience de vie bienveillante :
on peut expérimenter de multiples ressentis d’une existence intense, spontanée, naturelle…
on peut ressentir que la vie est possible, et agréable, loin du consumérisme et des rapports (économiques) de pouvoir.
Il y est plus facile de ressentir que le respect d’autrui est notre meilleure option de co-existence.
* il y a notamment certaines formes de scoutisme qui initient la jeunesse à une vie dans la nature. On peut trouver des mouvements scouts de diverses religions, athées, et de divers bords politiques sous‑jacents (donc inutile de (faire) subir un scoutisme réactionnaire).
** par exemple un « Rainbow Family », un festival « Terre de convergence ». Ce sont des lieux où travailler bénévolement pour construire les toilettes sèches, l’espace restauration, l’espace sommeil…, où expérimenter un point de vue opposé à celui du confort citadin, de la fiction d’aventure vécue via le cinéma, et de la vie sociale par écrans interposés. Ce sont des célébrations de la fraternité humaine, de la reliance avec la nature.
A-t-on envie de construire, d’ouvrir, des lieux ressource, gratuits ou à prix libre et conscient, où se reconnecter avec la nature, avec soi, avec autrui dans la bienveillance ; et où réapprendre à cultiver sainement quelques plantes, la joie, la parole guérisseuse… ?